lundi 8 janvier 2018

Jeff Buckley - Hallelujah (Official Video)

COTTON FIELDS - CHAMPS DE COTON

COTTON FIELDS
CHAMPS DE COTON

FREEDOM, dans les Champs de coton,
Face aux impériales demeures !
FREEDOM, crient de joyeux poumons,
Effaçant haine et tout malheur !

ALLELUIA chante l'espoir
Par de magnifiques Gospels,
En noirs yeux de velours le soir,
Priant Dieu, un grandiose appel !

Marchant vers la Libération,
A la main, nocturnes lanternes,
Ô Chants délivrant l'émotion,
Balayant aigreurs, balivernes !...

Décimant le fouet, la torture,
Les abus de chair, de luxure,
Abolissant le rouet, morsure,
Terrible, et ses relents de sciure...

FREEDOM, for all men and women,
GLORIA for human joyful,
FREEDOM, the harsh days are fallen,
Far away, the tears are dreadfull !

Noëlle ARNOULT
Lundi 8 Janvier 2017

14 h 30 Dijon.


dimanche 7 janvier 2018

UN CASSE-NOISETTES

Hommage ou Inspiration, après avoir visionné le Ballet "Casse-Noisettes" de Tchaïkovski, le 26 décembre 2017 au Zénith de Dijon, par l'Orchestre et les Ballets russes...

UN CASSE-NOISETTE

La Poupée s'anime, toute bouleversée...
Celui qu'elle aime, Prince, demeure automate :
Que peut-il penser, sans larme ou sang écoulé !...
Comment peut-il Aimer, en ce cœur disparate ?

Un Génie l'a transformée, l'a modelée femme,
Elle respire, ainsi que zéphirs, feuilles au vent !
Elle halète et frissonne, palpite en son âme,
Désire l'aimé en ses bras, crie ce tourment !

Lui ne ressent rien, toujours marionnette et fils,
N'entend ni ne sent les vibrations de la chair.
Le drame est ainsi, consommé, vain et subtil :
L'un de bois, l'autre vivant, crie dans le désert...

« Tu ne saurais embrasser ma bouche vermeille,
Tu ne saurais soulever mon corps de passion,
Tu ne saurais baiser mes pieds et mes orteils,
Tu ne saurais déverser en moi ton onction ! »

« Laisse-moi t'aimer tout de même » crie Pantin,
« Car brille mon étoile de Prince à mon tronc !
Dès lendemain clairera un autre matin,
Où Dieu deviendra homme et bois aura raison !... »

Ainsi fut et fait, le Maître des Automates
Accorde au manant sa liberté de Seigneur,
Exacerbant son remontoir d'ardeur, sans hâte,
Le laissant rompu d'ivresse, cherchant sa Fleur...

Tous deux emplis de frissons d'extase amoureuse
Accourent l'un vers l'autre, traversant la Terre,
Combat, ballet d'incandescence silencieuse,
Aspirant l'Elan de vie, fuyant Cimetière...

Noëlle ARNOULT
2 Janvier 2017,
21 h 30, Dijon.





L'EROTISME DE LA FEMME....
J'en ai déjà parlé et publié, même, au cours de mes recueils....
(Dans "ENFER, LIMBES ET REDEMPTION" chez Hugues Facorat, Partie "Rédemption" : "Rêverie érotique et amoureuse" page 229, et dans "SI J'AVAIS ETE LA BELLE ET AUTRES LICORNES", toujours chez le même Editeur, Hugues Facorat, dans la Partie "Magie de l'Amour" : "Fleur ou Coquillage", Page 69 - Entre autres. )
Oui car le regard et le ressenti féminins sont importants. Et souvent encore cachés ou avilis.
Certains pensent encore que l'homme a seul la prééminence à ce sujet... Or, je suis certaine que l'érotisme de la gent féminine (à moins que l'homme ne possède une âme de Poète ou une sensibilité et sensualités exacerbées, autant qu'amoureuse) s'avère plus riche, imaginatif, luxuriant, délicat et profond à la fois....
Comme une Fleur née des tréfonds de notre notre âme et de notre chair.
Ces images naissent en nous, tandis que l'univers masculin se trouve souvent par trop influencé par des images tronquées et artificielles, imposées par la Société ou une "cinématographie" de bas de gamme et relativement frustre.
Il ne reste qu'à espérer et souhaiter qu'hommes et femmes évoluent à présent conjointement, en faveur de la révélation primordiale induite par l'émotion et l'intuition féminines et que, fort heureusement, nombre d'hommes parviennent aujourd'hui à partager conjointement...

REVERIE EROTIQUE ET AMOUREUSE …
(La Femme a-t-elle droit au rêve érotique?)

… Un rêve érotique m'habite :
La Sensualité a-t-elle, chez une femme, droit de cité ?
… Souvent, la gent masculine, sur ces rites,
Désigne ce qui occasionne sa félicité,
Tel un embellissement comme le porte-jarretelles
Image quasiment indétrônable que cette dentelle !
Or, c'est bien la Femme qui arbore
Ce joli ornement immortel...
Qui ressent le mieux, puisqu'elle l'adore,
L'émoustillant effet, sans pareil,
De ce petit objet de soie,
A la caresse légère comme une rédemption,
Qui lui fait songer que chacun est Soi,
Mais qu'homme et femme ressentent une même émotion...
Elle rêve... à des caresses sublimes,
Reflétées dans ses yeux qui larmoient,
Se demandant, en d'agréables choix,
Comment amener son amoureux aux cimes...
… Certains ne sont guère dociles,
– Autant d'adresser à des ours !
Cependant, hormis pour les imbéciles,
La caresse féminine est une merveilleuse Source...
Ceux-ci savent heureusement que l'on savoure
L'amoureux Don,
Par des arpèges de velours,
Ainsi que des baisers profonds
Disséminés dans le Secret de l'alcôve frivole
Ou, sur l'épais tapis renversant,
Tous deux exigeants sables mouvants,
Qui exigeraient leur obole...

… Sa bouche humidifiée de rosée
Procurera le plaisir et l'extase avoués,
De pudiques violettes métamorphosées
En voluptueuses orchidées
Parfumant la peau de son amant
Ornementée de bruissements,
Le gratifiant du velours de sa gracieuse langue,
Lui fera atteindre, de l'Abandon,
La bienheureuse rive qui tangue,
Etrange contrée où l'on oublie même son nom...
D'où, bientôt, son embarcation, non plus amarrée
Repartira sur les Flots déchaînes,
A l'assaut de la mer,
Et de ses profondeurs fières,
Dont, une fois le roulis calmé,
Elle chevauchera l’écume apprivoisée...
Pour l'heur, blottie dans ses bras, bien serrée,
Sous des embrassades de plus en plus enveloppantes,
L'âme divague aux préambules de la soirée,
L'amante resonge à la chaleur des mains caressantes...
Puis, le visage offert,
Et incliné, sur d'orientaux coussins, en arrière,
La poitrine tendue, comme une proue,
Pour un mystérieux embarquement,
Sous ses baisers pointus et fous,
S'empourpre joliment,
De torride émotion,
En une volcanique éruption
D'humeurs de coquelicots
Et d'entêtants pavots...
Le plaisir des amants,
En arabesques, montant,
Enchante, de ses volutes en osmose,
Leurs paupières semblant closes
Cependant ouvertes sur un nouveau monde
Empli d'étoiles lumineuses, extravagante ronde,
Arrachées au firmament comblé
De Voie Lactée...

...Exquises tortures
Que ces frissons qui perdurent...
Quel Zéphyr langoureux
Adoucit la corporelle moiteur,
Reflété en l'iris de leurs yeux,
Là où ne subsiste aucune peur ?
… Les lourdes tentures tirées
Comme à la fin d'une représentation,
Laissent la Nuit bienfaisante les envelopper,
Pour une nocturne révolution...
Noëlle ARNOULT
Le Lundi 17 Décembre 2012 ,
2 h 18/12/12
FLEUR OU COQUILLAGE
Extase sublime
Dans la foliation fournie
Du Calice de la Femme, intime !
Vase Sacré, sans avanie,
Prolifique Fontaine
A l'onde sucrée,
Se déversant, sereine,
Du Lieu magique,
Et combien honorifique,
Comme d'un puits,
Receleur de Vie,
Comme nos Envies,
Emplies de folâtrerie...
Cette Fleur qui s'ouvre sciemment
Pour charmer amoureusement,
Offre le Baiser de l'Extrème,
En octroyant son émouvante crème,
Ressemblant aux effluves capiteuses
Du cœur de l'Orchidée heureuse,
Aux senteurs odoriférantes, tel le Magnolia,
Avec ses grandes fleurs blanches, ou roses, de Camélia ;
Ou bien de la Double Rose Rouge, recelant ses mystères,
D'un air condescendant, extravagant et fier....
… Pâmoison au-delà du possible ;
Pour le Masculin, « La Petite Mort » ;
Pour le Féminin, l'explosion régénératrice, quel Sort,
Que d'avoir, pour la Femme, accordé, du plaisir, la Cible...
Évanescence du doux reflux préalable,
Alanguissement progressif inestimable,
Ainsi qu'oeuvre l'Ecume de la Mer,
Au bord des Rochers Amers,
Amie du chant du Coquillage Solitaire,
Esquissé comme une caressante prière ;
Là où une mouette, de son cri sonore,
Passe et simule
L'ouverture du Port,
A l'étroit et maritime véhicule...
Une larme de Rosée perle
Ainsi qu'aux premiers Matins du Monde qui déferlent,
Que l'Homme caresse de langueur,
Là où affleure sa Passion, et son cœur...
Sa bouche semblable à un Bouton de Rose
Atteint et féconde le tendre Pistil
De l'Amoureuse qui invite et ose,
Scellant d'un battement de cils
Le bel Accord sans nécrose
Des jardinettes et des belles îles ;
Un Océan de Fleurs Paradisiaques,
Merveilles pour la vue, quelquefois élégiaques,
Le Désir étrangement subtil,
Comme des émanations volatiles,
Flottant à la surface des Eaux Vives,
En une Imagination excessive et plaintive...
… Comme si le Firmament des Etoiles,
Et la splendide Voûte Céleste,
Ressemblant tout à coup à une Voile,
En un sacramentel et généreux Geste,
S'étaient incarnés dans la Main de l'Amant,
Et dans son souhait exacerbé d'égaiement....
..
NOELLE ARNOULT
Jeudi 7 Février 2013
3 h



AU TEMPS DES ROIS : MARIE-ANTOINETTE,
et LOUIS XIV (FIER SOLEIL)
MARIE-ANTOINETTE
Marie-Antoinette a mis ses belles toilettes,
Assorties de son loup et violette voilette,
N'aime que les fêtes et les bals, feux d'artifices,
Grandioses, en son Palais, des dieux et des novices...
Ainsi donc vient la déesse que tous admirent,
Prête à recevoir doux soupirs, fastes plaisirs !
Le Dauphin l'ignore, encore bien jeune et timide,
N'aimant que l'Art serrurier, la chasse, impavide...
Car l'homme est un chasseur mais pas avec sa femme,
Alors celle-ci a ses courtisans, nobles âmes,
L'entourant, la flattant, la célébrant, gracieux,
L'encensant de compliments, l'adorant, heureux...
On la decrit frivole, de Messaline, un air,
Innocemment, elle joue des succès de lumière,
Gaie et délicate, parfaite musicienne,
Acquiert la plus forte influence en ce domaine !
Gluck, Guétry, Puccini, tous l'honorent et s'accordent,
Lorsque sa harpe fait carillonner ses cordes,
Qu'ainsi épris, en leur cœur, souhaitent apparaître
Sur les tableaux de Vigée Lebrun, grande Maître...
Femme de charme instruit, elle « s'occupe et s'amuse »
Dit-elle à sa mère Marie-Thérèse, excuse
Jolie, et que l'on pardonne aux anges qui brillent,
Font qu'ultime Royauté rayonne et scintille !
Marie-Thérèse lui ayant donné la France,
Marie-Antoinette règne, sublime, en Enfance...
Epousailles à quatorze ans, Reine de Versailles,
Sept ans plus tard seulement, le Dauphin tressaille !
Des quatre enfants qui naquirent, une seule vivra,
Les autres infants tendant aux Anges les bras,
Tant est que leur mère fut habituée au Malheur,
Devinant, devançant, de son destin, l'horreur.
Avant que Roi revienne, l'infâme guillotine
Aura tranché l'impériale gorge opaline,
En rançon, arrachés ses cheveux, sans relique,
En jugement hâtif, l'assemblée hystérique...
Noëlle ARNOULT
Dijon, Vendredi 28/04/17, 20 h
LOUIS XIV
FIER SOLEIL
Le Fier Soleil danse devant les Courtisans,
Son costume brillant illumine la nuit,
Tous admiratifs, renchérissent en compliments,
Tant Noble Louis XIV est danseur aguerri...
Menuet, deux pas en avant, effaçant l'épaule,
Voici le gai amusement des gentilhommes !
Bientôt, pour Lully, l'Opéra, le monopole...
En attendant, violons, hautbois, flûtes résonnent...
Les Miroirs, vers lui, se tendent tant il éclaire !
A peine dans la salle, tous à genoux, s'écrient :
Qu'il est beau, lumineux, parfait, ardent et fier !
« Te sine nomen iners »* , Du Lude apprécie...
(* « Sans toi je ne suis rien »)
Monsieur, Frère du Roi, s'habille de Lune étrange,
Afin de ne pas ensevelir sa splendeur...
Tous se côtoient à la Cour, Ecossais et Anges !
Un savoureux pêle-mêle de goûts, de saveurs...
Mansart fait la Place Vendôme, Les Invalides,
Quand la mouche de Madame de Sévigné
Affole, mignonne, Flatteurs, sans nulle ride,
De significations secrètes paraphées...
A l'époque résonne « Entre le Boeuf et l'Ane »,
« Auprès de ma Blonde » donne chant à Turenne,
« Gentil Coquelicot nouveau » Messieurs, Mesdames,
« Ma mère m'a donné un mari », dit Molière !
Le Roi aime les scientifiques étrangers,
Il les considère et les gratifie en hiver...
Admirateur d'Artistes, Peintres, Sévigné,
Les droits d'auteur, pour la première fois, en vers...
Les Fêtes, tels les plaisirs de « l'Ile enchantée »,
Où s'expriment les amours et le Merveilleux,
Alternent avec choix politiques, en dignité,
Esprit et Justesse en mélange bienheureux.
A Versailles, mille quatre cents fontaines jaillissent,
Pains de veau, crème de fraises, clous de girofle,
Des mets de Roi aux mets de choix s'épanouissent,
Dix-sept enfants pour n'en conserver qu'une étoffe !...
Fouquet ayant ébloui, surpassé Versailles,
Fus conspué, banni, emprisonné au Cachot
Louis XIV ne pardonna pas tel attirail,
Dieu jaloux, le Meilleur, le Seul, à être à flots !
« Jamais personne ne vendit mieux ses paroles »
« Il rendit tout précieux par choix et majesté » !
Ainsi parle Saint Simon , Dangeau en raffole
« Il s'est encore fait voir plus grand dans son décès »
A éclairer, irradier, superbe Apollon,
Aussi béni de Mars, Jupiter et Mercure,
De l'humain, des dieux, ultime consolation,
Du Rayonnement de la France, un Miroir sûr ! »
Noëlle ARNOULT
3 Avril 2017
Bus Châtillon-Dijon, 18 h





vendredi 5 janvier 2018

TATSUO JIKUMARU

TATSUO JIKUMARU





Oeuvre de Tatsuo Jikumaru, à la Galerie de Patrick Dupressoir, Châtillon-sur-Seine. 
Exposition de Décembre 2017-Janvier 2018.

Un excellent Artiste-Peintre, découvert à la Galerie d'Art et d'Or ! 
Magnifiques Peintures emplies de subtilités mystérieuses, mystiques, approfondies par un jeu d'ombres, de Lumières diffuses et correspondances subliminales, délicates, et empreintes d'un Romantisme profond. 
Des Profils signifiants, des regards délicatement baissés voire voilés, pudiquement et lourdement, à la fois, terriblement évocateurs et parfois, peut-être, même, chargés d'un lourd secret ou révélateurs d'une Voie que l'on nous invite à suivre, de manière irrésistible..

MELISANDE

MELISANDE m'invite en ses Royaumes et Forêts sauvages...
(Poème extrait de mon Recueil publié chez Hugues Facorat Editeur,
contact : noellearnoult27@gmail.com
"Si j'avais été la Belle et autres Licornes", 270 pages de Poèmes et Contes, dessin de Couverture
et intérieurs de Noelle Arnoult)





MELISANDE

Courir dans l'obscure et majestueuse forêt comme une Mélisande,
Divinité des Chênes Verts, des mers et des sinueuses rivières,
Mes cheveux blonds épanchés, gorgés d'eau et de lumière !...
J'irai à jamais survivre en féerie, à jamais en Brocéliande !

Ophélie parée d'une enchanteresse guirlande de prophétiques fleurs ,
J'échappe ainsi au dépit grâce à la Sage Biche, parée de clarté,
A son Blanc Faon offert à notre tressaillement de divine sensibilité,
Rappelant, en l'innocence confiante de son regard, la Première Heure...

Je me noie en sa tête penchée, ses yeux de profonde et riche Onde,
Mon âme échappe à la cruauté humaine, Prophétie qui me rassérène..
Oh comme je hais la terrible vacuité, l'alarme stridente des Sirènes,
Le fracas trompeur et dithyrambique du moderne et matériel Monde !...

J'hume et m'enivre des multiples effluves moussues de ce bois,
Habitant « Le Songe d'une nuit d'été », me cachant en un habillage feuillu,
Echapperai-je aux Modernes Parques qui me traquent et me tuent ?
Je ne sortirai plus, tant, à découvert, je suis traquée, aux abois !...

Oh que me manque ma Féerie !...Les merveilles de cet extraordinaire lieu !...
Y retournerai-je un jour ? Embrasserai-je à nouveau la magique Salamandre ?
Oh que son Feu ardent m'accorde la Flamme éternelle et tendre !..
Selon la pensée de Saint-Augustin, qu'elle me donne la Rémission de Dieu !...

Tant me manquent Enchantements de Morgane et Viviane,
La Dame du Lac m'invitant en son Palais de subtiles dorures,
Ruisselant de Sortilèges et de méandres aux chemins peu sûrs !...
Ah ! J'aimerais tant en retrouver les Augustes et Secrètes Arcanes !

Permets-moi de devenir le Phoenix de ces bois, l'Hôte attendu et honoré,
Enfin serai-je consolée, couverte de baisers amoureux et ardents,
Je composerai des Virelai à foison, admirerai les oiseaux et leurs chants,
Sylphe de l'air, je rejoindrai en songe l'Autre Monde et sa Beauté exaltée ! …

Noëlle ARNOULT
30 Juillet 2015
Châtillon-Sur-Seine


14 h




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