jeudi 3 novembre 2016

L'ESSENCE DE L'AMOUR

A partir du moment où ces hommes m'ont fait pleurer, je ne les ai plus aimés ; en effet, l'amour a besoin de rêve, de grâce, de beauté et d'Idéal : sinon, serait-il l'Amour ?...

PASSIONNEMENT VIVRE

Ma publication, dans Le Chatillonnais et l'Auxois, du 3 novembre 2016 :


PASSIONNEMENT VIVRE


On ne peut donner son corps sans amour
Mais bien plutôt avec âme mystique
Les yeux grands ouverts ne peuvent être sourds
A nos noires détresses magnifiques.

L'élan est subtil, la grâce magique
Tu fais miroiter de tendres amours,
Quand ruisselle une fontaine empirique,
Ici et maintenant mêm(e) sans toujours !

Vois-tu le sacré en bague hystérique ?
Heureux sois-tu, te vêtant de velours !
Tu ne demeureras pas nostalgique
Lorsque bras et cœurs redeviendront gourds...

Nous pouvons nous fourvoyer en amour,
Sirènes au chants, danses frénétiques,
Par Comedia dell'arte en retour :
Brutalement, le savons en supplique...

Lorsque l'amour cesse son joyeux cours,
Drue forêt devient nue, non prolifique :
Parfois endormi, l'Eternel retour !...
Nions le malheur en nouvelle optique.


Noëlle ARNOULT
19 Octobre 2016
Bus Dijon-Châtillon Sur-Seine

Vers 14 h 30 

OISEAUX DE NUIT

OISEAUX DE NUIT

Les Oiseaux de nuit
N'ont de suie que le costume,
Leur joli cœur se consume
Lorsque l'Aurore met ses habits...

Ils prient en parvis,
Là où s'enracine coutume,
Loin des regrets posthumes,
Là où l'âme luit...

Caressent sans ennui
La Fleur que l'on hume,
Comme une flamme qui s'allume,
Eclose seulement en noire nuit...

Noëlle ARNOULT
3 Novembre2016

12 h 30, Dijon

LES BARS - rue Jeannin, Dijon

LES BARS
Rue Jeannin
Dijon

« Traîner » ou « Faire la tournée des bars » à la Francis Carco, explorant, en une sorte de fascination rêveuse, littéraire et aventureuse, « les bas-fonds », ou bien à la manière des « Poètes Maudits » mêlant vapeurs frelatées d'absinthe délétère et d' « Alcools » à la façon d'Apollinaire, aura, de toute époque et de tout temps, possédé un charme certain ! Un comportement farouche et libertaire alliant chez tout Poète, un geste sciemment symbolique, provocateur et extatique, offrant sur un violent autel son âme torturée, en des divagations sublimées ou atténuées par les murmures indécents et les goûts dégoûtés de sa vision solitaire... Parfois, juste, en-dehors de sa plume (je pourrais écrire de « ma plume » ) qui ne lui laisse jamais de repos, une façon comme une autre de se sentir exister plus fortement ou plus communément, de partager la vision peut-être insipide de l'ivresse pour en aboutir les balbutiements, pour les magnifier, comme il en possède douloureusement, et du fond de ses entrailles sans cesse agitées de spasmes, le secret...
Cependant, j'affirme haut et fort que le vrai Poète n'a nul besoin de recourir aux Paradis Artificiels pour tirer la quintessence sublime de l'existence …

Dijon a ses bars
De maudite absinthe,
D'un nom ampoulé
S'offre le Nectar,
Une illusion feinte,
De feuilles sucrées …

Fièvre sans amarres,
Désir fou d'étreinte,
D'amour, d'amitié ;
Des photos d'hasard
De passants de pinte,
Un mur décoré...

Les mille trottoirs
Abritent ou éreintent
Fous ou esseulés,
Amoureux, anars...
Émois demi-teintes,
Ivresse, Beauté...

Noëlle ARNOULT
Jeudi 3 Novembre 2016

Dijon, 14 h.

mercredi 2 novembre 2016

POEME : LES GRANDS BOULEVARDS

GRANDS BOULEVARDS
Bonne Nouvelle, Opéra,
Strasbourg St Denis...
Paris


La Bonne Nouvelle des Boulevards,
Opéra, le Cinéma Le Grand Rex,
Poissonnière, Marchande et volubile,
Voici tout ce qui hante ma mémoire,
Ciseaux contre feuille et contre silex,
Qui l'emportera, pensée malhabile...

Immobiles gardiens, Musée de Cire,
Effets de miroirs et planétarium,
Marat, impressionnant dans sa baignoire,
Embruns de l'Histoire que l'on respire,
Ainsi apparaît le chemin de l'homme,
Entre Merveilles des Rois, dagues noires...

Quelques sinueux cinémas érotiques,
Filles de joie arpentant les trottoirs,
« A bout de souffle » à la Francis Carco,
Pour des enfants, visions énigmatiques,
Pour adultes, fenêtres de l'espoir ?
Paris foisonnant, sans ultime mot.


Noëlle ARNOULT
Bus Dijon-Châtillon-Sur-Seine

2 Novembre 2016, 14 h 50.

mardi 1 novembre 2016

L'Obsession des Ecureuils - Peinture -

On peut dessiner de jolis écureuils, et parfois on peut les peindre, ce qui s'avère un peu plus difficile, surtout avec les moyens du bord... Cependant, lorsque l'on aime...


POEME : BUTTES CHAUMONT, Paris

BUTTES CHAUMONT
Paris

Le théâtre de Guignol, Gnafron, Madelon,
Résonne encore des coups de bâton donnés,
Au Gendarme Flageolet, son képi souillé,
Tandis que Fil de fer rigolait pour de bon...

C'était la joie au théâtre des Buttes Chaumont,
Pour les enfants de l'époque, tout tournait rond !

Un rouleau de réglisse et du zan à la main,
En l'âme, tous les jours une fête foraine,
Mangeant des colliers de bonbons, de fines graines
De tournesol, et des coquillages malins...

C'était la joie au théâtre des Buttes Chaumont,
Pour les enfants de l'époque, tout tournait rond !

Maman se reposant, nous ramassions des feuilles,
Gosses de Belleville chérissant la nature,
Pour des partances imaginaires, d'aventure,
Nous bâtissions des abris pour les écureuils...

C'était la joie au théâtre des Buttes Chaumont,
Pour les enfants de l'époque, tout tournait rond !

Montant dans le petit Temple de la Sibylle,
Enjambant des ponts et admirant des cascades,
Nous nous prenions pour explorateurs en croisade,
Serpentant entre rochers pointus et ses îles.

C'était la joie au théâtre des Buttes Chaumont,
Pour les enfants de l'époque, tout tournait rond !

Plus tard, la liberté des patins à roulette,
Viel(les) cothurnes grinçantes nous faisant tomber,
Frottant ainsi dangereusement les allées,
Prêts à tout, à prendre la poudre d'escampette...

C'était la joie au théâtre des Buttes Chaumont,
Pour les enfants de l'époque, tout tournait rond !

Plus tard, au Lycée rue Bouret, juste à côté,
J'allais souvent me ressourcer en ses eaux calmes,
Espérant, de l'Académie, avoir les palmes,
Rejoindre les livres, vocation espérée...


Noëlle ARNOULT
Mardi 1er novembre 2016

15 h





Source : wwwentre-geeks.com
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