mercredi 12 octobre 2016

L'AMOUR EST-IL LEGER, LA MORT GRAVE ? Carpe diem

Ce Poème figurera en clôture de mon nouvel Ouvrage en parution prochaine chez Hugues Facorat,
"ENFER, LIMBES ET REDEMPTION" :
(Poèmes, Nouvelles, Textes et Réflexions)

L'AMOUR EST-IL LEGER, LA MORT GRAVE ?
CARPE DIEM


L'amour est-il léger, la mort grave ?
Ou bien la mort légère et l'amour grave ?

Nous extrapolons
Au-delà de toute raison...
Sachons avant tout vivre,
Tant que l'on nous en offre le choix
Car, lorsque sonne la clepsydre,
C'en est fini de nos droits et émois...

Mort et amour sont-ils légers
Ainsi que la brise de l'été ?
Amour et mort sont-ils graves
Ainsi, qu'à jamais échouée, l'épave ?


Deviens caresse ainsi que souffle du vent
Deviens joliesse à la face du temps !
Hume les senteurs du frangipanier
Souris lorsque tu marches nu-pieds,
Que te chatouillent les coccinelles
Et que l'oiseau t'effleure d'une aile...
Aime par-delà l'océan et le temps,
Enveloppe de tes bras le printemps !

Illumine-toi sous le soleil malicieux
Des subtils clins d'oeil des gens heureux...
Respire l'embrun sur ton visage,
Lorsque ta chaloupe rejoint le rivage...
Offre la soie divine de ton corps
L'ensemençant de myrrhe et d'or,
Accorde à ta bouche l'ivresse,
Accorde à ton ventre la liesse.

Emeus ton âme de grâce
Et chante en Eglise, ruelle et Palace !
Danse en lueurs tamisées
En folles transes syncopées...
Deviens l'âme du chevreuil,
Reflète-toi dans les yeux de l'écureuil,
Entend le murmure du peuplier
Et du clapotis de la source-vivier...


Ainsi tu ressentiras qu'avec l'horloge de vie
Tu ne sauras rien mais auras tout appris...



Noëlle ARNOULT
12 octobre 2016
Bus Châtillon-Dijon

Vers 13 h

mardi 11 octobre 2016

ALEXANDRO JODOROWSKY ET POESIA SIN FIN

Comment ne pas vous parler de ce film POESIA SIN FIN, au cours d'un Cycle Jodorowsky, découvert par hasard au Cinéma ELDORADO à Dijon, ces jours-ci ? Comment un Poète ne parlerait-il pas à un autre poète de la vie, de l'amour, de la solitude, de la folie, de la révolte, de la Passion et de la Vérité ? Folie fantaisiste et furieuse à crier sur les toits, de la porte de notre âme grande ouverte pour déverser et recevoir le flot bouillant et impétueux de cette existence...

Voici la présentation du papier de l'Eldorado :

"Cette année à Cannes, acclamé tel un messie dans une salle bondée, le cinéaste chilien a répondu à la question lancée par un spectateur transi : "le cinéma peut-il nous guérir ?". Et Jodorowsky a dit : "Oui ! Le cinéma est un art. L'art est poésie. La poésie guérit !". Cette messe fut joyeuse car son guide est cinglé. Et son film, Poesia sin fin, est le plus beau que nous ayons vu au festival cette année (à égalité avec Peterson de Jim Jarmusch). C'est un voyage autobiographique où chaque plan n'est qu'invention, truculence, inconvenance, dans le Chili des années 50.(...) La poésie est chez lui une mystique, le véritable moyen de se libérer et de se trouver soi-même."

jeudi 6 octobre 2016

FESTIVAL TRIBU DIJON JEUDI 06 OCTOBRE 2016

Ce soir, super Festival au Port du Canal, à DIJON, vu trois Groupes dont Stranded Horse, Karl Hector and Malcouns (Formidables) et Orlando Julius and the Heliocentrics, mythique saxophoniste nigérian connu dans le monde entier (géniaux) ! Quelle ambiance !...- Si quelqu'un a d'autres photos, il peut me contacter pour les échanger au : 0682849338.







mercredi 5 octobre 2016

LE GENIAL PEINTRE CLAUDE MANESSE

En 2012, j'ai rencontré le génial Peintre, auteur d'immenses fresques, Claude Manesse

, à Montréal dans l'Yonne, beau-frère de l'acteur et metteur en scène Maurice Barrier. Il a peint en particulier L'Apocalypse de St-Jean et la Tentation de St-Antoine. Pas nécessairement croyant, mais il le fit pour représenter les peurs et les affres de l'homme, plutôt révolutionnaire et anarchiste. Une personne très attachante...

J'ai moi-même écrit un poème "APOCALYPSE" qui sera dans mon prochain recueil, "Enfer, Limbes et Rédemption", chez Hugues Facorat Editeur.




APOCALYSE

La Bête se lèvera, hideuse,
Et crachera les flammes du jugement ;
Résonneront nombre de cris car elle sera hargneuse
Et ne fera montre, d'indulgence, aucunement...

Les  villes rouleront devant elle
Comme de vulgaires cailloux, petites pierres ;
Les hommes ne seront que fétus de paille, envolés pêle-mêle ;
Le glas sonnera partout désespoir et misère

Le Veau d'Or fera  résonner sa moqueuse trompette
Tandis que le stupre, comme lit de boue,
Accueillera un torrent dévastateur et infect,
Charriant membres, cœurs rétractés et tout l'humain dégoût...

Le ciel se retirera comme un rideau,
La terre s'éventrera comme une femme accouchée ;
Ne pourront plus se cacher les sots :
C'est à présent qu'ils seront jetés du haut des nuées...

Le Fils à la Couronne d'Or
Moissonnera tranquillement mais fermement,
De sa faucille tranchante, rapide comme le météore,
Ejectant les méchants au-delà du firmament...

Les Archanges viendront enfin,
Revêtus de vêtements de lumière et éclatants,
Un petit livre à la main
Et nommeront, un par un, les méritants.

Leur colonne de feu sera aussi effrayante,
Et les roulements de tonnerre assourdissants ;
Leurs yeux lanceront des éclairs aux âmes repentantes,
Mais leurs mains esquisseront des gestes apaisants...



Loin, loin du règne des espèces sonnantes et trébuchantes ;
La Vérité et la Justice seront seules de mise ;
Parées de leur robe couleur amarante,
Elles loueront la Fraternité comme devise …



Amour et communion ne seront plus de gros mots,
Tous avanceront en chantant,
Le lion dormira avec l'agneau,
Les nouveaux cieux abriteront des diamants...

Les élus seront débarrassés de leur pesant corps de glaise
Et du rictus qui dénaturait leur visage ;
La Pierre qui scellait un puits de malheur – obèse !
Sera ôtée, ultime sauvetage !

Les fleurs éclatantes et voluptueuses prendront possession
De la rocaille sèche et rabougrie ;
La licorne et les elfes chemineront avec l'homme nouveau, de toute nation,
Ayant échappé à l'Hadès et à ses Harpies....



NOELLE ARNOULT
Jeudi 11/10/12

1  h 30

lundi 3 octobre 2016

SALON FESTILIVRES LE 30 OCTOBRE A MONETEAU, J'Y SERAI !

Si vous souhaitez me rencontrer, et pour toute dédicace, merci de bien vouloir nous rejoindre (nombreux ! ) au Salon du Livre FESTILIVRES de Monéteau, près d'Auxerre, le 30 octobre 2016 ! Vous pourrez ainsi vous voir présenter mes ouvrages, en particulier le dernier à ce jour, "Si j'avais été la Belle et autres Licornes", aux Editions Hugues Facorat, plus mes dessins, dont celui, d'ailleurs, de Couverture, illustrant ce livre de 360 pages, 128 poèmes et quelques contes, une bonne idée de cadeau à offrir pour Noël, basé sur le Merveilleux, le Rêve et l'Imagination, hautement salvateurs en notre époque parfois difficile ou un peu trop matérialiste...








samedi 1 octobre 2016

FORCE OU FAIBLESSE

Posséder une grande force morale conduit souvent à souffrir : se lancer des défis perpétuels et quasi inhumains...

"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", Nietzsche, en cette formule lapidaire, que l'on est certes bien tenté de faire nôtre, ne fait peut-être qu'effleurer la surface. Une tournure péremptoire ne fait qu'en cacher une autre parfois. Etre plus fort n'est sans doute qu'une vue de l'esprit, volontairement privilégiée, tandis que la douleur et les souffrances demeures cachées, tapies mais latentes ; néanmoins il n'est pas exclu qu'à la moindre occasion et même par inadvertance, elles ne ressortent ou n'anéantissent l'être de façon évidente bien qu'impromptue...

CRUCIFIE

Etre crucifié vaut mieux que ne pas vivre : qui porte sa croix vit ; qui vit porte sa croix...


CHRIST EN CROIX

Etre un Christ en Croix, qu'on incline
L'Amour au milieu de la Souffrance,
Ecartelée entre la Rose et les Epines,
Un Soupir déchirant le Silence....

L'Amour invincible a crié dans la Nuit
Car il est là, toujours fort, malgré les pleurs,
Tant il brille même si on le ternit ;
Il aspire au Bonheur dans le Malheur...

Les nuages l'étouffent mais ils partiront ;
Les vents contraires l'étiolent mais ils fuiront,
Fugaces comme de mauvaises ondées,
Dérisoires ainsi que de fausses subtilités...

L'Injustice a vinaigré le Visage de Jésus,
Transpercé de plaies et de méchancetés,
Du glaive haineux de l'Ennemi déçu
Par tant de Beauté, Gloire et Amour exposés !

Ainsi sommes-nous, Poètes tristes
Au milieu des êtres malfaisants,
Pauvres proies pures et idéalistes
Aux mains de l'Envieux et du Mécréant...

Cependant le Sentiment élance ses profondes Racines,
Là où n'existe pas de Ravine :
Une terre ferme et fertile,
Sertie d'Or qui rutile...

Le Mal ne peut rien contre les Forces Souterraines :
Il peut se recouvrir de toute la Peine
Et tenter de nous ensevelir en un obscur caveau,
La Force Vitale ne lui accordera jamais de baisser notre rideau....


NOELLE ARNOULT
24/03/13

13 h