jeudi 19 mai 2022

FASCINANTS CORBEAUX !

 Vous pensez que seul Poe aime les corbeaux ? Et non, bien sûr, les oiseaux et principalement, ces drôles de personnages en tenue de soirée, et très fiers, comme vivant très vieux, très malins et intelligents, fascinent tout le monde !

Ici, deux de mes Corbeaux se sont envolés puis posés pour vous parler... Et ils dissertent ainsi chez mon éditeur Hugues Facorat Edition.
Vous pouvez me retrouver sur ma Page "Poèmes de Noëlle Arnoult"...
Et quelques autres, comme "Fatalité Antique", "Poésie Lunaire ou Arts vénusiens de Noëlle" ... ou bien correspondre avec moi, via mon mail : noellearnoult27@gmail.com
Je me ferai un plaisir de vous dédicacer quelques ouvrages de votre

Tous droits réservés à Noëlle Arnoult


UN CORBEAU
Un Corbeau, tout seul sur sa botte de paille,
Scrute l'horizon et admire le soleil couchant...
Il se sent heureux sous les flammes qui le mitraillent,
Ce feu de la journée qui le brûle encore savamment.
Lui qui a su lustrer ses belles plumes d'ébène,
A l’œil intelligent, réverbérant les derniers rayons,
Offre le miracle de la Nature en scène,
Présente un tableau saisissant d'irréaliste fusion…
Ce Corbeau, immobile et sentencieux en son silence,
Solennel et captivé par un spectacle sans équivalent,
Admire l'aride paysage en toute confiance,
Participant aux Épousailles de la Terre sèche et du Blé exaltant…
Noëlle ARNOULT
Sortie de Langres (Haute-Marne)
Vendredi 3 Juin 2015


BUTTES CHAUMONT…
Le Corbeau II
Vision du Samedi 4 Septembre 2021,
Paris

Assise nonchalamment près de la rivière,
Ma main abandonnée au fil de l’eau bruissant,
J’examine, à l’affût d’enquêtes animalières,
Ce noir corbeau, fourbu d’aguets, point mécréant.
De sa livrée noire, il se pavane, dandine,
L’air sérieux, important, hautain, d’un connétable,
Montre gousset, comptable sous ses plumes brunes,
Pour un peu, ferait la roue, car il me fascine…
Joyeuse mine, d’un ruisseau fait Rubicond,
S’il n’est pas César, Bonaparte ou Alexandre,
Je me fais moniale ou escalade des monts,
Printemps, été, sifflant encore, loin des cendres…
Le Coquin, en sa maraude, m’espionne en coin,
Mes intentions sont elles bonnes, gros butin ?
Quel Fredin, Fredaine, pour un quignon de pain,
Ici on est Noir de charbon, et non gredin !
Ce volatile sait bien que je perce à jour
Visionnaire et savourant l’Âme universelle,
Il n’ignore pas qu’il peut me faire la cour,
Qu’il me ressuscite succincte jouvencelle…
Après m’avoir ainsi tant charmée, je l’enchante
En lui lançant, fort désinvolte, sur la sente,
Quelques bouchées qu’il trouve de miel, amarantes,
Un peu de rubis et je serais son amante !…
Noëlle ARNOULT
Paris, Samedi 4 Septembre 2021,
Buttes Chaumont, midi.



CORPS ET AME, CHAIR ET ESPRIT,







 CORPS ET AME, CHAIR ET ESPRIT,

COEUR ET DESIR :
PRODIGES DE LA VIE !
Il est tout de même bon de rappeler que Dieu nous a créés corps et âme. Ou âme et corps.
Je veux dire par là que tout ce que l'on nous a donné est bon, bel et bien beau. Et qu'il faut le glofifier. Nous sommes un corps de gloire.
Regardez et admirez la perfection faite Homme ou Femme !
Réjouissez-vous devant la magnificence et diversité de la gent animale, ces si charmants animaux, chats, chiens - et puisque vous caressez les animaux, n'oubliez pas de caresser l'être humain - oiseaux nous réjouissant de leur chant à chaque instant (ici le spirituel comme la Merveille s'adresse à l'Homme, mais de tant de joie et de conviction !), les félins, éléphants, otaries, papillons... tout ce que vous voulez, le monde de l'infiniment petit à l'infiniment grand !
Tout, absolument tout, est Réjouissance.
Et un Cri de Vie absolu.
Admirez l'Univers !...
Et pour en revenir au vif du sujet, j'estime en effet que nous sommes avant tout des êtres de Désir.
"Plaisir" n'est pas un vilain mot. Fort au contraire !
Aussi, à contrario des modes, le bouddhisme ne m'a jamais tentée.
En effet, je suis contre le manque de désir, du corps, de l'âme, de l'esprit. J'estime que nous sommes des êtres dynamiques, énergétiques - tout comme Dieu !- de Ravissement, de farouche volonté, et d'envie de faire, de partager, donc, qui nous font avancer, désirer, vouloir, enfin !
Point de nihilisme , surtout !
Point de "Après moi, le déluge !"
Nous fûmes sur Terre désirants, vibrants !
Et tirés de la noblesse de cette terre, grouillante de vie et de pulsations.
La Terre elle-même, que l'on nomme Gaïa, s'avère si palpitante, ne l'oublions jamais : nous lui ferions injure !
Et non pour finir en Nirvana et dissolution complète de nos âmes, et extinction, justement de tout désir, après un cycle de réincarnations incessantes et infernales !
Nous n'avons qu'une vie pour jouer toutes nos cartes, réveillez-vous !
Et ensuite, sans doute, une éternité soit invisible, aux yeux des communs des mortels, soit visible et même incarnée, un jour, tant est que la résurrection de la Chair puisse se réaliser.
Ne passons pas à côté de nos existences !
Un plaidoyer très important comme crucial.
Et oui, Dieu nous a créés jouissifs, ainsi l'indique le Cantique des Cantiques, la Belle attend son Aimé, ses seins sont de tendres faons et sa poitrine palpite de langueur. Ses reins de désir amoureux ! Son coeur et sa chair d'extase. ("Le Voici, Il vient !"...C'est lui, c'est elle, et pas un autre). Et des vignes du Seigneur également !
L'Ivresse, la fameuse Ivresse tant chanté par nos Chantres Poétiques.
Ivressse également de l'esprit comme du coeur.
(et même si certains ont voulu dire que ce Cantique favorise comme symbolise l'union de l'Homme avec Dieu ou l'Eglise, il n'en est que plus jouissif et ne le demeure pas moins en représentant également ou avant tout l'Union humaine, sacrée)
Et non, nous ne sommes pas sur Terre pour le dolorisme !
L'Ecclésiaste nous dit bien que si nous sommes heureux, qu'avons-nous à faire ? Et bien, profiter de ce bonheur.
Et nous réfléchirons assez, lorsque, un jour, nous serons tristes, désespérés ou malheureux.
Car bien sur la vie de la vie tourne. De la joie à la tristesse, et vice-et-versa ! Pour tout le monde !
Mais sachons être heureux, que diable !
En générosité extrème !
Et oui, la mansuétude de Jésus s'avère si grande :
Il suffit de tourner son coeur du bon côté.
Ainsi, Jésus sur la Croix dit au Mécréant repenti :
"Je te le dis, ce jour même, tu seras auprès de moi au Paradis" !
En tout cas, gloire au corps et à l'intelligence de l'Homme.
Profitons et assurons que nous n'avons nul besoin du transhumanisme terrible et abject, des technologies nous transformant en objet virtuel !...De cet eugénisme et de l'ère des androïds, désirée par quelques abrutis sur Terre, complètement déshumanisés, ou ayant livré leur âme au démon, sans doute !
Profitons de notre existence charnelle comme spirituelle, complète ! Et assurons que nous n'avons nul besoin du transhumanisme visant à nous faire disparaître, nous, l'Etre humain vivant, vibrant et libre, ainsi que son Créateur du reste. Plus d'étincelle du divin, plus de spiritualité ! Ils pensent bien sûr pouvoir tuer Dieu également et le faire disparaître.
Mais bien sûr, tant est que l'on ne désire plus quelqu'un, il peut disparaître, en notre non-amour.
De même, les Anges et nos Guides.
Voici pourquoi nous devons toujours vouloir et avoir envie et caresser ces désirs, car sinon, même, tout pourra disparaître de lui-même... Et, avant tout, l'Amour, n'existera plus nulle part !
Tous droits réservés,
Dijon,
14 Mai 2022

VIEILLES MAISONS

 



VIEILLES MAISONS



Anciennes charmilles,

Volutes extravagantes,

Jardins secrets, âmes élégantes,

Peuplés de charmantes chenilles…



Voici venues les Trilles

De joyeuses mésanges aimantes,

Ainsi que de pies virevoltantes,

Grappillant au vol ce qui brille…



Un ru mystérieux ruisselle,

Chantonnant ses murmures gracieux ;

Un attirant petit pont de bois chancelle,

Au doux écho de ses aveux…



Des éclats de voix de jouvencelles

Frétillent à l'intérieur du puits pittoresque et curieux ;

Revigoré par cette jeunesse éternelle,

Il en prend un air vainqueur et heureux…



La demeure, de ses silences, déclame

Un lointain passé remontant à la surface,

Sibylline, telle un Chaman,

Se mettant à nu en quelques traces…



Une cave, sous l'envahissante mousse - une manne,

Se cache, comme subtilement, on trépasse ;

Des viscères, subtile et insidieuse alarme,

Des jours et moments difficiles, nous délasse…



Sur l'altier mur, lézardé et poussiéreux,

De gigantesques bassinoires de cuivre

Chantent des souvenirs silencieux,

Effluves de délicieuses confitures que l'on désire suivre …



Des milliers de livres hasardeux,

Collection immense abritant Elfes et Vouivres,

Hétéroclite et d'un charme heureux,

Le fol Espoir de voir cette œuvre survivre…



Personnages et gravures étranges,

Visages figés dans leur vécu, suppliants,

Que nous ne les oublions pas, eux qui sont des anges

Aux faciès joyeux ou souffrants…



Sol anciennement foulé que l'on dérange,

Tapisseries autrefois superbes, mitées à présent,

Miettes de Jadis que l'on mange,

En ces rêves ensorcelés, fascinants…



A chaque anfractuosité du mur,

Notre cœur palpite,

Comme à l'apparition d'un Or pur ;

Une merveille se tapit, ainsi qu'une invite…



Toucher du doigt ces joyaux surs,

Nombreux ainsi que des rites,

Des richesses qui nous rassurent,

Ainsi que des trésors que l'on mérite…



Jamais ne me lasse de visiter

Ces vieilles demeures aux planchers grinçants,

Abritant le Règne des Araignées,

Sublimes dentellières au fil d'argent…



Un grand plaisir pour la pensée,

Aux excavations et labyrinthes amusants,

Nous délivrant les plus belles arcanes du Songe,

A travers tous ces merveilleux souvenirs attendrissants…



NOELLE ARNOULT

Le 4 Juin 2013

Tous droits réservés pour l’auteur et son éditeur,

Hugues Facorat



LA RECEPTION DE MA CARTE DE MEMBRE DES POETES FRANCAIS ! AVRIL 2022

 Et ce fut un très grand plaisir comme un très grand honneur, que d'être admise en ce Cercle littéraire poétique si fameux ! Merci, vraiment ! 

Moi qui rêve de faire renaître le Cercle des Poètes disparus !

Et bien, je caresse d'une main douce et passionnée, ce rêve...

(Pour contact, et connaître mes ouvrages, me joindre par mail : noellearnoult27@gmail.com)






LE SALON DU LIVRE D'AUBERGENVILLE, REGION PARISIENNE, 78, DEBUT MAI 2022 :


 Début Mai 2022, à AUBERGENVILLE, 78, Paris, un agréable Salon du Livre, où vous êtes venus, plein de joie, nous rendre visite ! 

Je vous y attendais avec plusieurs ouvrages poétiques, ma Pièce de théâtre récemment publiée, "L'Amour en pièces détachées", mes dessins, et de nombreux écrits pour ensoleiller nos jours !











lundi 14 mars 2022

 SAUVEZ L 'ART !

N'hésitez pas à rejoindre mon Groupe "Poèmes de Noëlle Arnoult" ou Pages artistiques :
Tous droits réservés à l'auteur et à ses éditeurs.
Et pour commander mon dernier ouvrage ici présent, "L'Amour en Pièces detachées", vendu 12 eur (frais d 'envoi en sus) Pièce de théâtre se lisant tel un roman. Merci de bien vouloir me contacter par mail, ou téléphone, pour en discuter.
(D'autres œuvres, Poétiques, cette fois-ci, disponibles)
Recherche également d'une Troupe pour la jouer sur scène.
Me joindre par mail : noellearnoult27@gmail.com
Références de mes Pages, Groupe et Blog :
- Fatalité Antique :
Ou bien, mon Blog :
noellearnoult.blogspot.fr ou
Et tous dessins de Noëlle Arnoult
Mais rien ne vaut de contacter directement un auteur pour parler de ses œuvres diverses !




AMOUR MELANCOLIQUE

 Pour toute demande concernant mes ouvrages publiés, merci de bien vouloir me contacter par mail :

noellearnoult27@gmail.com)




MELANCHOLICUS AMOR

(Avec image de Blandine au coeur transpercé)


Pourquoi l’amour est-il aussi mélancolique ?

« Si tu ne m’aimes pas, je t’aime »… D’un poignard,

Me transperceras-tu, le cœur, l’âme, en supplique

Quand bien même le pire, cachée en nénuphar…


Sombrée en déraison, bien sûr, depuis longtemps,

Nul ne me connaît, silhouette hâve en exil…

Eh, quoi ! Et oui, Noëlle, tel Rimbaud sous le vent,

Tel Hugo, Chateaubriand en ses Mémoires d’îles !


« Spatio brevi spem longam reseces » *


Et oui, le noble Phare ! C’est lui, que ne dérange !

S’accrocher à ce pic d’horizon, promontoire,

J’envie ! J’envie le saut ! La Chute d’un Ange,

Sors ton luth, ta flûte, chante, Clio, ton histoire !


Ah ! Blandine au cœur nu, transpercé d’opprobre,

Seras tu morte à l’Aube, au réveil de la terre,

En fécondes mousses, dont la nuit n’est point sobre,

D’où seul un Angélus sait tirer des prières…


« Angelus Domini nuntiavit Mariæ » **


Cette nuit, dernière ?... Tu rêvais, tu songeais,

En pleines frondaisons, tu entendais ton nom,

Les gémissements clos, prisonniers en harnais,

Claquaient en gésine, comme vils coups de fouet !


Pourtant ta poitrine, soulevée de soupirs,

Palpitait tant d’amour, survolant vertes haies,

Psalmodiait en ruisseaux, feuillage qui respire,

Mélodie insensée, Anges obscurs et si gais…


Noëlle Arnoult

Tous droits réservés,

15 Mars 2022, 2h,

Dijon

* Chateaubriand

** Angélus : l’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie.