dimanche 15 janvier 2023

 

TEIVA, Enfant des Îles du Pacifique




(Pour Poèmes autour du monde)



Les Îles du Pacifique fleurent si bon

Le Tiaré, hauts Cocotiers, sables nacrés

A bouche ouverte en trompette, drôle de poisson,

S’ ébattent les coraux roses, blancs diamantés…



L’Enfant joue, heureux, cueille les rayons de lune

De sa pirogue, aime les oursons en lagune…

Une vie de Soie, en ces temps immémoriaux,

Des révoltés du Bounty, sont enviables à tous,

Vahinés, fleurs Venus nées des Eaux,

Danse sous étoiles de la nuit, Dame rousse….



Polynésie, légendes et Contes merveilleux,

Paix profonde de l’âme, joie donnée aux yeux !

L’Enfant pagaie, chante, eau transparente opaline,

Le bonheur immense en son visage s’affiche,

Il rit, le drôle, enchanté, et magie divine...

Le gosse vit sereinement, jamais ne triche,

Tel lui apparaissent Aventures d’Héros

Éclairant la nuit, blanches pandanus, c’est beau !



Poissons verdâtres frétillant en chaque main,

Le voici vrai Neptune, s’il le connaissait,

Prenant un harpon strident tel un Triton nain,

Le voilà à l’assaut d’une mer mercenaire…

Un requin l’assaillerait qu’il en serait fier,

Peut-être en enjambant, de corail, la barrière…



Jeunesse courageuse, abordant « Mapiti »,

D’un beau cheval « Mahinou », d’immense montagne,

Quand les fougères claquent au vent de ces amis,

Que la noble forêt fredonne en Cocagne,

Oh que l’Ile vanillée se rompt en bambous,

Quand source fraiche jaillit du "rocher-caillou"…!



Et le soir, à la veillée, jus de cocotiers,

Quand la danse autour de la pierre sculptée s’envole,

L’étoile illumine la famille, gaieté,

Tandis que les grillons, fougères ont transpercé…

Autour du brasier s’élevant bien haut en ciel,

Teiva sourit, alangui, s’endort en oriel.


Noëlle Arnoult

Poème de 2021

Tous droits réservés, 

Hugues Facorat éditeur

jeudi 12 janvier 2023

MON DERNIER LIVRE "ANGELISMES" Chez André Israël Editeur parution immédiate ! (Contacter l'auteur mail noellearnoult27@gmail.com)

Il existe des angélismes notoires, ce que Larousse définit comme : « Désir de pureté extrême et refus d’admettre certaines réalités charnelles, sociales, matérielles » ; ainsi en est-il de la vie des saints, sans doute, des prêtres, même, moniales ayant consacré leur vie à un Être suprême cristallisant tout cet idéal de candeur, chasteté mystique, entièreté. On rencontre de-ci de-là des Sainte-Thérèse, des Saint-François d’Assise, Padre Pio, tutoyant leur ange gardien, laissant pleuvoir pétales de rose à leur mort, à leurs miracles. L’Angélus, lui-même un dérivé du mot « Ange » semble marquer la vie humaine de son sceau, matin, midi et soir. Et, effectivement, « Angelus Domini nuntiavit Mariæ » (« l’Ange du Seigneur annonça sa conception à Marie ») ramène encore à l’idée de la virginité sacrée. Même Zola s’y est laissé prendre, en nommant son héroïne « Angélique », d’un livre très pur et de noblesse de l’âme (« Le Rêve ») où l’écrivain abandonne toute velléité naturaliste devant les notions d’adoration et d’extase, et devant l’amour jusqu’au boutisme, à la vie, à la mort...Quand un baiser orne un caveau. Par ailleurs, nos angélismes de tous les jours, ou bien appartenant aux âmes passionnées voire illusoires, seraient-elles naïves, peuvent signer aussi, parapher au fer rouge moindre tumulte des cœurs éperdus et entraîner à leur suite tout un cortège angélique, d’armées célestes, possiblement envieuses et amoureuses de trajectoires et personnalités humaines…



Noëlle ARNOULT naît dans le 11ème arrondissement de Paris, dans le Quartier Bellevillois, y vécut la majeure partie de sa vie, puis s’installa à Dijon, en 2015, après quelques années passées à Châtillon-Sur-Seine, en Bourgogne, mais aussi à la campagne, à Chambain, vers les années 2000. De ses ancêtres, grands-pères Lucien Arnoult et Georges Lhuillier, et père, Daniel, elle garde et exacerbe un sang artistique, car ils furent Artistes-Peintres, et toujours, y inclus de nos jours, elle souhaite leur rendre un vibrant hommage, comme les exaucer, car ils disparurent très tôt...

(Noëlle Arnoult)



POEME PARQUES, PENELOPE ET MEDUSE...

 PARQUES , PENELOPE ET MEDUSE…





Que m’ont fait les Parques insanes en en leur couperet,
Et Pénélope filant son rouet qui la pique,
Quand Méduse ricane, brillants filaments,
Tout est trop et pas assez en trop lents sommets,
Quand je vis de ta bouche de Cher Roi de Pique,
Quand je t’avoue tout, en Nous, Oh, jamais ne mens !

Car je t’ai épousé en ton insu, Cantique
Soufflé par la respiration d’un Dieu, que baise
Mon haleine à travers ton corps et tes soupirs,
Bercés au vent, jetés aux Etoiles, mirifiques ...
L’âme de l’univers a ses trous noirs de braise,
Venise n’est qu’un hochet d’enfant, à en rire.

Je danse sur les charbons de nos flammes immenses,
Mes pieds sont d’Esméralda belle Pécheresse,
Dont tu retrousses jupons pour baiser bouton,
Mes yeux perdus en vagues inconnues, de nos transes,
Quand je presse ton visage en mes allégresses,
Que ta joie devient nos atomes de passion…

Que je navigue sur ton corps sans sa boussole,
Échouée d’un bateau sans rames ni gouvernail,
Mon seul Phare est ton goût salé, léchant ta peau,
Te tenant discours hédonistes, rocamboles,
Ou ta bouche tient d’un Cupidon tenaille,
Doté d’un Mercure fiévreux en nos mots….

Je me refuse en Pénélope desséchée
Qui ne respire plus opaline citrine,
Peu m’importe si Parques me programment,
Tant je veux vivre arrachée à ma destinée,
Que je me saisis de tes membres en nos collines,
Qu’elles ne pourront posséder mon si ardente âme.

Que leur clepsydre déteste mon allégeance,
Que je raye Pénélope de la carte,
Que je clame mes élégies en ma chance,
Fussent-elles méchantes, cruelles et rances,
Indomptée, de leur noire emprise je m’écarte,
Ma vie n’est pas ce château branlant qui danse.

Pénélope ne fait que soupirer sans bras ardents,
Quand Ulysse joue avec sa Calypso,
En Aube aux doigts de rose chante Odyssée
Sans pitié ni charme d’épousailles en son sang.
Tandis que Pénélope ressoude ses os,
Mon âme en univers parallèles volée.

Me retrouve médusée sans être Méduse,
Car pas pour moi, ce pouvoir rompu en venin,
De puissance d’autorité autorisée,
Pour moi qui ne suis qu’animal d’aucune ruse,
Ne comprenant pas monde factice, malin,
Volontaire en statut officiel échappée…

Loin des lois dégradées, factices, et mises en Croix,
Je ne me révèle que Médusée, flottante,
En des épaves et des planches moussues, ventrues,
De trop de panses où je n’ai ripaille de choix,
Médusée volontaire, errante, vague ardente,
Sans intérêt pour panses cossues, recousues.

Médusée d’un sourire même imaginé,
D’un Aimé qui aurait dérobé palmes d’or,
Serait-ce d’un Apollon, à gloire fugace,
Médusée, peut-on se vendre, pétrifiée,
Peut-on plaire et être aimée en dépit d’efforts,
Quand , Médusée, apparaissent charmes de glace...

Noëlle Arnoult,
10 Janvier 2019,
3 h 10, Dijon.
Tous droits réservés.

EXPOSITION DE CHATILLON-SUR-SEINE POUR TROIS MOIS, DU 7 JANVIER AU 31 MARS 2023 :




 SAMEDI 14 JANVIER 2023 !












Européennes, Europoésie, Phil Poète et Joël Conte-Taillasson


Noëlle à droite, Société des Poètes Français, Président Jean-Charles Dorge, 
Octobre 2022, devant le Panthéon,
Visite du tombeau de Victor Hugo !



Remise des Prix Arthur Rimbaud, présence en Anthologie poétique 2022, Paris
Novembre 2022





MON EXPOSITION A CHATILLON-SUR-SEINE, 21400, COTE D'OR (BOURGOGNE, FRANCE) POUR TROIS MOIS,

DU 7 JANVIER AU 31 MARS 2023 :

Lucia Rambaud, journaliste très agréable et diligente du Bien-Public, spécifiquement Nord Côte d'Or, revient me voir à l'Office de Tourisme du Pays Châtillonnais, à Châtillon-Sur-Seine, 21400, pour mon Expo livres/dessins/poèmes, prévue pour trois mois...
(Du 7 janvier 2023 au 31 mars 2023)
Elle sera présente dans la matinée, pour me consacrer un article ce Samedi 14 Janvier 2022, donc à l'Office de tourisme !
Venez nombreux !
Je vous recevrai avec grand plaisir !!
Merci à mon principal éditeur Hugues Facorat ! A qui je dois une mention particulière pour plusieurs livres publiés chez lui :
- Si j'avais été la Belle et autres licornes, paru en 2016 ;
- Enfer, Limbes et Rédemption, paru en 2017 ;
- L'Amour en Pièces détachées, paru en 2020, Pièce de théâtre ;
- Des Toits de Paris aux vallons bourguignons, en Juin 2022,
"Enseigne" principale de cette Exposition/Salon/Dédicaces et Partages autour de toutes mes Oeuvres.
Puisque le sujet s'en trouve largement autobiographique, la première partie concernant ma vie parisienne ; la seconde, mes années passées en Bourgogne... (Châtillonnais, Yonne, Dijon)
Horaires d'ouverture au public :
De 10 h à 12,
De 14 h à 17
En 2016, à Châtillon-Sur-Seine, pour mon livre :
"Si j'avais été la Belle et Autres licornes", sorti chez Hugues Facorat