Dernier ouvrage paru : MYTHOLOGIES paru chez Bibliotheca Universalis, et à paraitre "Angélismes" chez Encre Rouge, CONTACTER NOELLE ARNOULT directement (noellearnoult27@gmail.com), excellente idée pour cadeaux de Noël ou de Belle Nouvelle Année 2023 !
Enjoliver la Vie dans un monde de brutes, se livrer au Rêve, à l'Idéal et à la Passion, et les faire partager...
mercredi 14 décembre 2022
POUR VOUS PROCURER MES OUVRAGES POUR CADEAUX DE NOEL !!!
Dernier ouvrage paru : MYTHOLOGIES paru chez Bibliotheca Universalis, et à paraitre "Angélismes" chez Encre Rouge, CONTACTER NOELLE ARNOULT directement (noellearnoult27@gmail.com), excellente idée pour cadeaux de Noël ou de Belle Nouvelle Année 2023 !
MOI, LUCIFER, "JE PORTE" !
MOI, LUCIFER, « JE PORTE » !
(Figurera dans mon recueil "Angélismes" chez Encre Rouge éditeur)
Fleur exhale ses relents d’une tombe d’Ombre,
Rouge rose négligemment envenimée
Des sombres jours où l’on pleure tant en pénombre,
Un reflet...D’une vie filée, acheminée…
Échappée en perdition d’esprit torturé,
A pleurer tant que nul ne sut qui la déçut,
Enfin éthérée, en nuées sans doute mouillée
De ses désespoirs d’onctions, souffreteux reçus…
Crier pour ne pas fondre en lunaisons de larmes,
« En lacs de Cyrano » présageait ta noyade,
Colporteuse d’idéal d’un amour d’alarme,
Quand ne rencontre plus ta louangeuse œillade...
Mais démoniaque couve en cet Obscur vengeur,
N’ayant épanché son fleuve d’amour si pur,
Va-t-elle sombrer en Styx, flageolante noirceur,
Devenue folle, folle à lier sans fioriture…
Où réside l’Insoucieuse de vos factices ?
Factices bonheurs en coussins et cheminée *…
Si seulement possédait-elle l’ambre artifice,
Un souvenir d’extase sans cesse déniée !
Sur Terre fut l’Ange, en ce caveau entre un diable,
Baisers tentateurs pour solitaire esseulée !
Charmeur lui susurre enfin ces mots désirables,
La couvrant d’incessantes douceurs caressées :
« Tu vois qu’il ne fallait t’endeuiller ici-bas !
A jamais et pour toujours, je t’offre mes flammes,
Viens, suis-moi, toi amoureuse d’idoles en bois,
Mon sang bouillant pour toi … A genoux, mon Âme !
Me donnant ton âme, de volupté te dote,
Fini tes pleurs d’abstraction pour hommes faiblards !
Moi, Lucifer, en mes bras, je porte, dorlote !
Et oui, de Feu, de force, Atlas hilare.
Mon ardeur va te brûler vive, t’exaucer !
Jamais, n’auras tu connu tel brasier brûlant,
T’adorant nuit et jour, heure par heure ...T’adorer !
Ce que tu as voulu, Cher Cœur sanguinolent !
Fleur ne sera plus jamais flétrie ! En ton vice,
Joué avec moi pour l’Éternité, te convoque !
Viens te réchauffer, toi si livide en abysses,
Enfin, d’Éros, tu afficheras les breloques !
Mais accorde-moi ton rouge sang. Ne dors plus !
En cette glaciale excavation de Minuit,
Dont tu ne respirais que l’Ennui, en ces rus,
Il s’agit de t’en chauffer, en souffle de suie !
Sors au Zénith, culmine en riches sortilèges,
Sois mon Amante à tout jamais, en Pacte Noir,
L’Homme a failli, je t’entraîne en mon solfège !
Un seul trompe le ciel, j’embrasse sans histoire ! »
Noëlle Arnoult
Dijon,
15 Décembre 2022
2 h
Tous droits réservés.
samedi 26 novembre 2022
NENUPHAR
Le rêve de Lancelot - Edward Burne-Jones
dimanche 23 octobre 2022
L'ANGE VIOLONISTE, Elena Gorbunova !
L’ANGE VIOLONISTE (A ELENA GORBUNOVA)
Rencontrée à la Cérémonie des 120 ans de la Société des Poètes Français,
à Paris, Mairie Centre :
Jeune fille en fleur, Elena, Slave éthérée.
Ayant quitté la Russie, Sibérie sifflante,
Sans serpents dansant sur vos têtes si bien nées,
Tous rescapés, menacés de comète Dante !
Fut désignée, portée de Dieu par corps céleste,
Tandis que s’abattit sur vous rimes sans geste…
Chère Elena, Cher Ange, en ton essor, d’un bond,
Mue, envolée en France, parisienne Kraï,
Princesse de l’Est, Gracieuse Nymphe des Monts !
Parée d’un violon, céleste piano kawaï…
Jolie, intelligente Poupée russe, douée,
Insufflée d’Apollon, Euterpe mélopée !
Enjambant l’Oural, sept géants Manpoupounior ,
De Charmes de sept lieues, d’un archer magnifique,
Frotte à tout crin, chevauchant plus loin que Melchior,
En Sacré-Cœur rutile, à genoux, extatique !
Luths d’anges t’embrassant, Basilique enflammée,
Sol ployant sous tes violents violines enchantés !
Sous le ciel de Paris, s’élancent tes arpèges,
Douce Elfe de la viole, notes de violettes,
Senteurs rosacées, dextérité de solfège,
Survolant flèche de Viollet-le-Duc, coquettes,
Ainsi s’esbaudit tout un peuple admiratif,
Attendris, subjugués, collés sur un récif.
A ton récit musical, foule suspend souffle,
Les uns dansent, applaudissent, rêvent en souvenirs,
Ballet russe, Casse-Noisette se camoufle,
Voyagent en Lac des cygnes où, d’amour, l’on se mire …
Toute petite, à sept ans, d’instruments de bois,
Tu Songeais aux premiers Prix accordés pour toi...
Pendant que tu joues, amoureux s’embrassent, émus,
Le cœur parfois serré, au visage sérieux,
Tes pensers voltigent...compagnon disparu,
Papa adoré, consacré, chants malheureux…
Connaîtras-tu ce bonheur pourtant espéré,
Des âmes pures gratifiées, culte princier… ?
Mélodie te transporte en champs de fleurs ravis,
Tangos, Sérénades au clair de lunes changeantes,
Symphonies mozartiennes, voies lactées des Nuits,
Taïgas impromptues, plaintes adagio qui hantent,
Admirable Talent rayonne, en éclaircie,
Jaillissant en fontaines de bouquets fleuris…
Noëlle Arnoult, Dijon, 24 Octobre 2022, 2 h, tous droits réservés
https://youtu.be/PvGtdDef1Ok
samedi 10 septembre 2022
CLAIR DE LUNE SOUFFRETEUX
CLAIR DE LUNE SOUFFRETEUX...
O Seigneur, ton amour, ton amour ! Hosanna !
Donne-moi la vraie vie, envié humain amour !
Côtoyant des fous, cheminant par des gravats,
M’acclame lunaison, perdant raison, des sourds !
Sois terrible, Douleur ! Pourquoi ce grand Malheur !
Que tombent étoiles de leur voûte si gourmande,
Friandes, O Combien, d’humaines erreurs et leurres,
Sonnera tocsin des défunts, que je quémande !
Déraison règne en Reine, Traître traîne blanche
Litanie des vivants mortuaires, mortifères,
Dont neige tournoie en goût de sang, rouges branches,
M’avale, m’ensevelit sous mémoire austère…
On m’a pensé heureuse, dansant, tournoyant,
Tout en cendres, d’un cœur ouvert, tranché à vif,
Quand vous aimiez, je pleurais de sanglots d’amants,
Folie d’obstination obscure, obscène, griffe…
Le sourire de la mort planant sur mes soirs,
Solitude écrasante, à l’air resplendissant,
Coutumiers mensonges, musique sans espoir,
Drôle, insane solfège aux rets des pièges ardents…
Musique lancinante, funèbre sans doute,
Ne sais quand Elle viendra, de sa terrible faux,
Prendre sa Dîme, faire payer ma déroute,
Moi adorant l’Amour, Aphrodite au couteau !
Sublimes Anges, ne sauverez-vous mon sein ?
Quand verser ses eaux, traîner à terre son âme
D’un souffle souffreteux n’est rien qu’un peu mesquin,
Moquerie jetée aux pourceaux, Chemin des Dames !
Expier sur terre, froidure de sépulture...
Qui jettera ses fleurs, géraniums défraîchis,
Sur un nom effacé, monstrueuse nature,
De l’Homme pétri, abruti et sans ami ?
Une femme fille d’Eve, mais aussi Lilith,
Prostituée insoumise, née de Babylone,
La Grande, aux longs membres écartés, dansant ses rites,
S’abreuvant aux sources d’un Léthé qui ordonne…
Maîtres et esclaves à flamme brûlant en enclave,
Jeux du cirque où hachés menu, torturés nus,
Sanglot à glotte déployée, visage hâve,
Abattu, enfin, sans obédience, perdu…
Vivre, survivre dans nuages, âge nubile,
Tracer d’ailes libres, enfin de lumière exquise,
La fin et le début, ne plus souffrir, débile,
Se fondre en Extase philharmonique, Marquise…
Noëlle ARNOULT
Sonate au Clair de Lune,
Beethoven
Et Souffrances de la jeune Noëlle…
Tous droits réservés à l’auteur, ses éditeurs
Dijon,
11 Septembre 2022
4 h 25...
https://youtu.be/Bmwkx0tSvKc
(Beethoven, Clair de Lune)
mardi 16 août 2022
BREVIAIRE
BRÉVIAIRE
La langueur de ces baisers mortels me pénètre
Un fleuve Léthé, ses opacités, ses tourments,
Remous cachés, son insuffisance outrecuidante …
Quand le fleuve se retire, lit sans paraître,
Git l’absentéisme d’un amour décadent,
Quand ton baiser se retire, mer descendante…
Où est l’amour, d’un prêche en désert, sans Jésus !
Sans un jeune homme aux cheveux longs comme à foison
D’un cœur qui serait si pur, si fort et empli de nous !
Empli de trésor gisant des manques abattus,
Nous ceignant de lumineux bras de déraison
De si fervente ardeur terrassant tout courroux…
Sans ta jeunesse, je meurs, insouciance aimée !
Sans ta poitrine palpitante offerte à moi !
A moi seule, unique femme, exaltée sur l’Arche !
Autel de folie de notre soleil d’Aurore exalté !
Que ne veux tu faire, voulant être mon roi ?
Rien, nul gouffre, puits, ne nuira à ta démarche !
Bien au contraire, tireras très haut le seau !
Pour m’inonder de Merveilles et d’encens, benjoins !
Me oindras le corps d’hymens si resplendissants…
Je l’ai vu, pas vous ! L’Éphèbe tenant l’Anneau !
Il embrassait, enserrait, annulaires joints !
De Nudité si douce, diamant des amants…
Je me meurs à le toucher, d’âme chavirée !
Il se tient là, il me tient là, même ténue !
Il boit à mon visage renversé, Baiser !
Silence quand l’amour ne se fait plus rêver !
Qu’il agite des ailes silencieuses, sues !
Qu’il lit en vous Bréviaire, missel suranné…
Noëlle ARNOULT
Tous droits réservés,
Dijon, 1 h 30
17 Août 2022
Et bien, par hasard, connaissiez-vous Le Bréviaire d’amour ?
Publié le 26/04/2012 à 00:00
https://www.midilibre.fr/2012/04/26/le-message-du-breviaire-d-amour,491988.php
Une œuvre immense de 36 500 vers en occitan écrite au Moyen Age, qui chante l'amour, qui chante la liberté de la femme, c'est le Bréviaire d'amour, d'un troubadour de Béziers, Matfre Ermengau, écrit à la fin du XIIe siècle. On a pu découvrir ce magnifique ouvrage le week-end dernier, lors d'une exposition présentée dans la salle voûtée par le Cercle philosophique Jules-Verne, l'association Los amics del bréviari d'amor, l'Alizarine et le Mouvement rural de l'Hérault, qui a donné lieu a une conférence publique donnée par le directeur du Cirdoc, Philippe Hammel.
Devant une assistance attentive, Philippe Hammel a décrypté l'enluminure d'ouverture du Bréviaire d'amour, consacrée à la musique, l'image, la poésie, avec les portées d'une chanson de troubadour composée par Matfre Ermengau sur le thème, droit de nature commande, qui donne le ton du contenu.
"Au fil des pages, on découvre quelque chose de très important, a souligné Philippe Hammel, pour la première fois dans l'histoire, on constate un mélange des connaissances laïques et des acquis religieux. Matfre Ermengau organise tout l'univers avec la notion d'amour, ciment du monde. Son ouvrage sent le souffre car il évoque des sujets qui fâchent. Il chante la liberté de la femme dans le choix de son partenaire, il chante même l'adultère. Il dit comment gouverner l'amour des dames. Il dit encore que l'homme séduit et que la dame choisit, alors que la coutume était aux mariages arrangés. A l'époque on finissait sur un bûcher pour beaucoup moins que cela et l'auteur a été bien téméraire d'entreprendre une telle œuvre. Pourtant il est mort dans son lit, de sa belle mort !"
Selon Philippe Hammel, Matfre Ermengau avait un message à nous transmettre qui reste à découvrir dans le Bréviaire d'amour. "C'est un défi à notre intelligence, dit-il, et je rêve que de jeunes chercheurs trouvent la clé du message contenu dans cet ouvrage".
C'est aussi le vœu espéré de l'association Los Amics del breviari d'amor, présidée par Laurent Vassalo, vice-président du Mouvement rural de l'Hérault, dont le but essentiel est de promouvoir la recherche universitaire, ainsi que les valeurs de l'humanité et de l'Occitanie. Cette association soutient aussi la traduction en français du Breviari d'amor, qui devrait sortir en 2013 sous les prestigieuses signatures de Peter T. Ricketts, professeur à l'université de Birmingham et d'Henri Barthès, président de la société archéologique de Béziers.
Il existe à ce jour douze copies du Bréviari d'amor dans le monde. Le Cirdoc en possède un précieux exemplaire, acquit pour la somme de 4 850 , que l'on a eu le privilège de pouvoir admirer lors de cette passionnante conférence à Villeneuvette. Car il fallait à tout prix que cette œuvre majeure revienne à Béziers.
dimanche 14 août 2022
DANSE DES NAINES
DANSE DES NAINES
Naines blanches devenues Naines noires en fer
Toujours douées d’explosion d’ardeurs interminables,
Que cacheront-elles lors de la Nuit d’Enfer
Où l’univers sera compressé et minable ?…
La Danse là-haut, valsée de trillions d’années,
Sur nos têtes, divers cosmiques champs de blé
Tressaillent en farandoles toutes gondolées,
Ce n’est rien, ces serpents sur vos faces dansés !
La grande Explosion aura lieu ! Soyons damnés !
D’un immense rayon de lumière ou lunaire,
Sinon d’intense irradiation magnétique nés,
Peut-être ainsi devrons nous atteindre la mer…
L’Océan de Dieu, Énergie toute première,
Vous ignoriez, vous verrez ! Novas et cascades,
Jaillissement des profondeurs, Néant prière !
Éclaboussant de magnificence toute Aubade…
Croisant la terre ferrugineuse d’un Pluton,
Devenu pour l’occasion nouveau Mignon,
Étiqueté comme en Cour de grâce de Sion,
Prince régnant, lui, conspué, jeté du balcon !
Adriatique, Ténèbres soudaines sondées,
Des millions de vestiges enfouis en l’univers,
Interstellaire voyage, voici harnachée !
Il s’agit d’imaginer, rêver à l’envers !
O Jour ! Où Naines danseront avec Géants !
Gigantomachie terrifiante, prodigieuse !
Vaisseaux du Monde ensevelis se relevant,
D’un bond, rencontrant les Trois Parques, les Fileuses !…
Fin ou début d’un Espace-Temps, Explosion,
Évaporation ou renouvelée Genèse,
Désintégration de protons, Feu d’un Néron,
En Folie, Scission, Passion, sublime Anamnèse…
Noëlle ARNOULT
*Tous droits réservés Noëlle Arnoult
et ses éditeurs,
Dijon, 2 h 25,
15 Août 2022
Naines blanches, vues au Télescope Hubble, NASA 2006






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