Vous pensez que seul Poe aime les corbeaux ? Et non, bien sûr, les oiseaux et principalement, ces drôles de personnages en tenue de soirée, et très fiers, comme vivant très vieux, très malins et intelligents, fascinent tout le monde !
Enjoliver la Vie dans un monde de brutes, se livrer au Rêve, à l'Idéal et à la Passion, et les faire partager...
jeudi 19 mai 2022
FASCINANTS CORBEAUX !
CORPS ET AME, CHAIR ET ESPRIT,
CORPS ET AME, CHAIR ET ESPRIT,
VIEILLES MAISONS
VIEILLES MAISONS
Anciennes charmilles,
Volutes extravagantes,
Jardins secrets, âmes élégantes,
Peuplés de charmantes chenilles…
Voici venues les Trilles
De joyeuses mésanges aimantes,
Ainsi que de pies virevoltantes,
Grappillant au vol ce qui brille…
Un ru mystérieux ruisselle,
Chantonnant ses murmures gracieux ;
Un attirant petit pont de bois chancelle,
Au doux écho de ses aveux…
Des éclats de voix de jouvencelles
Frétillent à l'intérieur du puits pittoresque et curieux ;
Revigoré par cette jeunesse éternelle,
Il en prend un air vainqueur et heureux…
La demeure, de ses silences, déclame
Un lointain passé remontant à la surface,
Sibylline, telle un Chaman,
Se mettant à nu en quelques traces…
Une cave, sous l'envahissante mousse - une manne,
Se cache, comme subtilement, on trépasse ;
Des viscères, subtile et insidieuse alarme,
Des jours et moments difficiles, nous délasse…
Sur l'altier mur, lézardé et poussiéreux,
De gigantesques bassinoires de cuivre
Chantent des souvenirs silencieux,
Effluves de délicieuses confitures que l'on désire suivre …
Des milliers de livres hasardeux,
Collection immense abritant Elfes et Vouivres,
Hétéroclite et d'un charme heureux,
Le fol Espoir de voir cette œuvre survivre…
Personnages et gravures étranges,
Visages figés dans leur vécu, suppliants,
Que nous ne les oublions pas, eux qui sont des anges
Aux faciès joyeux ou souffrants…
Sol anciennement foulé que l'on dérange,
Tapisseries autrefois superbes, mitées à présent,
Miettes de Jadis que l'on mange,
En ces rêves ensorcelés, fascinants…
A chaque anfractuosité du mur,
Notre cœur palpite,
Comme à l'apparition d'un Or pur ;
Une merveille se tapit, ainsi qu'une invite…
… Toucher du doigt ces joyaux surs,
Nombreux ainsi que des rites,
Des richesses qui nous rassurent,
Ainsi que des trésors que l'on mérite…
Jamais ne me lasse de visiter
Ces vieilles demeures aux planchers grinçants,
Abritant le Règne des Araignées,
Sublimes dentellières au fil d'argent…
Un grand plaisir pour la pensée,
Aux excavations et labyrinthes amusants,
Nous délivrant les plus belles arcanes du Songe,
A travers tous ces merveilleux souvenirs attendrissants…
NOELLE ARNOULT
Le 4 Juin 2013
Tous droits réservés pour l’auteur et son éditeur,
Hugues Facorat
LA RECEPTION DE MA CARTE DE MEMBRE DES POETES FRANCAIS ! AVRIL 2022
Et ce fut un très grand plaisir comme un très grand honneur, que d'être admise en ce Cercle littéraire poétique si fameux ! Merci, vraiment !
Moi qui rêve de faire renaître le Cercle des Poètes disparus !
Et bien, je caresse d'une main douce et passionnée, ce rêve...
(Pour contact, et connaître mes ouvrages, me joindre par mail : noellearnoult27@gmail.com)
LE SALON DU LIVRE D'AUBERGENVILLE, REGION PARISIENNE, 78, DEBUT MAI 2022 :
Début Mai 2022, à AUBERGENVILLE, 78, Paris, un agréable Salon du Livre, où vous êtes venus, plein de joie, nous rendre visite !
Je vous y attendais avec plusieurs ouvrages poétiques, ma Pièce de théâtre récemment publiée, "L'Amour en pièces détachées", mes dessins, et de nombreux écrits pour ensoleiller nos jours !
lundi 14 mars 2022
SAUVEZ L 'ART !
AMOUR MELANCOLIQUE
Pour toute demande concernant mes ouvrages publiés, merci de bien vouloir me contacter par mail :
noellearnoult27@gmail.com)
MELANCHOLICUS AMOR
(Avec image de Blandine au coeur transpercé)
Pourquoi l’amour est-il aussi mélancolique ?
« Si tu ne m’aimes pas, je t’aime »… D’un poignard,
Me transperceras-tu, le cœur, l’âme, en supplique
Quand bien même le pire, cachée en nénuphar…
Sombrée en déraison, bien sûr, depuis longtemps,
Nul ne me connaît, silhouette hâve en exil…
Eh, quoi ! Et oui, Noëlle, tel Rimbaud sous le vent,
Tel Hugo, Chateaubriand en ses Mémoires d’îles !
« Spatio brevi spem longam reseces » *
Et oui, le noble Phare ! C’est lui, que ne dérange !
S’accrocher à ce pic d’horizon, promontoire,
J’envie ! J’envie le saut ! La Chute d’un Ange,
Sors ton luth, ta flûte, chante, Clio, ton histoire !
Ah ! Blandine au cœur nu, transpercé d’opprobre,
Seras tu morte à l’Aube, au réveil de la terre,
En fécondes mousses, dont la nuit n’est point sobre,
D’où seul un Angélus sait tirer des prières…
« Angelus Domini nuntiavit Mariæ » **
Cette nuit, dernière ?... Tu rêvais, tu songeais,
En pleines frondaisons, tu entendais ton nom,
Les gémissements clos, prisonniers en harnais,
Claquaient en gésine, comme vils coups de fouet !
Pourtant ta poitrine, soulevée de soupirs,
Palpitait tant d’amour, survolant vertes haies,
Psalmodiait en ruisseaux, feuillage qui respire,
Mélodie insensée, Anges obscurs et si gais…
Noëlle Arnoult
Tous droits réservés,
15 Mars 2022, 2h,
Dijon
* Chateaubriand
** Angélus : l’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie.






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