mardi 9 avril 2019

LE BIEN-PUBLIC MET A L'HONNEUR NOTRE ANTHOLOGIE POETIQUE CONTEMPORAINE BIBLIOTHECA UNIVERSALIS 9 AVRIL 2019

UNE BELLE PUBLICITE POUR NOTRE ANTHOLOGIE POETIQUE CONTEMPORAINE FRANCAISE 1 :

(Publiée Chez Bibliotheca Universalis, version franco-roumaine, traduit par Daniel Dragomirescu, Ecrivain et Journaliste roumain, né à Bucarest en 1952, Etudes de Philologie à l'Université de Bucarest, a publié plusieurs livres - Préfacée par Noëlle Arnoult, Rédactrice France, mail : noellearnoult27@gmail.com)

DANS LE BIEN-PUBLIC DE CE JOUR, LE 9 AVRIL 2019 :

Merci à tous nos Poètes y ayant participé !
Pour obtenir ce résultat magnifique !

(Sylvain Escalier, Serge Mielly, Claude Chaillet, Georges De Rivas, Julie de la Vega,Jacklynn Beckman, Josette Gallou, Cynthia Kimberley, Frédéric Fort, Julien Quittelier, Julien Miavril, Noëlle Arnoult, Vincent Dumoulin, Marie Cholette,Jean Leznod...(liste non exhaustive)




dimanche 7 avril 2019

QUI VEUT SAUVER LA ROUMANIE


QUI VA SAUVER LA ROUMANIE ?!

Qui va sauver la Roumanie ?...Aile de l'Europe,
Vous ne voyez pas qu'elle étouffe et dépérit ?
Vous ne la souhaitez pas, de nous, en Apocope ?!!
Notre cœur, notre sœur !....Ah ! Berthelot, revit !
Reviens vers nous pour la tirer du Mécréant,
Ce tyran, Monstre rouge, aux mains pleines de sang !


Arrêtez de chanter « A bas la tyrannie »
Et « Aux armes, citoyens ! » quand souffle une brise
En douce France de mon enfance ravie
Tandis qu'à l'Est, mugit tempête, mord en bise...
Cette bise glacé du traître et assassin,
Tuant, creusant des charniers, terrible larcin.


Effroyable butin de millions d'êtres humains,
D'Evêques gréco-catholiques mis en tombe
A la sinistre Prison de Sighet, d'airain,
Aux morts sans nombre, dignes, de ceux qui succombent,
Morts sous la Révolution d'un génocide ivre,
En monde récent, Quatre-vingt-neuf se délivre.


Aux portes de l'Europe, que tant veulent clore,
La Roumanie se débat, entre Ukraine, Hongrie,
Comment oublier ce poumon qui nous honore,
Portant fier un drapeau si semblable à Paris !
D'un Petit Paris plaisir, ornant Bucarest
De belle architecture haussmannienne, du reste.


Mains jointes de la France, Allemagne, Italie,
Combattons l'Hydre bolchévique en son rictus,
Voici la Marseillaise en son apogée, sans lit,
Ruisselant là où la Hyène offre ses cactus,
D'un Ceausescu, d'un Dragnea ridicules,
Montrez que vous n'êtes pas ceux que l'on affabule !!!

Noëlle ARNOULT
Dijon, 04 Avril 2019, 13 h 30

LA PLEUREUSE












LA PLEUREUSE

Je suis la Pleureuse professionnelle, à vif,
A l'heure où nos émotions doivent être cachées,
Comme une tare due à notre cœur profond,
A morsure de la vie, plaisir, incisifs,
Tout ce qui prouve que l'on vit, à palpiter,
Quand d'autres ne font qu'effleurer ce puits sans fond.

Comme dit l'Ecclésiaste biblique en sagesse,
On vit on meurt, on rit on pleure, tout en Partage,
D'un héritage humain de rocailles et de fleurs,
De lumières et de ténèbres d'où point la liesse,
D'où affleure la peine, d'un manque un présage,
Quand sans cesse en Joie veut se trouver notre cœur...

En Idéal, en Dieu, en Folie de Vénus,
De Lune, Soleil, Jupiter conciliabule,
De porter en nos doigts cette ouate papillon,
Si fragile, attachée à nos ailes d'astuce,
Qui nous fondent en tout, même en chouette qui hulule,
Pardon, si douce onction en notre rémission.

Pourquoi arborer de si imperturbables masques ?
Quand l'abîme est là, on le côtoie, quand plaisir
Vient, on l'exalte, l'honore, l'affiche et choie.
Que les Pleureuses avaient raison même fantasques,
Insupportables, entraîneuses à rebours sans rire,
D'exprimer de manière publique tout émoi.

Tant nous sommes vivants, et non si dure roche,
D'une âme exacerbée, entre morts et vivants,
Entre ciel et terre, Paradis et Enfer,
Vérité de notre être, à valeur sans reproche,
Expression de nos remous en vagues, montant,
Récompensés et malmenés sans cimetière.

Car la vie se trouve ici et frémit, si pure,
Si vraie, révélatrice en notre intérieur monde,
Un univers aspirant tout Autrui, mystique,
Insondable et cependant très beau, sans luxure,
Où des Anges si fragiles forment une ronde,
Cependant, quand fous de bonheur, joie hystérique !

Noëlle ARNOULT
7 Avril 2019
19 h

dimanche 31 mars 2019

LES AMOUREUX




LES AMOUREUX

« Les Amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics »
Ont vraiment de jolies gueules très sympathiques,
Tant ils s'étreignent à pleines mains, visages enfouis,
A côté d'adultes très aigris, sans folie,
Si tristes, si seuls, ressemblant à des pantins,
Non plus innocents mais ignorants, l'air de rien,
Mines de cire, pitoyables sires, sans l'amour,
Ne vivant plus, écumant « l'écume des jours »...

« Les Amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics » :
Qu'ils sont mignons, ces amoureux, et sympathiques,
Un corps balançant l'autre en gaie apesanteur,
N'analysant point mais savourant le bonheur,
Saisissant un monde dans le regard de l'autre,
S'en fichant d'autrui, se fichant des faux apôtres,
Se caressant, s'aimant, en tourbillons de feuilles,
Petits grelots tournicotant au vent sans deuil...

« Les Amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics »
Provoquent l'envie chez les passants hydrauliques,
Sevrés d'absinthe, d'eau-de-vie, capiteux vins,
Sevrés de bourgeons, fleurs et merveilleux parfums,
Sevrés de rires et de mélodieux chants d'oiseaux,
Sevrés de baisers mouillés, de velours de peaux,
Sevrés de flamboyants, joyeux matins du Monde,
Sevrés d'apocalyptiques couchants, et d'onde...

Noëlle ARNOULT
Mardi 19 Septembre 2017,
16 h 30
Station Tram République, Dijon.

samedi 23 mars 2019

QUERCUS ET HEREDA HELIX



QUERCUS ET HEDERA HELIX

O Mon Amour, comme je t'aime et m'abandonne,
M'enroule en toi, sur toi et en tes nobles bras,
Désespérée de t'atteindre où tu t'arraisonnes,
Effrénée à te rejoindre là-haut, là-bas.


O Mon Amour, comme ton fief est loin de moi,
Je m'époumone, ronronne auprès de ta chair,
Voulant atteindre tes sommets où tu es roi
Car, avec toi, je veux jouer la fille de l'air...


Je me projette, vive, en ma course exaltée,
Quand toi, déjà au ciel, tu offres tes offrandes,
Enraciné profond en ce sol déserté,
Quand les nuées t'accueillent lorsqu'on te vilipende.


Oh, parlons-en, des nuages passants, légers !
Ils te chatouillent les narines effrontément,
Quand moi, je m'essouffle, ver de terre à tes pieds,
Amoureux de son étoile, et éperdument.


Je suis cet Hédéra Hélix envahissant,
Me projetant et creusant ta chair en écorce,
Petit lierre amoureux de son chêne imposant,
Qui, de tant de baisers vrillés, goûte ton torse.


Toi, fier et superbe Quercus pédonculé,
Projetant tes branches en paradis azuré,
Tu sais bien que je m'agrippe à toi, forcenée,
Et tu chéris ma compagnie suave, adorée.

Alors que je me navre de ne pas te joindre,
De toucher en pâmoison tes feuillus si doux,
Toi, tu consens à t'abaisser en ma bouche, oindre
Mes pédoncules en efflorescence à ton goût.


Tu m'enlaces d'une forte branche alanguie,
Tu me caresses de tes feuilles frémissantes,
Tu me fais tienne en ton sang, veines reverdies,
Tu m'abreuves de ta pluie ruisselante.

Noëlle ARNOULT,
Samedi 23 Mars 2019,
10 h 30, Dijon

jeudi 21 mars 2019

NOTRE PRAIRIE DE CERF ET DE BICHE



NOTRE PRAIRIE DE CERF ET DE BICHE


Alcool sirupeux vert comme notre Prairie de Cerf et de Biche...
Et voici la première fois que je goûte l'Absinthe Sainte aux yeux de Poètes... 
Qui me fait juste boire en tes paupières  la Saveur de ton âme...
Pour quelques gouttes à ta santé, à notre amour, si riche,
Juste un Ecritoire pour un encensoir en lueurs de Fête,
Un tout petit offertoire sous lequel rien ne se damne....

Car sais-tu qu'en robe fleurie, cet alcool n'a rien d'extraordinaire !...
Tant l'ont vanté, à,titre de quelle vertu, et pour quoi faire ?!...
Pour quel seul élan de solitude, pour quels immuables refrains,
Pour quelle gloriole, abandonnés au fin fond d'un lieu sectaire,
En quelque ruisseau ravagé par torrents de tourbe, mortifère,
Quand l'Amour, mes amis, l'amour frappe et se loge en vos reins !

Ne dévalisez pas les souterrains des alluvions fluviales et passantes,
Quand votre Royal Cerf dévale, de noble allure et de noble coeur,
Les Monts comme les vallées, pour vous enjôler de son brame !
Oh, vous ne sentez son ardeur, son orgueil et sa fougue aimante ?!!...
C'est à vous qu'il songe et se console du frottement de ses ardeurs,
Sur écorces nues et rudes, alors qu'il vous honore comme on se pâme !...

Et vous, vous, Blonde Biche, vous errez dans la prairie d'un vert si coquet,
Si coquin que vous vous pâmez d'extases et de parfums démembrés,
Quand un seul faune vous manque, seul Hôte de ses bois rude d'ardeur !...
Vous cherchez ce grand fougueux, vous l'appelez, même en obscurs rets !
Dans les secrets de la Nuit, touffus, moussus, ventrus, emplis de joyeusetés, 
Votre gésine désertée geint et soupire d'extase, de désir et de sombre humeur  !

Viens, mon Cerf, en mon flanc, qu'il ne te soit aride, si teinté de palpitante verdure,
Oh ce n'est pas ce timide alcool en fredaine qui me fait chevaucher en ton ombre,
Qui me fait tendre ma fauve robe vers le chant des choeurs de tes tréfonds !...
Non, ce n'est que l'amaranthus veridis, qui hume tant et me transhume en cure,
En véronèse cure, oui, de ton âme, transmigration mystique sans pénombre,
Juste pour tes caresses de mes flancs ressuscités d'entre les pâles moribonds !

Allons l'Absinthe de Poètes n'est qu'un prétexte de Sylphe, d'Elfe ou de Farfadet !
S'il faut croquer la Pomme d'Eve et les graines enfouies des mystérieux bois, 
Mon hyménée suinte sur les roches en fusion de ma passion inextinguible...
Une Chimère ne saurait me nuire, même si elle se tient là aux aguets,
Car je n'ai à subir que le choix, que le profond arbitre de mon libre choix,
Tant je m'offre aux douleurs et aux douceurs de ta possession, en dîme exigible !

Mes joues caressant la fructueuse sève de l'arbuste font frémir le vert feuillage,
Epandu sur moi comme une tendreté de sauge, vibrant sous ton fier brame,
Me bénissant d'une onction, quand en lui se trouve un lit de myrrhe prolifique,
Quand un rayon de soleil m'accouple à tes fiers naseaux, en idylle d'Aéropage,
Quand sur moi, enfin, tu étends ton vaste et vigoureux corps, autant que ton âme,
Quand, en sommet d'Adoration, tu me pourfends de ton emprise alchimique...


Noëlle ARNOULT
28 mars 2018, Minuit 30.
DIJON.

MA BICHE

MA BICHE
En t'attendant, cette bête hantait la clairière,
Seule, abandonnée, soumise à un noir rival,
En ce doux Prélude à l'Après-midi d'un Faune,
Son cœur, ses yeux, avaient égaré leur lumière...
Oh ! Qu'au chevet de la nuit dansent Bacchanales,
Apre solitude, tyran comme cyclone !
Elle guettait, regardait, humait senteurs troubles,
Indéfinies, maussades, parfois mélodieuses,
Transportées par la brise, les soudains orages,
Elle te hantait de ses yeux humides, doubles,
D'une souffrance qui redouble, sentencieuse,
Réceptacles de nombreux chagrins, fureurs, rages...
De ses désespoirs à l'agonie de son âme,
De ses rivières de merveilles d'Ophélie,
Elle cherche toujours son Cerf absent à ce jour.
O Beauté-alarme de cette biche-femme,
Qui a connu l'opprobre et les pires avanies,
Qui veut uniquement fredonner à ta Cour...
Arrache l'humus en Adagio de Johann,
Si triste d'un Sébastien Bach crépusculaire,
Erre dans cette forêt toujours seule ou bannie,
Exilée de sublime amour comme on se damne,
Cherchant des glands, des feuilles, un abécédaire,
De cet âme simple, sublime, abasourdie...
En t'attendant, s'enterre avec le Crépuscule,
S'aventure en une Nuit de Ténèbres osés,
Hait le moussu tapis et le feuillu taillis,
Ne veut plus manger minuscule tubercule,
Seulement baiser, caresser tes Orchidées,
S'étendre sur flanc nu, absoute reverdie...
Transpercée de l'Aurore, aux yeux toujours humides,
La voici enfin, croisant ton Noble chemin,
La voici comme moi, pure transmigration,
Alleluia, pour survivre au terrible Vide,
Voici la croisée de son opaque destin !
… Son Cerf, Clairière, en Sérénade d'émotion !
Noëlle ARNOULT
17 Avril 2018
Dijon, 22 h