samedi 22 octobre 2016

HASARD, DESTIN, MALENTENDU


DRAME, DESTIN, MALENTENDU.
Ce que je qualifie de "Drame" consiste en une chose ou fait à laquelle on ne pourrait échapper, que l'on ne puisse pas modifier, quoiqu'il arrive, cette "Fatalité antique" dont j'aime jouer et rejouer sans doute, en attirance et qualité littéraire et philosophique voire philosophale, et qui "pèse", encore et toujours sur la question de la "destinée" humaine, à l'heure actuelle.
D'un thème récurrent, pourrait-on dire, d'un de ces "aléas" (=imprévisible, donc "soumis au hasard" , "jeu de dés, hasard", "alea jacta est", le sort en est jeté, dixit César) important de notre existence humaine - j'ai nommé l'amour - j'ai fait un poème en particulier plus une Pièce de théâtre (actuellement en parution) nommés : "L'Amour en Pièces détachées".
Nous comprenons tous ce que ce titre signifie car il est très "signifiant" ; au cours de cette existence, n'est-il pas quasiment certain que nous ne rencontrerons que des "pièces détachées" de l'amour ou du sentiment amoureux, malheureusement certaines chez une personne, et d'autres ailleurs.?..A moins que nous ne soyons très "chanceux". De là, notre étrange destinée nous fait savoir que la vie n'est pas "un long fleuve tranquille".
...Sont-ce les Soeurs Parques qui nous "manipulent" ainsi ? Toutefois, une fois cette constatation opérée, nous pouvons arriver à trouver une certaine forme de bonheur.
Parlons des autres difficultés de l'existence ; d'autres "drames" la jalonnent, la sous-tendent, de manière extrêmement douloureuse : un petit événement sans rapport avec un autre peut trouver des répercussions très graves et que, bien entendu, nous ne pouvions absolument pas imaginer. Vous pouvez avoir tout investi dans un domaine précis de votre vie pour voir tout à coup l'entièreté de cet investissement affectif ou d'une réussite quelconque disparaître. Une onde de choc terrible. Et pourtant vous devrez la surmonter et survivre. Certains perdent ainsi brutalement l'affection d'un enfant, ou une entreprise où ils auront tout investi. Un petit boulon a faussé tout un rouage, malgré toute votre bonne volonté. On pense toujours ainsi que : "le destin s'acharne" voire qu'"il nous en veut"...
En ce qui concerne une ruine financière, par exemple, on peut toujours essayer de "remonter la pente" ; quant aux nombreuses faillites relationnelles, en particulier dans une famille, entre ascendants et descendants, par exemple, la cause en est souvent "le malentendu", ouvrant lieu aux pires discordes. Il est extrêmement difficile de remonter le fil de ce "malentendu" bien souvent sournois et sans lien direct (car dépendant plus de notre perception) avec la réalité - En dépit de "notre bonne volonté". Ceci ne résoudra pas le problème de la question du destin ou du libre arbitre, mais si nous pouvions seulement user, de part et d'autre, d'amour, d'ouverture et de compréhension, nous pourrions essayer d'enterrer toute dissension grave.
Il faudrait peut-être juste se souvenir que notre nombre d'années passé sur terre s'avère ridiculement fugitif pour se donner le meilleur à tout un chacun. Vivre dans la discorde ou l'ignorance justifie-t-il d'ignorer le don d'abondance de notre coeur et de notre âme ?...


Noëlle ARNOULT Dijon, 23 Octobre 2016

LE DINER DES OFFENSES

LE DINER DES OFFENSES


Tu viens du Mali, du Congo, ou du Rwanda,
Tu as échappé aux génocides, aux tortures,
Toi, Santana, Corneille ou Ousmane Diarra,
Toi, mon Frère de sang, de ton autre culture...

L'âme du Ciel, en humains yeux, s'est incarnée,
Yeux implorants, yeux fiers et étoilés, amers,
Que voici la céleste voûte déchirée,
Là où l'on tue le plus petit meurt l'univers...

Les enfants d'Asie, d'Afrique, sont les plus beaux 
De leurs yeux immenses, profond regard divin !
Le sang des terres fertiles y coule en ruisseau,
Cathédrales dign(es), superbes, rendant devin...

Ma main tressaille de bonheur lorsqu'elle effleure
La jolie tête de ces enfants colorés
In Benetton, Love and Peace, Beautiful Flowers...
Tous, dans le monde, à genoux, soyons glorifiés !

Tendre la main au lépreux n'est pas lettre morte :
Un Revival en nous enfin démuselé
Marque au sceau les parchemins, libérant les portes
Des sentiers du guerrier, dîner des offensés...


Noëlle ARNOULT
Bus Dijon-Châtillon-Sur-Seine,

15 h, 22 octobre 2016

mercredi 19 octobre 2016

CINEMA L'ELDORADO, DIJON, rue Alfred de Musset.

L'Eldorado et ses diffusions :
Le Cinéma "L'Eldorado" à Dijon, rue Alfred de Musset, se révèle un lieu extraordinaire : billetterie ressemblant à un sympathique comptoir, café ("à votre bon coeur" : libre prix) bibliothèque, coin micro-ondes...Porte-cartes, affiches, coin enfants... Joyeux pèle-mêle, apte à en satisfaire plus d'un ! Endroit très étonnant et agréable, donc !
(Tarifs moins chers pour étudiants, demandeurs d'emploi... et à certaines séances, comme 12 et 14 h.)
Profitant du Cycle Jodorowsky, cinéaste chilien que je ne connaissais pas, j'ai vu la semaine dernière "Poesia sin fin" à l'Eldorado de Dijon, Ce soir, je me suis décidée à visionner "Santa sangre", ce cycle se terminant prochainement.
En voici le sujet, selon le programme du cinéma : "A la suite d'un drame familial, Fénix, petit mime d'un cirque de Mexico, est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Huit ans plus tard, il retrouve sa mère. Le cirque n'existant plus, ils errent dans la ville, représentant une pantomime qui se prolonge tragiquement dans leur vie quotidienne, pour le grand malheur de Fénix."
Bouleversée par la Poésie, les beautés et le questionnement sur le sens de l'Existence du premier (l'écriture y possédant bien sûr une réponse salvatrice), mais également sa Fantaisie débridée, parfois provocatrice, mais à bon escient, je suis ressortie de ce second film bouleversée par la Folie meurtrière, le désespoir face à la tragédie glauque vécue par le personnage principal dans son enfance, sa rédemption par l'Amour.
C'est terrible et frémissant, monstrueux et beau, plein de terreur transpercée de lumière...La Folie, l'Amour, la Mort.
On nous achève par le Psaume 143, dont voici quelques extraits :
"N'entre pas en jugement avec ton serviteur ! Car aucun vivant n'est juste devant toi.
J'étends mes mains vers toi; Mon âme soupire après toi."
Un de ces films où il est impossible de se mettre debout dès la dernière image projetée. Il faut attendre de boire, en une soif inextinguible, le générique et la musique de fin, en savourant chaque instant qui nous est encore accordé.
Plus fort et terrible que "Psychose" et, si vous allez voir le film, vous saurez pourquoi...
On ne peut que se lever, alors, de son siège puis on sort, les entrailles remuées, sans pouvoir parler de sitôt, la gravité en nous et l'espoir d'Absolu lumineux pour nos humaines destinées tourmentées par les dieux...




mardi 18 octobre 2016

CAMUS, l'ARTISTE ET LA COMPREHENSION

Belle phrase, tout à fait exacte, et belle, de Camus :

Camus : "Le vrai artiste ne méprise rien, il s'oblige à comprendre."

Si les artistes n'étaient pas là, où s'exercerait la tolérance et l'envie de comprendre les êtres, quelles que soient leurs différences ?

LUIGI LANOTTE L'Artiste-Peintre à Dijon ! (Octobre 2016)

Galerie Notre-Dame, Les Ateliers de la Tour, Dijon, rue Musette, Expo du célèbre jeune Peintre italien LUIGI LANOTTE, mail : luigi.lanotte80@gmail.com.
Il peint depuis toujours (""plus de quinze ans"), très belle Collection entrevue ce dimanche 16 octobre 2016, en cette rue Musette de Dijon. Il sait habiter l'âme des gens aussi bien que des pierres. Luigi a réalisé au cours de cette Expo plusieurs tableaux dans la rue, devant la Galerie Notre-Dame, la tignasse en l'air, le regard doux, le sourire heureux ! Saluez l'Artiste ! Ayant pénétré sur la pointe des pieds, en regard d'amour sur sa magnifique Oeuvre, me voici accueillie comme en un Salon familier, particulier, à la fois somptueux et simple, chaleureux, presque à la bonne franquette, découvrant auto-portraits saisissants, instants volés à la féminité ou aux tourments de l'âme humaine, intérieurs d'églises et de cloîtres, rues dans la tradition des Peintres de Montmartre... Luigi Lanotte représente tout ceci à la fois...
Je ne regrettai donc pas de m'être aventurée, en ce dimanche tranquille, dans les lieux typiques et anciennes rues de Dijon, comme j'en découvris une toute petite juste devant la Galerie !






















samedi 15 octobre 2016

Dans L'Hebdomadaire Le Châtillonnais et l'Auxois, mon poème MON DIEU


 Inspiré par la chanson d'Edith Piaf, "Mon Dieu, mon Dieu, laissez-le moi encore un peu, mon amoureux ! Un jour, deux jours....encore !...
Ecrit en 2012, publié ce jour dans le Journal, et figurera dans mon prochain recueil "Enfer, Limbes et Rédemption" chez Hugues Facorat Editeur.
Sortie prévue en novembre 2016. Nombreux poèmes, deux nouvelles, plusieurs "Textes" et "Réflexions" ; dessin de Couverture de l'auteur, plus quelques-uns à l'intérieur, en noir-et-blanc.
On peut considérer que cet Ouvage sera le "pendant" du précédent ("Si j'avais été la Belle et autres Licornes") qui insiste sur la part nécessaire et salutaire de Rêve, d'Imagination, voire de mythologie ou de féerie, pour vivre mieux, échapper au marasme ; on pourrait considérer qu'il est nécessaire d'extrapoler- Ou de se référer à des états "supérieurs " - spiritualité, sublimation, invention, enjolivement, interprétation, idéalisme, etc. Dans "Enfer, Limbes et Rédemption", la "réalité" ou vie "quotidienne" (quoique ce terme semble peu exaltant et excitant !) est plus exactement décrite dans tout ce que l'homme a pu vivre et traverse encore au cours des siècles et des lieux. Evidemment que notre cerveau pensant prend en compte ces expériences et histoires pour se projeter dans "autre chose" car sinon il ne pourrait avancer en progressant...Il lui en faut courage, volonté et désir. Donc, dans ce très prochain ouvrage, traversons les enfers du marasme et les méfaits de l'Histoire, les injustices, les mésaventures de la solitude ou de la maladie pour arriver, après avoir stagné un peu dans les limbes ou le brouillard, à "remonter la pente" et à trouver un sens, sinon à la vie, tout au moins à sa vie, à travers diverses rédemptions...

« MON DIEU »



« Mon Dieu, Mon Dieu, mon Dieu
Laissez-le moi encore un peu mon amoureux »...

Ses caresses, ses mains douces sur mes yeux,
Nos accords merveilleux nos soupirs silencieux,
Nos yeux, sondant nos âmes, heureux,
Non loin de l'Eden Perdu, où nous ne sommes plus peureux...
Dans ce cocon de douceur surannée,
Nid douillet où l'Erreur est oubliée...
Un charme non surfait,
Où tout s'avère parfait...



« Mon Dieu,
Pourquoi m'as-tu abandonné ?! »...

Tu m'en veux ?
… Je suis esseulé...
La Vie donne, la Vie reprend ;
C'est un Prix que l'on paie de son sang...
Aimer représente un tel abandon
Qu'il n'y faut trouver aucune raison,
Juste, en lui-même, sa justification
Etrange, légère, solennelle ;
Un bout de flanelle
Et de roc, tout à la fois,
Qui nous transforme en Rois...
Cependant, une fois lâché au Vent mauvais,
Cet étendard s'échoue dans les Regrets...


NOELLEARNOULT
15 h

Vendredi 7 Décembre 2012

vendredi 14 octobre 2016

REGENERATION ET UNIVERSALISME

REGENERATION ET UNIVERSALISME
(Partir de l'individu au général, à autrui par le sens du Partage, et se sentir baignée dans la main de l'Univers par les ondes du Cosmos...)

Notre capacité de régénération et de lutte par la joie, le dynamisme et le courage est immense ; moi je ne change pas d'un iota, je suis égale à moi-même, depuis mes vingt ans : j'aime toujours écrire, dessiner, lire, faire des efforts, combattre, rêver, y croire, être enthousiaste, partager, aimer ; découvrir et apprendre, bouger, danser toute la nuit et me réjouir ; VIVRE !...Et tout cela, ou peut-être à cause des malheurs et difficultés que nous rencontrons tous !...J'ai toujours apprécié la vie qu' Il faut savoir croquer à belles dents, même lorsque tout semble perdu d'avance. Comme Schopenhauer a dit : "Tu n'as aucune chance, saisis-là"... - Sinon, pourquoi vivrions nous ? Et il faut que nous communiquions et partagions dans ce plaisir, cette chance et conscience de vivre...Si tous étaient ainsi, le meurtre, la mesquinerie et la méchanceté n'existeraient pas, Caïn serait repoussé aux temps archaïques ; la haine ne trouverait aucune justification.
Je parle de ces aspects dans mon prochain livre "Enfer, Limbes et Rédemption", bientôt chez Hugues Facorat car il n'existe pas q'UNE mais DES rédemptions et la rédemption religieuse ou spirituelle ne suffit plus, à notre époque, pour enrayer la mauvaise pente que certains empruntent trop volontiers, de l'hermétisme fanatique et de l'agressivité ; il faut donner à l'homme une volonté de bonheur, envisager une rédemption partagée et environnementale...D'un mot que j'aime, et que j'appelle : "universalisme" ! Nous devons être (nous le ressentons déjà, si nous ouvrons notre âme) en correspondance avec l'Univers tout entier.
N'oublions pas que nous sommes censés nous diriger ou être déjà dans l'Ere du Verseau, mais il semble qu'elle approche ou ait déjà commencé :
(copié-collé de Wikipédia, ci-dessous : )
"Tous les 2000 ans environ, nous vivons un changement d’ère.
Une ère, ou Age, dure un peu plus de deux millénaires. Elle correspond à un phénomène astronomique, l'alignement du soleil avec l'une des 12 constellations du zodiaque; le mouvement périodique du système solaire dans l'univers s'effectue en 25790 ans, ou si l'on préfère, chaque ère dure environ 2150 ans. Ce mouvement se fait à l’inverse du zodiaque, du Gémeaux, on passe au Taureau, puis au Bélier, au Poissons
A chaque ère correspond une énergie particulière, associée à un rayon spécifique, entraînant des transformations de civilisation bien marquées. La transition d'une ère à une autre est progressive, c'est-à-dire qu'il se produit un recoupement entre l'ancienne et la nouvelle sur un siècle ou deux, pendant lequel les anciens et les nouveaux courants sont en présence, avec pour conséquence des tensions et des conflits entre hommes et pays, sur les plans politique, économique, religieux, philosophique et social. Actuellement, nous quittons graduellement l'ère des Poissons pour entrer dans l'ère du Verseau. Tandis que l'énergie de la première décroît, l'énergie de la seconde s'amplifie, et au tout début du troisième millénaire, elles seront d'égale intensité."

"L’ère du Verseau (2000 à 4000 après Jésus Christ)
Le verseau est un signe d’individualité, l’être doit se dégager des croyances et des idéaux du plus grand nombre et développer sa propre conscience.
L’ère du Verseau trouve son accomplissement dans la réconciliation des contraires. L’homme de demain doit intégrer le particulier et l’universel, la raison et l’intuition, en étant toujours relié au centre par une vision synthétique"