mercredi 11 juillet 2018

LES CRIMES DE GUERRE

LES CRIMES DE GUERRE...
Et voici ce qui se passa en Roumanie en Avril 1944, lorsque celle-ci prise en étau, entre infiltration allemande (d'abord avec coopération - avant tout pour éloigner aussi un ennemi commun, l'URSS, qui les avait déjà envahis durant la Première Guerre Mondiale (là où les Français prêtèrent main forte) et diminuer la présence juive, selon les souhaits des dirigeants durant cette période, puis révolte contre cet "apport" (en luttes "intestines anti-germaniques")  en fait considéré comme "envahisseur" lui-même, , et aide aux Juifs et proposition de les faire s'enfuir avec subventions, de la part du Gouvernement... La Roumanie subit toutefois des bombardements multiples de la part des alliés anglo-américains... En punition !..Alors qu'ils pouvaient, pour certains Roumains, être considérés comme venus les aider, et attendus avec espoir par la population....Au sein-même des optiques changeantes et parfois contradictoires des dirigeants roumains..
Cependant, levant la tête vers le ciel, celui-ci leur tomba sur la tête...
Les 14 et 15 Avril 1944.
En voici de terribles images...
Un scandale comme à Hiroshima ou au Vietnam...
En Roumanie où tout fut détruit systématiquement et des civils morts par milliers...
Détruisant tout Bucarest (et son joli "Petit Paris") ou presque, et tuant des milliers de civils, visant même les associations hospitalières de soins aux blessés et tout monument important de la ville (Universités, Bibliothèques, Eglises chrétiennes et orthodoxe grecque, Gares, tramways emplis de voyageurs...)...
Autant de crimes de guerre en fait.
On pourrait citer ici :
- Pour le Vietnam,
(Source "Le Monde") :
« Les bombardements ne fonctionnaient pas, mais Nixon les a défendus et les a intensifiés pour faire croître ses chances de réélection. Affirmer que bombarder était militairement efficace était un mensonge et Nixon prouve clairement ici qu’il le savait. »
- Ou Hiroshima, (Source l'Express) :
"La bombe a limité l'hécatombe humaine dans la guerre du Pacifique. Le Japon préfère l'oublier. En occultant ses responsabilités."




mardi 10 juillet 2018

PIVOINE DE CHINE


Ce Poème constitue un hommage au livre « PIVOINE » de la grande Ecrivaine américaine, Pearl Buck, qui a vécu une importante partie de son existence en Chine, et est d'ailleurs considérée, par les Chinois, comme auteur chinois.
Maman m'a offert ce magnifique livre, lorsque j'avais peut-être treize ans et je l'ai beaucoup apprécié, ai ressenti une importante émotion en le lisant. Ecoutant une musique asiatique, je me suis mise à y resonger, presque par hasard, cependant avec violence, et j'ai désiré écrire ce petit Poème, « Pivoine », en Hommage à la fois à Pearl Buck, à ce livre très émouvant, et à sa jeune héroïne, jeune esclave chinoise amoureuse secrète et passionnée de son maître David, héritier d'une famille juive.

PIVOINE DE CHINE

Pivoine de Chine,
Le long du musical sentier,
De tes notes égrenées...

Pivoine de Chine,
Arôme enivrant de jeunesse,
Confine aussi à morne tristesse...

Pivoine de Chine
Sert Léah, sa belle maîtresse,
Sans caresses ni allégresse.

Pivoine de Chine
Aime David, Etoile du Matin,
Promesse d'Israël et des siens.

Pivoine de Chine,
Enfant esclave du Fleuve Jaune,
Mise en cage comme fâcheux faune...

Pivoine de Chine,
Une année de cruelle famine
Te conduisit, des riches, aux cuisines.

Pivoine de Chine,
Fleur froissée de Mandchourie
S'imagine, face à une Rose, amoindrie.

Pivoine de Chine
Se croit laide en robe de Lotus,
Pourtant si gracieuse, enchantée d'Angélus.

Pivoine de Chine
Observe les effloraisons de Nénuphar,
Se sent pâle et sans joli fard...

Pivoine de Chine,
Gracieuse comme bourgeon de pêcher,
Orne la demeure de jeunes gouttes de rosée.

Pivoine de Chine
Se hâte pour, les Fêtes du Printemps, célébrer...
En l'honneur d'un peuple, grâce à Moïse, libéré !

Pivoine de Chine
Resplendit de ses beaux atours de Gardénia,
La douleur tapie en son cœur de Lys et de Soie...


Noëlle ARNOULT
Dijon, Minuit
Le 25 Janvier 2017

dimanche 8 juillet 2018

TRISTES SIRENES...





TRISTES SIRENES...

Les sirènes de Syracuse nous abusent
Lorsque les naïades nous lancent des oeillades...
Oh ! Comme ces délétères Muses nous usent !
Triades en jérémiades nous rendent malades...

Vous nous mentez, escrocs du Temps montrant ses crocs,
Vêtus d'habits de bonhomie, de tendre Mie :
Vous chopez notre main, entrechoquez vos mots,
Si fieffée litanie, sans rivière ni lit...

Ces mots forment colliers d'osselets, tombes d'or,
Pour les avatars, Pilates, autres numismates,
Collectionneurs en fausses homélies, raptors,
Menteurs, extrapolateurs, amasseurs, primates !...

Ah ! Ils dansent sur nos tombes, avant la cadence !
Au-deça de l'aube pâle en suie bacchanale...
Déblatèrent et ricanent en cœur sec décadence,
Nous laissant exsangues et sans chant devant ce Mal !

Oh... Je tombe en lie de Mémoires d'Outre-Tombe !
Ton caveau suinte tes ossuaires sans benjoin,
Pandora mue par Athéna en catacombes,
Lointaine, tel Tréponème, conspuée, sans soin...

Ton avanie m'attribue Misère hors de prix,
Années de bons, loyaux services, jouées aux dés,
Si, sans surprise, c'est ainsi que l'homme rit !
Les fées ont l'âme trompée à bien trop rêver...

Noëlle ARNOULT
Bus Châtillon-sur-Seine/Dijon,
Vers 18 h-18 h 30,
Dimanche 8 Juillet 2018.

jeudi 5 juillet 2018

MOSCOU



MOSCOU EST LA VILLE DES POETES ET DES ECRIVAINS 
ETERNEL PRINTEMPS DES POETES
Mais, auparavant, l'hiver...

Vision poétique


HIVER EN RUSSIE

Par la claire fenêtre du bus,
Un paysage blanc de toundra
Enjolive coutumes et us
D'un pays loin des rites et lois...

Prenant un air de Grande Russie,
Evoquant Catherine et les Tsars,
Divagation part en Sibérie,
Résonant de glas et de départs.

Moscou s'abrite en édredon riche
D'opaline, ornementés flocons,
Présence d'Art roman en pastiche,
Vision féérique, mystère abscons...

Prient en paix orthodoxes églises,
Rutilent d'or, d'argent et d'hermine,
Une suavité où l'on s'enlise,
De tendres protections intestines...

Des visages souriants du Caucase
M'offrent bon et courageux accueil,
Emmitouflés, pourtant tête rase,
Yeux pétillants devant vaste seuil.

Le gigantisme des lieux me charme,
Le soleil enjolive la neige,
Entre Orient, Occident, sans alarme,
Me narre ses contes et solfèges...

Noëlle ARNOULT
Lundi 21 Janvier 2017
Vers 8 h

dimanche 1 juillet 2018

ETRE CAPABLE DE DESSINER UN COEUR...


Souvent un adulte, et plus encore, un homme, a oublié ce que dessiner un coeur veut dire... et c'est horriblement triste et aride...
Car seuls les êtres ayant sauvegardé leur âme d'enfant, tout au moins en partie, savent et osent dessiner des coeurs !
En ce Poème, un parallèle est opéré avec St-Exupéry tant celui-ci a déclaré : "on ne voit bien qu'avec le coeur" !
En métaphore filée de l'aviation, j'évoque aussi Nungesser et Coli et leur fameux avion l'Oiseau Blanc, peint par mon grand-père, Georges Lhuillier, car l'Oiseau Blanc représente aussi le Rêve, la Passion, la Foi.... Comme l'Amour !
D'autant que piloter un avion revient à frôler et côtoyer le Ciel, toujours...comme l'amour !.
Vive ces Nuées !
Et n'omettez pas de ... Dessiner des coeurs !


CAPABLE DE DESSINER UN COEUR...


Adulte capable de dessiner un cœur :
Le voici descendu d'un noble firmament,
Où ce radiant brûle encore, d'anciennes heures,
Scintillement primordial offert aux Amants !...

Oh, quand un homme grand sait dessiner ce mot !...
N'est pas honni, banni de la Terre des Hommes ;
On lui sert d'ardentes ailes de Roméo,
Non dérobées en querelles, jeux qui assomment !

Regard pointé en ciel sait y peindre Levant,
Mains fouillant la terre, se colorer rubis,
Frémir de son chuintement d'ailes d'Oiseau Blanc,
Percevoir le chant des oubliés, des omis...

Se voir les mains d'un enfant et non ses ridules,
Tels Nungesser, Coli, rêver de l'Amérique,
Ne craindre que du désséché le ridicule,
Se vivre en vol Long Courrier, boussole Tropique.

Un autre cœur l'attend, qui admire sa courbe,
Courbe de désir, d'espoir, de Grâce et de Foi,
Empressé, enfiévré, pose sa bouche tourbe
En sublimation de l'Anima de son Roi...

Quand un Saint-Exupéry se faisait Archange,
Que solitaires cœurs hantaient le Petit Prince,
En pointillait l'esquisse, pour donner le change,
Suppliait les rigides de lâcher leurs pinces..

« Dessine-moi un mouton », de ta belle gouache,
Signifie bien plutôt « Adore-moi, beau coeur » ;
Contourne, ourle, rembourre au fier crayon d'Ache,
Immole, d'enfant et d'amoureux, la Douceur...

Noëlle ARNOULT
Bus Châtillon-Dijon, 18-19 h,
Le 1er Juillet 2018.

jeudi 28 juin 2018

L'ANTHOLOGIE POETIQUE FRANCAISE

L'ANTHOLOGIE POETIQUE FRANCAISE, coordonnée et préfacée par moi et élaborée et traduite par Daniel Dragomirescu, Fondateur et Rédacteur en Chef pour HLC, va prochainement sortir et inclus différents Poètes très talentueux.. .Ci-dessous, l'un d'eux, Julien Miavril. (voir, en cet article, aussi Gérard Angaud et Georges DE RIVAS)...

https://contemporaryhorizon.blogspot.com/

Ma Préface :

PREFACE POUR L'ANTHOLOGIE FRANCAISE

Pourquoi une Anthologie ? Et surtout Contemporaine ?
Parce que il n'est pas que le passé, ce beau Passé culturel et littéraire qui a besoin de survivre et vivre, en témoignage de notre état et façonnage d'Homme, pensant, ressentant et extrapolant...Etre humain paraphant son humble et si rapide passage sur un globe terrestre, paraissant parfois titanesque - en comparaison de ses jours faibles et comptés - quoique soutenu par un Atlas...

Quand on dit « Anthologie », il est question de la Mémoire vive d'un pays, mais aussi de notre pérennité personnelle. En effet, dans l'individualité comme dans le général éclot la Poésie, Fleur vénéneuse comme salvatrice, Orchidée aux fortes senteurs également odoriférante, tout à la fois, à la manière d'une timide, secrète, parfois souffrante, voire exsangue ou lacérée Violette.

Poésie certes issue d'un passé mystique et grandiose, fulgurant à n'en pas douter, peut-être né en ou de l'Oeuf Primordial, selon une Osmose fulgurante, ou des Idées pré-existantes à l'Homme, en l'optique d'un Platon, ou de L'Eden premier, d'un Age d'Or, de nos Mythes, en tout cas, d'une époque où l'âme ne s'exprimait qu'en ciselé de Trésor, pierreries devenues éparses depuis et qu'il échoit au Poète moderne de ramasser, amasser, comme ses ancêtres artistiques, et de transmettre, en subtile transmutation non des métaux, cependant des mots.

On retrouve ainsi à chaque pas le symbole d'Orphée remontant Eurydice des Enfers, pour la rendre à la vie, comme le Poète ranime notre être profond, la Poésie demeurant toutefois la plus ancienne expression littéraire, bien avant la Prose, bien entendu... Fait qui, à lui seul, ne peut lui ôter ses lettres de noblesse.

On retrouve aussi là la primauté de la déesse Mnémosyne, qui donne le souvenir aux Initiés, puisant à sa source de droite ou, prenant à sa gauche, en source de Léthé, l'Oubli nécessaire, accordant l'effacement et la disparition, aux autres.

Pour Bachelard, dans l'Air et les Songes, tout mouvement, tout air, toute nuée, est Imagination, et la Rêverie demeure reine, puissante pour nous transporter en tout lieu.
Car l'imagination n'est pas la faculté de « former des images » écrit-il, mais de les « déformer ». Une grande liberté pour l'humain. Ainsi est « l'action imaginante ».

Comme le proclame Blake, « l'imagination n'est pas un état, c'est l'existence humaine elle-même ».
L'espace induit une poétique, mais bien avant tout, l'Homme et le Poète.

Et sans conteste, selon Joubert : « Les Poètes doivent être la grande étude du philosophe qui veut comprendre l'homme ».

Ainsi, nos Poètes français et d'expression française ici représentés, possèdent pleinement, à différents degrés, et en empruntant diverses voies et styles (hermétisme, symbolisme, mysticisme et obsession, voire illumination, comme romantisme, ou modernisme ou fantaisie subtils ou aventureux) la légèreté empruntée à cet élément Air imaginatif, comme la profondeur du « vice nécessaire » induite par l'approfondissement et la descente parfois hasardeuse, abrupte et ténébreuse en leurs remous « de Profundis », ces cris et ces stances de gloire qui sont pleinement l'apanage de l'humanité quoiqu'il en soit, exacerbée en langage poétique...

Noëlle ARNOULT 
Juin 2018, pour Anthologie Française élaborée

par Daniel Dragomirescu.

(POUR TOUTE INFORMATION, merci de me contacter par mail :
noellearnoult27@gmail.com)




Traducere de Daniel Dragomirescu


















Exode

Qui aspire à s'unir au monde doit consentir à son chaos
Non moins qu'à profaner l'indivisible corps de la lumière 
Par le recours provisoire à quelques signes crépusculaires,
Arrachés au versant aride de la parole d'un dieu sans voix.
Et il n'est nul chemin alors que l'éclair chargé d'un feu ancien.
Celui d'un monde où parmi les débris tu ne cesses d'errer
Pour ne pas t'être hâté de perpétuer l'aube de nos légendes,
Hâté de sertir d'éclairs l'héritage des générations défuntes,
Hâté de réaliser ton unique ascension à la faveur d'un séisme,
Pour avoir fondu tous les fleuves en un seul, en linceul
Qui traverse le pays des morts pour se jeter dans ton sang.
Prends part au festin que préside le dernier des poètes
Car ta dynastie ne connaîtra de royauté que dans l'exode.


Exod

Cine aspiră să se unească cu lumea trebuie să-şi accepte haosul
Nu mai puţin decât să profaneze indivizibilul corp al luminii 
Prin recursul provizoriu la câteva semne crepusculare,
Smulse de pe versantul arid al cuvântului unui zeu fără glas.
Şi nu există nici un drum decât fulgerul schimbat al unui foc străvechi.
Cel al unei lumi unde printre ruine tu nu încetezi să rătăceşti
Fiindcă nu te-ai grăbit să perpetuezi dimineaţa legendelor noastre,
Grăbit să inserezi cu fulgere moştenirea generaţiilor defuncte,
Grăbit să realizezi unica-ţi ascensiune în favoarea unui seism,
Pentru că ai topit toate fluviile într-unul singur, într-un linţoliu
Care străbate ţara morţilor ca să se arunce în sângele tău.
Ia parte la festinul pe care-l prezidează ultimul dintre poeţi
Căci dinastia ta nu va mai cunoaşte din regalitate decât exodul. 

Profil cultural

Julien Miavril est né à Reims en 1988. C'est à l'entrée dans l'adolescence qu'il entend et répond à l'appel des muses et de la poésie. Il étudie la littérature et la philosophie dans différentes villes, Reims, Lille, Paris puis Strasbourg, et voyage beaucoup tout en participant à divers projets musicaux. Il consacre un mémoire de fin d'étude au rapport de la littérature et de la philosophie dans l’œuvre de Philippe Lacoue-Labarthe ; mémoire qui restera par ailleurs inachevé. Il publie son premier ouvrage poétique, un hommage sulfureux à Antonin Artaud, en 2016 aux éditions du pont de l'Europe sous pseudonyme. Il publie l'année suivante, en auto-édition, un calendrier sur le thème des danses macabres réalisé en collaboration avec l'illustratrice strasbourgeoise Gulliver. Ils poursuivent leur collaboration poético-artistique par la publication aux éditions Guy Trédaniel d'un oracle médiéval et merveilleux qui devrait paraître fin 2018/ 2019. Il travaille par ailleurs à la publication d'un recueil, Les féeries profanes, qui couvre cinq années de travail dédiées à l'expérience poétique , et prépare la sortie d'un roman et d'une bande dessinée, tous deux en cours d'écriture et mêlant poésie et mysticisme. Il exerce en outre le métier de professeur de lettres et d'histoire dans la région de Strasbourg.  

Traducere de Daniel Dragomirescu

lundi 18 juin 2018

TOUR D'IVOIRE


TOUR D'IVOIRE



Qui m'aimera ?...
De ma Tour d'Ivoire,
Je scrute les nuées ombragées,
Ma longue chevelure écartelée, noire,
Devenue sombre, un encensoir,
En de tristes soirs...
Comme de multiples deuils
Consommés sur, de l'amour, le seuil...


Ma chevelure d'offrande et de tendresse
Enchevêtrée de fleurs d'Héliotropes, abondantes,
De Lotus, Jasmins et roses odorantes,
Sera tissée d'ensorceleuses tresses
Où les onguents de l'hyménée
Se glissent, habiles vainqueurs-nés,
Me transfigurant en une puissante Circé,
Considérée comme une déesse, par Homère,
Magicienne, de par ses poisons amers,
Ayant capturé même Ulysse, épousailles pleines de fécondité...


Qui embrassera mon cœur,
Parfois, sous la peau nue, si lourd,
Et soulèvera mon âme d'allégresse
En comblant mon corps de douceurs
Cependant que, de la cérémonie de l'amour,
Je serai la grande prêtresse...
Nous serons, aux jaloux, rendus sourds,
Puisque, l'un de l'autre, serons dans les bras ;
Quand bien même ce n'est point pour toujours...
Celui qui désirera être mon Roi...


L'Amant du Passé a fui
Envolé dans la nuit ;
L'Amoureux du Présent,
Comme le brouillard, inconsistant ;
Celui du Futur, simple Rêve ,
Ne s'apparente qu'à une trêve ;
Il nous permet, ce songe,
De croire à des mensonges,
Évite que l'on capitule,
Souhaite que l'on affabule...



Mon long cou blanc,
Glorifié ainsi que dans « Le Cantique des Cantiques »,
Est prêt à recevoir tes baisers de sang,
Taches rouges, comme pacte romantique...



Devrais-je emprunter
L'Antique Porte d'Ivoire
Pour, aux songes trompeurs, croire,
Etre pleinement révélée,
Ainsi que l'avait fait Enée !...
Sortir ou m'enfermer
En cette Tour d'Ivoire,
Où les âmes isolées font leur histoire …


« Où Vigny, plus secret...
Avant midi, rentrait » ;
Là où le Poète soigne ses blessures,
Là où je peux encore garder fière allure,
Songeant au Cantique, afin que mon sein
« Soit parfumé de précieux vins » ;
Que mon corps, « recouvert de Lys et de Froment,
Présente ses deux seins, semblables à deux faons » ;
A cet abandon sensuel et total,
Où n'existe pas, de la souffrance, le mal...


Au plus haut de la Tour
Me saisit l'Ivresse de « l'air pur des solitudes »,
« L'oubli dans la coupe d'or des Légendes » ;
Ainsi sommes-nous, Nerval et moi, dans nos turpitudes,
Dans le secret de nos offrandes,
Ivres de Poësie et d'Amour....



NOELLE ARNOULT
Vendredi 28 Décembre 2012
3 h