BOUGAINVILLEES ET MYOSOTIS
Enjoliver la Vie dans un monde de brutes, se livrer au Rêve, à l'Idéal et à la Passion, et les faire partager...
lundi 24 mai 2021
BOUGAINVILLEES ET MYOSOTIS
POUR TOUTE COMMANDE DE MES OUVRAGES Ci-DESSOUS :
Pour commander mes ouvrages, merci de bien vouloir s'adresser à :
noellearnoult27@gmail.com
(les dessins sont aussi de l'auteur, Noëlle Arnoult, et vendus à part, aussi
)
Livres de Hugues Facorat ou Bibliotheca Universalis :
De Paris à Bucarest, livres de poésies, franco-roumain,- L'Amour en Pièces détachées, Hugues Facorat, 2021
- Si j'avais été la Belle et Autres Licornes, Hugues Facorat, 2016
- Enfer, Limbes et Rédemption, Hugues Facorat, 2017
- De Paris à Bucarest en Poésie, Bibliotheca Universalis
Edition franco-roumaine, Bucarest, 2000
L'édition Claire Lorrain 2015, "Passion, Ombre et Lumière" n'est plus disponible,
ni les Editions Caractères, "Poèmes", oeuvre de jeunesse, 1984.
UN COMPTE A REGLER AVEC LA MORT
Tableau de Gabriel Rossetti, 1881
Image : David Gos
Rédacteur Web depuis 10 ans, un peu auteur, un peu Senior Content Manager de SEOmantique, un peu formateur
UN COMPTE A RÉGLER AVEC LA MORT
Le problème, ce n'est pas ce qu'il y a "après", c'est l’éloignement et la séparation.
J’ai un compte à régler avec la Mort - De haine !
Préférant brûler vive Ici et Maintenant,
Qu’en Éternité, me voir congelée, d’haleine,
Immobile à tout jamais, vidée de tout sang !
Aimer à tant souffrir, mais non survivre, Vivre !
Quand, trop petits, tout ce qui vous déplaît m’enivre !
Fi de leurs petits pas attendant le trépas,
Mes pieds me brûlent, haranguent, mes jambes s’enflamment,
D’un désir crucial qui me tourmente, sans roi,
Pur Élan qui, chevauchant tempête, m’affame !
Aimer à tant souffrir, mais non survivre, Vivre !
Quand, trop petits, tout ce qui vous déplaît m’enivre !
Vos précautionneuses allures font vomir,
Tant trépigne la vie, en réclamant ses droits… !
Passer à côté de la mort n’est pas mourir …
Frôlant le Précipice, en évitant ses doigts !
Soyez enchantés, respirez, chantez, Charmants !
Ne vous soumettez pas, infâmes peints de cire,
Vidés de vos veines, fantomatiques amants !
J’ai un compte à régler avec la Mort - De haine !
Tes putréfactions de sombre caveau m’exècrent,
Tu nous ôtes tous nos êtres chers, adorés,
Si bien que nos chairs se liquéfient en ru acre…
Terrible peur, flageolants de colère marbrée !
La mort infecte et sordide est une charogne
Comme sa hyène aux hurlements stridents suffoque,
S’étouffant elle-même et ricanant sans vergogne,
Compagne du chacal, assouvie, soliloque !
Le lit est abattu, tel le lit des tyrans,
D’un Exil, exode de songe, O Exodus !
Où le condamné a fui en désert dément,
Et où toujours on geint de malheur comme en Prusse !
La sombre terreur arrache nos yeux d’horreur,
Effroi insoutenable d’une main glacée,
De la vie enfuie, pourquoi enfuie de nos heures...
Tes yeux ainsi tournés en intérieur, figés !!
Arrêté terrible, dont amour est la cible !
Mnémosyne a ôté souvenirs, nos « je t’aime »,
Que puis-je opposer, tendant, tremblante, ma Bible,
J’ai un compte à régler avec la Mort – de haine !
Que Cerbère vous dévore, Léthé oublie !
Charbonnez-vous des braises offertes aux Enfers,
O Méphistophélès, succubes ahuries,
Dansez ! Laissez-moi me condamner à mes fers !
La liesse du Vivant, de la souffrance en Croix,
Le chemin d’épines, la lumière en jaillit !
Toujours, vous ignorerez les pleurs et la joie,
D’un abîme exacerbé, vous donnez le puits !
… L’Espace soudain semble vide, désertique,
Du sein de l’univers, plus rien de vibratoire,
Qu’un seul être meurt, nous devenons hystérique !
Couteau planté en plein coeur, aucune victoire !
Solitude insoutenable, aux arrêts de ces Parques
Que l’on devrait parquer aux arrêts, enchaîner !
Plutôt qu’elles ne nous cisaillent, achèvent d’un arc !
Perfides, atrabilaires, à jeter d’un rocher !
Oh voir, voir ! Comme Jacob, pauvre mais Elu !
Empruntant l’échelle magnifiée de rubis !
Connaître et baigner dans l’Amour, cet Inconnu
Escalader les marches du ciel, l’Infini…
Aimer à tant souffrir, mais non survivre, Vivre !
Quand, trop petits, tout ce qui vous déplaît m’enivre !
Pour écouter les chants séraphiques, O mon Ame,
Frisonne tel Oiseau de Paradis qui chante,
D’un transport, ensorceler l’Archange et sa trame,
De doux chants séraphiques devenir l’amante …
Aimer à tant souffrir, mais non survivre, Vivre !
Quand, trop petits, tout ce qui vous déplaît m’enivre !
Orphée, guide nos pas en ténèbres du songe,
D’une flûte mystérieuse, fait nous tendre
Une main exsangue en broussailles de mensonges,
Ramenant nos défunts à la vie qui engendre…
Noëlle Arnoult
Tous droits réservés,
Dijon, Mai 2021
(Achevé 24 Mai)
samedi 15 mai 2021
OU POUSSE UN LYS, OU CROIT UNE ROSE …
Les plantes courent dans la vallée
Où pousse un Lys, où croit une Rose,
Là où les larmes n’habitent plus,
Quand elles se couchent en leurs rosacées,
En leurs violines de violettes d’Oz,
Enchantements de songes perclus…
S’ébattre en prairies infinies, nids,
Quand on ne sait plus voir ses limites,
En a t-on jamais vécu d’ailleurs,
Quand nos chairs n’étaient qu’une abbaye,
Seul offertoire à nos puissants rites ;
Un val, mais sans dormeur et sans peur…
Ce ne sont que messagers en songes,
Frappant à nos portes poétesses,
Quand l’Augure a jeté ses tourments,
Lorsque en tes bras puissants sans mensonge
S’épanouit ma corolle de liesse,
Sous des nuages fort extravagants…
Ce sont des Soleils de catacombes !
Qui parfois jaillissent d’Outre-Tombe !
Tu es mon amour mais le sais-tu ?
Quand les grains de genièvre retombent,
Fondus en ma bouche sans colombe,
Tant oiseau a pris envol, s’est tu…
Mon corps d’albâtre, en rien ne folâtre ;
Seulement joyeux en tes yeux d’eau,
Le voici livré en jérémiades,
Quand il doit demeurer sans ton âtre,
Près d’antiques fougères, oripeaux,
Il livre son coeur en escalade.
C’est en sommet de jaunes jonquilles
Qu’Autel flamboie, que Temple se dresse,
Que des encens et myrrhes festoient,
Quand, d’un grand cri, ton âme qui brille,
En chair imprègne son allégresse,
Et que de moi, tu fais feu en toi…
Noëlle ARNOULT
18 Octobre 2019
Achevé 20 h 20,
Dijon
Tous droits réservés
lundi 10 mai 2021
En Janvier 2018, mon Poème "Comme la Rose" à Galerie d'Art et d'Or (Patrick Dupressoir)
En Janvier 2018, mon Poème "Comme la Rose" à Galerie d'Art et d'Or (Patrick Dupressoir)
Châtillon-Sur-Seine, 21400 :
CE QUE L’ON NOUS INSTILLE
Nous vivons toujours de ce que l’on nous instille,
Amour, fiole incomplète, inassouvie,
Là où rien ne se millimètre, sous nos cils,
Perle larme, toujours exacerbée, sans vie…
Désir sans passion, Prince toujours sans monture,
Quand je suis fringante jusqu’à la déraison,
Les paupières parfois closes sans ma mouture,
J’hésite à savoir où s’arriment mes saisons…
D’un cri, d’un seul, j’aimerais m’arracher entrailles,
Les jeter au vent pour tenter le plus offrant,
Même si Pythie en faisait froide ripaille,
M’écraser en ses bras, d’impétueux doux amant...
Excisée comme une plaie ouverte, fleur de peau,
C’est de couleuvres que l’on m’abreuve et tarit,
Impression de me voir desséchée à grande eau,
Me voici bonne pour un asile avili.
Au lieu de me prendre et me faire convoler,
Arracher, avec mes racines, et me soulever,
Mes lianes caressant la roche ciselée,
Comme, percluse au vent, chantant, déchaînée.
Dieu que l’amour n’a pas d’ailes, sourd aux appels
Des silences et cris intérieurs, des désirs rieurs ;
Les anneaux d’or encavés seront-ils, d’un scalpel,
Arrachés aux cieux … ? L’éternité de nos heures…
Noëlle Arnoult
27 Mars 2021, 4 h.
Dijon
Tous droits réservés.





























