Le Samedi 17 Septembre 2016, je serai au Parc Clemenceau, à Dijon, communiqué sur France Bleue Bourgogne, pour la dédicace de mon livre "Si j'avais été la Belle et autres Licornes" avec Hugues Facorat
Enjoliver la Vie dans un monde de brutes, se livrer au Rêve, à l'Idéal et à la Passion, et les faire partager...
dimanche 11 septembre 2016
vendredi 9 septembre 2016
TOUR D'IVOIRE
Ce poème, de 2012, demeure sans doute l'un de mes préférés, tant il représente une Allégorie de mon existence, de ma vision de l'Amour et de la Poésie, de la Solitude, belle en son essence médidative cependant désespérée en son impossible Quête, de l'artiste toujours en mal d'amour et de création...
TOUR D'IVOIRE
Qui m'aimera ?...
De ma Tour d'Ivoire,
Je scrute les nuées ombragées,
Ma longue chevelure écartelée, noire,
Devenue sombre, si noire,
En de tristes soirs...
Comme de multiples deuils
Consommés sur, de l'amour, le seuil...
De ma Tour d'Ivoire,
Je scrute les nuées ombragées,
Ma longue chevelure écartelée, noire,
Devenue sombre, si noire,
En de tristes soirs...
Comme de multiples deuils
Consommés sur, de l'amour, le seuil...
Ma chevelure d'offrande et de
tendresse
Enchevêtrée de fleurs d'Héliotropes, abondantes,
De Lotus, Jasmins et roses odorantes,
Sera tissée d'ensorceleuses tresses
Où les onguents de l'hyménée
Se glissent, habiles vainqueurs-nés,
Me transfigurant en une puissante Circé,
Considérée comme une déesse, par Homère,
Magicienne, de par ses poisons amers,
Ayant capturé même Ulysse, épousailles pleines de fécondité...
Enchevêtrée de fleurs d'Héliotropes, abondantes,
De Lotus, Jasmins et roses odorantes,
Sera tissée d'ensorceleuses tresses
Où les onguents de l'hyménée
Se glissent, habiles vainqueurs-nés,
Me transfigurant en une puissante Circé,
Considérée comme une déesse, par Homère,
Magicienne, de par ses poisons amers,
Ayant capturé même Ulysse, épousailles pleines de fécondité...
Qui embrassera mon cœur,
Parfois, sous la peau nue, si lourd,
Et soulèvera mon âme d'allégresse
En comblant mon corps de douceurs
Cependant que, de la cérémonie de l'amour,
Je serai la grande prêtresse...
Nous serons, aux jaloux, rendus sourds,
Puisque, l'un de l'autre, serons dans les bras ;
Quand bien même ce n'est point pour toujours...
Celui qui désirera être mon Roi...
Parfois, sous la peau nue, si lourd,
Et soulèvera mon âme d'allégresse
En comblant mon corps de douceurs
Cependant que, de la cérémonie de l'amour,
Je serai la grande prêtresse...
Nous serons, aux jaloux, rendus sourds,
Puisque, l'un de l'autre, serons dans les bras ;
Quand bien même ce n'est point pour toujours...
Celui qui désirera être mon Roi...
… L'Amant du Passé a fui
Envolé dans la nuit ;
L'Amoureux du Présent,
Comme le brouillard, inconsistant ;
Celui du Futur, simple Rêve ,
Ne s'apparente qu'à une trêve ;
Il nous permet, ce songe,
De croire à des mensonges,
Évite que l'on capitule,
Souhaite que l'on affabule...
Envolé dans la nuit ;
L'Amoureux du Présent,
Comme le brouillard, inconsistant ;
Celui du Futur, simple Rêve ,
Ne s'apparente qu'à une trêve ;
Il nous permet, ce songe,
De croire à des mensonges,
Évite que l'on capitule,
Souhaite que l'on affabule...
… Mon long cou blanc,
Glorifié ainsi que dans « Le Cantique des Cantiques »,
Est prêt à recevoir tes baisers de sang,
Taches rouges, comme pacte romantique...
Glorifié ainsi que dans « Le Cantique des Cantiques »,
Est prêt à recevoir tes baisers de sang,
Taches rouges, comme pacte romantique...
Devrais-je emprunter
L'Antique Porte d'Ivoire
Pour, aux songes trompeurs, croire,
Etre pleinement révélée,
Ainsi que l'avait fait Enée !...
Sortir ou m'enfermer
En cette Tour d'Ivoire,
Où les âmes isolées font leur histoire …
L'Antique Porte d'Ivoire
Pour, aux songes trompeurs, croire,
Etre pleinement révélée,
Ainsi que l'avait fait Enée !...
Sortir ou m'enfermer
En cette Tour d'Ivoire,
Où les âmes isolées font leur histoire …
« Où Vigny, plus secret...
Avant midi, rentrait » ;
Là où le Poète soigne ses blessures,
Là où je peux encore garder fière allure,
Songeant au Cantique, afin que mon sein
« Soit parfumé de précieux vins » ;
Que mon corps, « recouvert de Lys et de Froment,
Présente ses deux seins, semblables à deux faons » ;
A cet abandon sensuel et total,
Où n'existe pas, de la souffrance, le mal...
Avant midi, rentrait » ;
Là où le Poète soigne ses blessures,
Là où je peux encore garder fière allure,
Songeant au Cantique, afin que mon sein
« Soit parfumé de précieux vins » ;
Que mon corps, « recouvert de Lys et de Froment,
Présente ses deux seins, semblables à deux faons » ;
A cet abandon sensuel et total,
Où n'existe pas, de la souffrance, le mal...
… Au plus haut de la Tour
Me saisit l'Ivresse de « l'air pur des solitudes »,
« L'oubli dans la coupe d'or des Légendes » ;
Ainsi sommes-nous, Nerval et moi, dans nos turpitudes,
Dans le secret de nos offrandes,
Ivres de Poësie et d'Amour....
Me saisit l'Ivresse de « l'air pur des solitudes »,
« L'oubli dans la coupe d'or des Légendes » ;
Ainsi sommes-nous, Nerval et moi, dans nos turpitudes,
Dans le secret de nos offrandes,
Ivres de Poësie et d'Amour....
NOELLE ARNOULT
Vendredi 28 Décembre 2012
3 h
Vendredi 28 Décembre 2012
3 h
mercredi 7 septembre 2016
DEBARDEUSE OU EQUARRISSEUSE ?
DEBARDEUSE
Nous
couper les veines, trancher nos têtes :
Débardeuse
devient équarrisseuse !
Crois-tu
régner, Monstrueuse défaite,
Coupant
de tes dents insanes, tueuses !...
Oh
que les feuilles tremblent, en ce bruit d'os !
L'homme
croit son séant enraciné,
Mais
occit tronc, racines aux marteaux,
Lui,
si fluet, par la brise emporté...
C'est
toi qui devrait trembler comme feuille :
Gare
à la crevasse, éclair foudroyant,
Attention
aux serpents sifflant en deuil,
Bientôt
les bois rougeoiront de ton sang !...
Noëlle
ARNOULT
mardi 6 septembre 2016
ANGE EMBRASSANT UNE FEMME
L'Ange est le meilleur ami de la femme, il peut l'embrasser goulûment car, qui, mieux que lui, ensemence ses nuits des songes les plus fous et les plus suaves ?...
Qui mieux que lui fait goûter aux prémices de l'amour attendu ?
Qui, mieux que lui, enchante l'âme de lueurs d'espoir en un tendre abandon ?...
Qui dira le pouvoir de la Nuit ? Qui dira le pouvoir de l'Ange ?
La Caverne et les Catacombes
Dans mon prochain livre :
L'Allégorie de la Caverne / A basculé dans les Catacombes / De notre Mémoire en baliverne / De nos "Mémoires d'Outre-Tombe"...
L'Allégorie de la Caverne / A basculé dans les Catacombes / De notre Mémoire en baliverne / De nos "Mémoires d'Outre-Tombe"...
LES ANIMAUX ET NOUS
LES ANIMAUX ET NOUS
Les animaux et nous, pauvres fanfarons,
Possédons la communauté de l'âme,
« Anima », tous tirés du limon,
N'en déplaise aux mesquins et à leurs blâmes...
Dieu nous a insufflé
L'Esprit de Vie ;
Cette conscience se trouve liée
Par cette oligarchie
A commune origine,
Avec l'Amour pour doctrine...
Cette volonté d'Attachement,
Et, dans un être, d'Enracinement,
Qui circule dans nos veines,
Prouve que, ne sommes pas, à la Descartes,
De simples machines vaines,
Ce qui fait que l'on embarque
Ensemble pour l’improbable Cythère,
Dans notre Arche de Noé délétère...
… Les animaux ne nous sont pas livrés en pâture ;
Nous en sommes responsables, ainsi que ces amis de la Nature :
St Isidore, St Antoine, Ste Geneviève, ou St François d'Assise
Qui, de tout cœur et sans peur, le loup, évangélise ;
Obligation, sur eux, de veiller, à l'instar d'Adam,
Comme un signe de ralliement,
Sinon nous en seront pendables,
Tels les plus grands misérables,
Avec, pour peine, la réincarnation
En inférieure créature : exaction !
… Transmigration de nos âmes possible...
Pour nous, vivre aux abois dans l'humide et profonde forêt ;
Pour la frêle biche, ne plus servir de cible,
Et se prélasser sur le sofa douillet...
Il est probable que tout Cruel
– Tauromachie, équarrissage – presque des fratricides
Laissera sa superbe et son acide fiel,
Lorsqu'il vivra en éphémère Arachnide...
… Lorsque le pied humain vengeur
l'écrasera avec impatience,
D'un rire moqueur,
Sans la moindre repentance...
« Aux Innocents les Mains Pleines »,
Cependant, au Méchant, rien de banal ;
Pour celui qui commet volontairement le Mal,
Ce ne seront plus les mêmes scènes ni la même scène...
Yahvé avait, l'homme, autorisé
a seulement quelques bêtes consommer,
Afin de se nourrir
Et certainement pas pour pratiquer l'immonde Jeu
De la chasse, et pis, à courre, à souffrir
Faisant, de quelques bouchées, des Martyres
A l'œil suppliant
A l'œil sanguinolent,
D'où la Vie s'écoule,
D'où la Mort déboule...
La nourriture céleste
Primant sur le reste,
Il suffit de se restaurer avec modération
De restreindre l'animale consommation...
Jésus enseigne l'Art de partager
Des filets emplis de poissons avec autrui,
Repas frugaux et allégés ;
De la proie un peu d'usufruit...
Pourtant, depuis quelques centaines d'années,
Viande rime avec ripaille,
Excès de graisse dans nos entrailles,
Et notre propre vie raccourcie, amputée...
Le Souffle « Anima »
Nous relie à l'universelle conscience
Offre souvenance du Paradis, de sa Loi,
Ou tout n'offrait qu'admirable prestance...
En perdant le Paradis,
Nous avons transformé l'Agneau en Tigre redoutable :
Bien que les animaux soient nos amis,
Tout ceci est bien regrettable...
Nous devons aimer les Animaux
Définis comme « Anima », « Ame » ;
Ils éloignent de nous bien des maux
En nous offrant un supplément de belle âme...
Noëlle ARNOULT – Mardi 20 novembre 2012, 11 h.
jeudi 1 septembre 2016
LES MIETTES (la beauté des miettes)
LES MIETTES
Je préfère les miettes aux restes ;
Les « restes » ne sont pas convenables !
Ils sont même abominables,
On les jette aux chiens, du reste !
Les restes sont mis au rebut,
Ils sont à vomir, déchets de poubelle,
Indifférents, repoussants, pis que vermicelles :
Tout ce dont l'on ne veut plus !...
Les miettes, elles, sont désirables :
On en récolte peu mais, gourmands,
Nous guettons leur chute ; vraiment,
« La part du gâteau » se met à table !
« Ne pas perdre une miette »
Est tout un Art, une Nécessité :
En survivre, une vraie grâce donnée,
Une sublime récolte en notre assiette !
L'on apprécie les miettes car elles sont rares, précieuses !
Leur goût en est plus suave,
Leur saveur, de Passion et de Goyave,
Un Exotisme subtil, un attrait de Fleur heureuse...
… Les miettes vaudraient-elles mieux que le Gâteau ?
On ne s'étouffe pas, on en redemande, c'est ainsi !
Nous les dégustons : un attrait de « revenez-y » !
Bénéficier des miettes s'avère souvent un beau et réel Cadeau !...
NOELLE ARNOULT
Châtillon Sur Seine
Dimanche 10 Août 2014
Vers maman, Hôpital, 13 h
Je préfère les miettes aux restes ;
Les « restes » ne sont pas convenables !
Ils sont même abominables,
On les jette aux chiens, du reste !
Les restes sont mis au rebut,
Ils sont à vomir, déchets de poubelle,
Indifférents, repoussants, pis que vermicelles :
Tout ce dont l'on ne veut plus !...
Les miettes, elles, sont désirables :
On en récolte peu mais, gourmands,
Nous guettons leur chute ; vraiment,
« La part du gâteau » se met à table !
« Ne pas perdre une miette »
Est tout un Art, une Nécessité :
En survivre, une vraie grâce donnée,
Une sublime récolte en notre assiette !
L'on apprécie les miettes car elles sont rares, précieuses !
Leur goût en est plus suave,
Leur saveur, de Passion et de Goyave,
Un Exotisme subtil, un attrait de Fleur heureuse...
… Les miettes vaudraient-elles mieux que le Gâteau ?
On ne s'étouffe pas, on en redemande, c'est ainsi !
Nous les dégustons : un attrait de « revenez-y » !
Bénéficier des miettes s'avère souvent un beau et réel Cadeau !...
NOELLE ARNOULT
Châtillon Sur Seine
Dimanche 10 Août 2014
Vers maman, Hôpital, 13 h
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