Les dessins de mon prochain Ouvrage "Enfer, Limbes et Rédemption" chez Hugues Facorat.
Deux sont de moi et un de mon fils, Jeff.
Enjoliver la Vie dans un monde de brutes, se livrer au Rêve, à l'Idéal et à la Passion, et les faire partager...
samedi 14 janvier 2017
LE VAISSEAU FANTOME
Savez-vous que, pour les Pirates, il est tout à fait, aventureux certes, mais extrêmement agréable, et normal, de monter à l'abordage de tout vaisseau, quel qu'il soit, serait-il "fantôme"... et vogue sur les flots, et vogue la galère, et voici, très prochainement, surgi des "Limbes", notre Magnifique Vaisseau Fantôme, symbolisé par un Poème et une Nouvelle de jeunesse, et dont vous pourrez bientôt avoir entre les mains un exemplaire ! Notre Ouvrage "Enfer, Limbes et Rédemption", le fameux Trésor du Matelot Hisse-et-Ho !
LE VAISSEAU FANTOME
Poème de 1981
(Imprimé en 84, Ed Caractères
75005 Paris)
Quel vaisseau fantôme
Vogue ainsi sur les flots ?
Il s'échappe un étrange arôme
De ces voilures translucides couleur d'eau...
Vogue ainsi sur les flots ?
Il s'échappe un étrange arôme
De ces voilures translucides couleur d'eau...
Quelle Princesse aux cheveux d'or
Ou à la cascade mystérieuse comme la nuit
Laisse ainsi pendre sa chevelure hors
De ces brumeuses écharpes couleur de suie ?
… Tantôt la joyeuse lune
Fait briller sur ce tapis changeant des reflets de dune
Accompagnée par un concert d'étoiles,
Tantôt les nocturnes voiles
Teintent d'ébène
Cette belle et indicible Hélène...
Ou à la cascade mystérieuse comme la nuit
Laisse ainsi pendre sa chevelure hors
De ces brumeuses écharpes couleur de suie ?
… Tantôt la joyeuse lune
Fait briller sur ce tapis changeant des reflets de dune
Accompagnée par un concert d'étoiles,
Tantôt les nocturnes voiles
Teintent d'ébène
Cette belle et indicible Hélène...
Un poignet nonchalant
Paraît, hors du vaisseau, pendre
… Mais ce ne devait être qu'un semblant
Une illusion... des cendres...
Paraît, hors du vaisseau, pendre
… Mais ce ne devait être qu'un semblant
Une illusion... des cendres...
Cependant, voici qu'à présent,
Je crois voir se dresser un chevalier
Valeureux, à n'en point douter,
Et de haut rang
Par le cœur surtout...
Oui, je le vois tendre à sa belle
Son âme pleine d'ailes
Et je vois, de l'élue, se colorer les joues...
Je crois voir se dresser un chevalier
Valeureux, à n'en point douter,
Et de haut rang
Par le cœur surtout...
Oui, je le vois tendre à sa belle
Son âme pleine d'ailes
Et je vois, de l'élue, se colorer les joues...
Mais tout s'efface
Le Vaisseau Fantôme a recouvert sa face :
Ai-je imaginé ce tableau ?
… Instant et éternité ?
Ils n'ont plus de sens, ces mots,
Le Vaisseau Fantôme a recouvert sa face :
Ai-je imaginé ce tableau ?
… Instant et éternité ?
Ils n'ont plus de sens, ces mots,
Car c'est ici la Cité
De l'immaculé bateau
Effleurant à peine la surface des flots
… Si bien que l'on ne sait si l 'on rêve
Ou si l'on vient de boire un peu de l'Infini, la Sève...
NOELLE ARNOULT
1981
1981
samedi 7 janvier 2017
NE PLUS AIMER L'AMOUR ?
NE
PLUS AIMER L'AMOUR ?
A
l'époque des amours purs et innocents,
Je
n'aimais qu'en rêve, et ne fus illuminée
Des
joies de mon âge, des baisers des enfants...
Grandissant,
on ne me caressa que griffée.
Me
jugeant effacée, naïve, on me vola,
On
m'arracha mes vêtements par subterfuge,
M'enivrant
de vin et de mensonges hors-la-loi,
Certains
jaloux, méprisants, s'en firent le juge...
Pourtant
je crus au fieffé, pervers, versatile,
Dont
les viscères vomissent un vernis ignoble,
Qui,
comm(e) toute coquille vide, brille et rutile,
Jauge
la foule, prenant sa proie, se croyant noble.
Hélas !
Qui adore et chérit n'est point aimé !
Qui
fuit le mécréant se voit pourchassé, tué,
En
hallali s'illuminant d'un noir bûcher
Où
hardiesse, enthousiasme, ont, leurs braises, jeté !
Les
hommes mariés sont toujours malheureux, seuls,
Drapant
leur indignité dans leur impiété,
L'Oie
blanche devient proie du sinueux serpent veule,
Ses
plumes se collent en un goudron arriéré...
Lorsque
l'on croit s'épanouir en nuées de roses,
L'amère
ciguë empoisonne nos artères,
Coup
de poignard frappant trois fois, coups acharnés,
Fatale
et triste Pièce Antique, Reine vipère...
S'agit-il
de croire ou de ne pas croire, l'Amour ?
S'agit-il
de te prier ou de t'éviter ?
Ton
culte est dangereux, tu en dépéris, sourd ;
Si
on ne t'ador(e), tu nous honores alitée !
Pourquoi
ai-je bâti cette Eglise de paille,
Païenne
et délétèr(e), glauque au lieu de jolie ?
Le
bât blesse où le cœur et la raison déraillent...
Peut-on
aimer l'Amour, Esprit conspué, honni ?!
Noëlle
ARNOULT 6/01/2017, Bus, 18 h 30
lundi 2 janvier 2017
HYMNE AUX BAISERS
Un poème de 2012.
Continuer à croire en l'Amour, au cours de cette longue et aventureuse vie nécessite, de même que l'Ecriture, la même foi aveugle. De vrais sacerdoces. Entre Lettres mortes et vivantes...
Continuer à croire en l'Amour, au cours de cette longue et aventureuse vie nécessite, de même que l'Ecriture, la même foi aveugle. De vrais sacerdoces. Entre Lettres mortes et vivantes...
TES LEVRES
Ta bouche est une fleur,
Elle exhale les pétales, mon cœur,
Odoriférants de la rose,
Goût d'éternité,
Pour nous qui sommes si peu de choses...
Incomparable suavité ...
A la fois victorieuse, elle s'entrouvre,
Somptueuse inflorescence attirante,
Gourmande et captivante,
Pour un tendre combat qui la recouvre,
Aussi abandonnée, simultanément,
En une tendre embellie, passionnément...
Somptueuse inflorescence attirante,
Gourmande et captivante,
Pour un tendre combat qui la recouvre,
Aussi abandonnée, simultanément,
En une tendre embellie, passionnément...
Tu me fais goûter des saveurs de miel,
Désire me faire partager
Une longue et douce échappée
Vers l'Azur du Ciel...
Désire me faire partager
Une longue et douce échappée
Vers l'Azur du Ciel...
La caresse de tes lèvres
N'a d'égal que la myrrhe et la violette,
Evoque l'entêtement des baies de genièvre
… Tes baisers ne sont pas obsolètes !...
N'a d'égal que la myrrhe et la violette,
Evoque l'entêtement des baies de genièvre
… Tes baisers ne sont pas obsolètes !...
Ces floraisons nous confèrent
Des frissons divers,
Un pied-de-nez à la Camarde,
Avec nos mains qui se hasardent
A caresser nos corps,
A conforter nos essors...
Des frissons divers,
Un pied-de-nez à la Camarde,
Avec nos mains qui se hasardent
A caresser nos corps,
A conforter nos essors...
Nous échappons au destin fatal, qui dérange,
Flottant, comme des Anges ;
Etrange nature,
Que ce murmure !
O Sublime Alchimie de nos peaux fières
Réunies par l'on ne sait quel mystère !
Flottant, comme des Anges ;
Etrange nature,
Que ce murmure !
O Sublime Alchimie de nos peaux fières
Réunies par l'on ne sait quel mystère !
… Atteignant cette part invisible de nous-mêmes,
Qui tressaille et espère !
Trouve l'incommensurable lumière
D’un soleil flamboyant, brûlant, si l’on aime !
Qui tressaille et espère !
Trouve l'incommensurable lumière
D’un soleil flamboyant, brûlant, si l’on aime !
Touche du doigt, sans peine,
Une grâce aérienne,
Où le vil temps n'a aucune prise
En se moquant de l'amère clepsydre indécise,
Hyménée de Cupidon, Vénus et Eros,
Placée sous l'accord de Chronos...
NOELLE ARNOULT
Sam 30/06/12, 8 h
Sam 30/06/12, 8 h
Rêvons aux baisers, puisque nous y sommes, parcourant mes feuillets...
Poème de 2013
Poème de 2013
LISIERE
Le superbe liseré de ta bouche
Évoque ces délicats coquillages
De fonds marins, doux compagnonnages
Que jamais rien n'effarouche...
Comme la lisière de la forêt
Illumine de ses apprêts, avec douceur,
Ses ombrages bienfaisants et secrets,
...Les caresses de ses branchages, O Ma sœur !
Illumine de ses apprêts, avec douceur,
Ses ombrages bienfaisants et secrets,
...Les caresses de ses branchages, O Ma sœur !
Tout un monde mystique et pénétrant
Dans la suave profondeur de tes Baisers !
Là où nos âmes se désaltèrent, épandant
Des saveurs de Sève et d’Ecorces enivrées...
Dans la suave profondeur de tes Baisers !
Là où nos âmes se désaltèrent, épandant
Des saveurs de Sève et d’Ecorces enivrées...
Le tracé ciselé de tes lèvres de Rubis
Happe et assouvit mon Grenat hypnotisé
La Communion romanesque et charnelle nous ravit,
Tel un Bel Eden ou un Soir d'Eté...
Happe et assouvit mon Grenat hypnotisé
La Communion romanesque et charnelle nous ravit,
Tel un Bel Eden ou un Soir d'Eté...
NOELLE ARNOULT
10 Avril 2013
dimanche 1 janvier 2017
L'Adoration des Rois mages de Bosch
Jérôme Bosch n'a pas peint que Le Jardin des Délices, son oeuvre s'avère extrêmement prolifique.
De circonstance, en ce début d'année, "L'Adoration des Rois mages", peinte au début du 16ème siècle.
De circonstance, en ce début d'année, "L'Adoration des Rois mages", peinte au début du 16ème siècle.
HOMMAGE A LA POESIE
Pour toute commande de mon ouvrage poétique, merci de me contacter par mail :
noellearnoult27@gmail.com
Poème
d'Octobre 2011
Heureusement que la Poésie était là...
HOMMAGE A LA POESIE
La Poësie est fille d'illustres maîtres,
Reine des Belles-Lettres :
Ronsard, Hugo, Lamartine, Musset, Baudelaire; Verlaine,
La liste n'est pas exhaustive, incertaine,
Mais nous avons le devoir
De la faire prévaloir,
D'assurer son mémorandum,
Dans ce temps de capharnaüm ;
De toujours alimenter son flambeau,
Et de nous éclairer, de nous laisser guider,
Grâce à son chant insidieux, si beau !
... Elle permet de lutter contre l'implacable destinée,
Qui s'affole et nous alarme...
La poësie est le sursaut de l'âme,
La victoire du coeur
Sur le désenchantement destructeur ;
L'exacerbation de nos sensations,
La libération de l'indignation,
L'exaltation du sentiment,
Le contraire du boniment !
... Héritage culturel, aussi,
Combat de nains et de géants,
A travers les ans,
De la superbe Antiquité, avec ses prophéties,
Aux révolutions successives :
Ces guerres et ces batailles
Ou tant de héros, manne éruptive,
Se sont succédés, méritant médaille !
... Légitimité des mythes, joliesses et convictions,
De la fée, jusqu'au Dieu immanent, justification :
« - L' oeil était dans la tombe et regardait Caïn"
« - Je suis l'infant de l'air, un Sylphe, moins qu'un rêve », Hugo.
... Ecriture aux sublimes accents divins,
Langage florissant et appliqué au détail, au moindre mot...
Verve extraordinairement prolifique,
Rythme chaloupé, magnifique,
Nous soutenant dans une vie sujette aux glissades,
Nous appuyant dans cette existence parfois maussade...
Noëlle ARNOULT,
24/ 10/11
noellearnoult27@gmail.com
Heureusement que la Poésie était là...
HOMMAGE A LA POESIE
La Poësie est fille d'illustres maîtres,
Reine des Belles-Lettres :
Ronsard, Hugo, Lamartine, Musset, Baudelaire; Verlaine,
La liste n'est pas exhaustive, incertaine,
Mais nous avons le devoir
De la faire prévaloir,
D'assurer son mémorandum,
Dans ce temps de capharnaüm ;
De toujours alimenter son flambeau,
Et de nous éclairer, de nous laisser guider,
Grâce à son chant insidieux, si beau !
... Elle permet de lutter contre l'implacable destinée,
Qui s'affole et nous alarme...
La poësie est le sursaut de l'âme,
La victoire du coeur
Sur le désenchantement destructeur ;
L'exacerbation de nos sensations,
La libération de l'indignation,
L'exaltation du sentiment,
Le contraire du boniment !
... Héritage culturel, aussi,
Combat de nains et de géants,
A travers les ans,
De la superbe Antiquité, avec ses prophéties,
Aux révolutions successives :
Ces guerres et ces batailles
Ou tant de héros, manne éruptive,
Se sont succédés, méritant médaille !
... Légitimité des mythes, joliesses et convictions,
De la fée, jusqu'au Dieu immanent, justification :
« - L' oeil était dans la tombe et regardait Caïn"
« - Je suis l'infant de l'air, un Sylphe, moins qu'un rêve », Hugo.
... Ecriture aux sublimes accents divins,
Langage florissant et appliqué au détail, au moindre mot...
Verve extraordinairement prolifique,
Rythme chaloupé, magnifique,
Nous soutenant dans une vie sujette aux glissades,
Nous appuyant dans cette existence parfois maussade...
Noëlle ARNOULT,
24/ 10/11
TOUCHER LES ETOILES
TOUCHER
LES ETOILES
Toucher
les Etoiles,
Un
rêve de Magie,
Un
rêve de Voile,
De
l'Ailleurs et d'ici...
Mes
larmes aux yeux,
En
ce Transport soudain,
Aux
confins du Merveilleux,
Me
laissent sur ma faim...
Pantelante
et désirante,
Je
saisis l'Echelle de Jacob,
Je
surmonte le mont Erymanthe,
Refusant
ce qui se dérobe
Me
souvenant qu'Enfer sulfuré
Devient
Paradis pour Dante,
Lorsqu'il
découvre l'Empyrée,
Les
neuf ciels en quête démente...
« Amour
qui meut le ciel et les étoiles »
Ne
peut se refuser à mon extase,
Je
chemine, hissant mes pures voiles,
Humant
la volupté nocturne avec emphase...
En
un chemin humide, une illumination
La
complice Lune m'offre sa lumière,
Les
étoiles s'alanguissent en réverbération,
Je
les saisis à pleine main, vision solaire !...
Noëlle
ARNOULT
Idée
d'Août 2016
Achevé
2 Janvier 2017.
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