lundi 11 janvier 2016

POEME "CETTE EXTASE"



    CETTE EXTASE
    Oh... Ne pourrai-je donc plus jamais connaître
    L'extase de ce premier et ardent baiser,
    Que l'on offre et consume en rougeoyant brasier,
    En ce temps où fol amour n'a ni dieu ni maître !
    En ce temps, surtout, où nos frissons amoureux
    Tressaillent toujours en nos âmes éperdues
    D'où les souvenirs n'ont pas encore disparu,
    Temps où l'on croit encore pouvoir être heureux !...
    Nos cœurs à l'abandon d'un songe surprenant,
    Comme descendus en abysses ou élevés,
    Se vêtant de célestes brumes et de nuées,
    Choyés en fameux « Rêve étrange et pénétrant »...
    Proies consenties du destin et du fier oracle ;
    Où es-tu, Roméo, à jamais oublié ?
    Où es-tu, le seul, l'unique Amant désiré ?
    A jamais enfuie la claire aube du miracle !...
    Oh, ce baiser, comme il hante, telle la Mort !
    Oh ! J'aimerais goûter ce fruit empoisonné,
    De trop de goût, et d'arômes exagérés,
    Jetant au vent chaînes convenues et remords !...
    En ressentir la puissante faim, en mon âme !
    En une morsure sauvage et effrontée,
    N'ayant d'égale qu'une vraie naïveté,
    En toile de fond, l'Innocence qui se pâme !
    En jouer tout un drame, novice première ;
    Trépasser sur scène, noble sort enviable !...
    Le Poète ne dit rien, la vie détestable
    L'occit d'un coup d'épée, de ciguë trop amère...
    Noëlle ARNOULT
    Dijon, le 11 Janvier 2016,
    23 h.

Hommage à David Bowie - Heroes, Berlin, 2002.

Hommage à David Bowie - China Girl (Live)




En 2002, à Paris, "My China Girl"...

HOMMAGE A DAVID BOWIE - Ashes To Ashes (2000)



Ashes to Ashes, Bowie, super heureux en 2000 à Londres, Angleterre.

dimanche 10 janvier 2016

SAUTER A PIEDS JOINTS


SAUTER A PIEDS JOINTS
Sauter à pieds joints, c'est rigolo,
« Toute la pluie tombe sur moi », « Imagine »,
En mangeant des escargots tout chauds
Et en dansant la Capucine...
Croyez-vous qu'il soit loin,
Ce temps où l'eau faisait de nous un roi,
Où les flaques appelaient les coquins,
Où chahuter n'était pas contre la loi ?
En ce petit matin chaffoin,
Je contemple le sol, de surprise mine,
Trottoir-miroir des badauds témoins,
Qu'Alice traverse avec Ondine...
« Un deux trois », la marelle va jusqu'au Ciel,
« Quat' cinq six », nous irons au bois,
Sous l'averse et les silences de miel,
Cueillir les genêts, jouant du hautbois.
Nous n'avons pas peur du loup,
Sur l'Arc-en-ciel en Pont d'Avignon :
« Après la pluie le beau temps », c'est tout !
Ainsi l'écrivit Ségur avec raison !
Noëlle ARNOULT
Jeudi 7 Janvier 2016
Dijon, quartier Grésilles,
en allant au travail.
Vers 9 h.


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mardi 22 décembre 2015

MARCHES DE NOEL





  • Fil d’actualité

    Marché de Noël
    Et voilà où la part de rêve s'exerce ; où l'âme plutôt resplendit : en des lieux impromptus et incongrus, là où quelquefois la joie et le bonheur éclatent, en des choses anodines et sublimes... Pénétrer dans un Marché de Noël ennobli de lumières et de chaleur, clameurs enfantines bienvenues et inespérées, où la Rencontre se fait splendide, occasionnelle et renouvelée à chaque fois, Poétique, confinant au Sublime ! Permettant d'oublier tout souci du quotidien, des jours et des minutes laborieuses et enfuies !...
    Qu'est-ce ? Quelques minutes de dégustation, très amusantes, lorsque l'on consomme excessivement rarement ces liqueurs d'allégresse, fameuses et amoureuses, partagées avec le passant, l'inconnu qui passait par là... La marchande de ces quelques boissons aphrodisiaques et surréalistes (parfumées aux épices, fruits et arômes étranges) riant de contentement explicite à la vue des effets produites par ses merveilles proposées pour ensoleiller les mets de Fêtes... Fête porte bien son nom lorsqu'elle est si conviviale et romanesque, à en écrire des romans et des journaux, de dithyrambiques et facétieuses nouvelles de brèves de comptoir ! Rencontrer pour la troisième fois un monsieur, à en parler de Cocteau, Jérôme Bosch, de Chronos et de Kairos - Maîtres du Temps et du "moment", de l'"Instantanéité" -, de poésie et de Calcutta, où il a séjourné pour soigner des gens, suite à son travail à l'hôpital... Qui a écrit et ne peut plus écrire, suite à la misère, suite à la foule agglutinée de l'Inde qui lui interdit de penser, qui lui interdit de tisser sa belle toile de songe et d'espérance.... Et nous voici, devant cette faiseuse de fantaisie, qui nous enveloppe de ces boissons miraculeuses qu'elle nous fait juste goûter, déguster de mines gourmandes, dans de petits dés de plastiques, mandarines, sangrias roses aux épices et Lou Cantalou de Grenoble, et nous voici partis en voyage, en imagination de subtilités artistiques et de Bohème, de chaleur humaine, de sublimes divagations... Ah, enfin ! Je revis et ce monsieur s'épanouit, et la femme aux coquines recettes se réjouit, et nous partageons ce bien-être extravagant et enrichissant, et nous laissons nos âmes s'échapper et se mélanger, aussi bien que les effluves et poudres de perlimpinpin des fioles magiques de Noël....

    Noëlle ARNOULT, Mardi 22 décembre 2015, 20 h