vendredi 14 septembre 2018

OBSESSION

Qu'y a-t-il de plus beau et enviable que ....L'OBSESSION ?
TE TROUVER, TOI
Quand je descends en moi, j'aime à te trouver, Toi,
Moi qui me livre entière à toi, comme en Bûcher,
Comme sur âme et peau, j'ai besoin de tes doigts,
Tes caresses et baisers, me plaindre en Offensée,
Lorqu'une distance nous sépare, Toi, Mon Tout,
Mon Etoile, Diamant, Apollon, mes yeux doux...
Je peux larmoyer des heures en ta triste absence,
Muse ne m'en veut pas de ces égarements,
Melpomène quémande mes désespérances,
Terpsichore aime mes excès, ravissements,
Calliope me réclame ma divine histoire,
Uranie trace nos contours d'astres bizarres...
Elles pénètrent et relaient mon cœur en lambeaux,
Que Thalia ne fausse jamais en comédie
Et qu'Euterpe sait aussi baigner de roseaux,
Clio ratifier en papyrus de reverdie...
Tout un Parnasse scelle mes émois en Roses,
Fleuries, piquantes ou saignantes pour notre osmose.
Douce Erato présente sa lyre et ses myrrhes,
Quand Polymnie, voiles blancs, hâte notre union,
Quand Zeus, prenant Mnémosyne, en sa chair désir,
Connait soif et délire des hommes sans onction,
A tenter de retrouver cet Oeuf Primordial,
A vouloir cette seule Obsession bacchanale...
Tous à m'accorder l'air de Pythie ou Gorgone,
Aux cheveux épandus comme belle Sirène,
Toujours fière et ardente en moderne Antigone,
Désobéissante, exposée à Mort ou Haine …
D'un souffle de feu se gaussant du Temps aveugle,
Tel un Néron mettant le feu à Rome, meugle...
Toute Muse et dieu écoute mes jérémiades,
Les partage en Panthéon d'ardeur, de prescience.
Cette Moitié me hante et manque, chair dryade,
Quand m'abandonne en sibyllin pure conscience,
Quand tes doigts ne jouent leurs arpèges en mon tréfonds,
Quand ta voix ne saisit, mystique, mes frissons...
Quand, au petit matin, je caresse mes seins,
Pourtant si chauds, tendres bien que las d'un secret,
Les trouvant seuls, incongrus, doux petits lapins,
Comme endormis en terrier, éclairés d'un rai,
Pénétrant par ma fenêtre, clarté de lune
Effleure mon ventre, ma croupe sans fortune...
Quand ma Passion ne peut rejoindre son Objet,
Toutes mes fleurs tendues d'un suc aphrodisiaque,
Livrant leurs trésors à obscurité de jais,
Où brusquement me réveille ton nom orgiaque,
De nos amours froissant, déshabillant la nuit,
Quand seule cette suie de velours ôte Ennui...
Noëlle ARNOULT
Dijon, 14 Septembre 2018
22 h
OBSESSION …
Obsession
Taira son nom par Pudeur
Même si son murmure n'a rien d'obscène, Catalyseur,
De l'OBSESSION...
Obsession
… Un Parfum évanescent,
Dans les méandres des Sensations, flottant...
Obsession...
Obsession...
Suggérée dans la poudrière des ailes du Papillon,
L'Envol du Désir perdurant cependant qu'abscons,
Obsession...
Obsession...
Odeur enivrante de ta Peau affleurée par la rosée,
Sous mes caresses divines et ensorcelées
… Obsession...
Obsession...
Sous les cils mystérieux de la Lune
Complice, Secrète Rune,
Obsession...
Obsession
Ainsi que dans une Forêt attirante et profonde
Où court la plus pure et mystérieuse Onde
… Obsession...
Obsession
Ainsi que nos doigts entremêlés
Comme en un Pacte Secret et désuet
… Obsession...
Obsession
De ton corps en Offrande livrée
Et de ton âme aimée et capturée
Obsession...
Obsession
Ainsi que la maladie occasionne Fièvre,
Mon regard, à jamais, demeure Mièvre...
Obsession...
Obsession...
Entrer en Déraison, en Toi,
Ainsi que tu te permets une Rapine, de moi...
Obsession !
Obsession :
Un seul chemin pour tes Lèvres
Une seule initiation pour mes mains d'Orfèvre
Obsession...
Obsession
Se voir et s'étreindre, s'Aimer à l'Infini,
Plonger en nos pensées, Inspirer les nuages même, Ravis...
Obsession...
NOELLE ARNOULT
5 Juillet 2013
15 h 30

S'ACHEMINENT EN AMOUREUSES COLLINES...

 Ce Cerf et cette Biche que nous sommes sont les plus belles Créatures de cette inventivité divine....!
Quand un bois forme Palais où ruissellent Or et Saphirs en Cascades opalines et cristallines,
Où, toujours, un parfum d'Encens initiatique aux senteurs aphrodisiaques flotte, en ambrine abyssine s'achemine,
Sous les palétuviers des amours enchaînés en feuillus et glands de chênes où s'ouvrent nos veinules en poitrine,
Semblables aux Parfums de nos fleurs translucides perçues par visionnaires druides et Sylphes, Dryades diamantines,
Là où ton noble sang bat et perdure en efflorescence lumineuse et frissonnante de nos vies en fusion balsamine,
Dont la cueillette sacrée ne cisèle que feuille précieuse, ornementée de rubis, en hyménée fluorescéine,
Quand, sur tes nobles tapis, mes légers sabots en suspens caracolent et s'égarent sans que tu y chemines,
Car tournis de ton esprit te précipite en mes feuillages ornementés, te jette hors des sentes d'Eglantine,
En endorphine subterfuge, en mes fourrures de rousses cajoleries, quand je me dandine en glycérine lutéine,
Pour te charmer, définitivement, d'humeur en offertoire mescaline, et me sceller à toi de mes baisers de bouche purpurine...

Tous droits réservés


Noëlle ARNOULT
15 Septembre 2018, 1 h,

DIJON



dimanche 26 août 2018

FIANCAILLES DE ROSE


FIANCAILLES DE ROSE

En Nocturnes de Chopin,
Je te vois prendre ma main,
Me donner tout ton bon vin,
En ses doux nectars divins...

Ton philtre n'est pas d'Isolde,
Mais m'accorde tout son soul,
J'y parie toute ma solde
Bien plus que trois francs six sous...

Mes veines envahies, tournis
Bienfaisant sans avanie,
Boit de ton sang toute lie,
Fiançailles, Tristan dit !

Résonne, Wagner Prélude,
Roses, ronces confondues,
Tout chant d'oiseau à l'étude,
Frissonne, pépie en ru.

Des concerts et des javas,
La symphonie en tes bras,
Toute cymbale en appât,
Pour interdire Trépas.

Ah ! J'ai encerclé tes doigts,
De ma bouche en cœur jolie,
Je t'ai caressé d'émoi,
Immolé de ma folie.

Les fiançailles de Rose
Lance, Ma réelle Gnose,
Christ, Parsifal, notre arkose,
Notre Sainte Apothéose !

Ta coupe, la mienne, absoutes,
Mêlent Rubis rubiconds
Nos âmes entre elles à l'écoute,
Chairs unies en leurs sillons.

Ouvre nos parfums violents,
Tchaikovsky désir ardent,
Roméo, Juliette enfants,
Tous les péchers des Amants !...

Noëlle ARNOULT
Lundi 27 Août 2018,
1 h, Dijon.

ANGELISME

UNE CLARTE DE FIN DU MONDE

Flottait une jaune flamme de fin du monde,
Ce soir, lorsque alors m'enveloppèrent ses ondes,
Superbe émoi de trépas ou révélation,
De quoi perdre la tête, extrapoler raison...
Ainsi du domaine des dieux je veux goûter :
Je vibrerai en l'hallali de leurs sommets,
Qu'importe si vous me pensez proie de folie,
Je désire m'y adonner, livrer aussi !
Qu'est ma tête en ce monde, est-elle mise à prix ?
Fomentez-vous de la trancher, en vis-à-vis ?
Mes pauvres yeux ont cru se mirer dans des âmes,
Ils espèrent à présent le tourment de la lame...
Le Métatron ou Azraël soupèseront
Mes peines et mes joies, mes espérances et passions,
M'enseigneront blonde Aube et obscures Ténèbres,
Inquiets, de compassion, sonderont mes vertèbres...
J'ai vu les Anges déchus s'effondrer du Ciel,
Ensemençant ses dorures d'ocre et de miel,
En océan de glauque et étrange clarté,
En invisible offrande au Monde, à sa beauté !
Nul ne les a vu choir, en ce soir exaltant,
Sans doute l'ultime, pour les ingrats vivants...
J'ai cependant entendu chanter la mésange,
Seule et innocente messagère des Anges...
Noëlle ARNOULT
4 Septembre 2017,
20 h 30, Dijon.


ANGELIS

Les Anges ne viennent pas du Ciel
Les Anges ne viennent pas de l'Enfer ;
Le Ciel est trop nuageux et fier,
L'Enfer trop brûlant et cruel …
Ils viennent de l'Espace infini,
Du Cosmos et des Poussières d’Étoiles ;
Leur pensée depuis longtemps a mis les voiles,
Sur un visage qui, des dieux, est béni...
… Tu es entré comme une Lumière,
Impatient et clairvoyant,
Un être de chair bien vivant ;
Quelle irruption adorable, saugrenue, libératrice de notre hiver !...
Une embellie de tes yeux grands ouverts,
Un Petit Prince du Passé et du Futur,
L'air de rien, un « Fluctuat nec Mergitur »,
Un bienfaisant voyage sur la mer...
S'est installé le Sentiment d'Etrangeté,
Alors que nous semblions, depuis toujours,
Te connaître et de saluer, Œil de Velours,
Mélange étonnant de solidité et de fragilité...
… Pauvres Petits Princes, nous-mêmes, sommes-nous,
Perdus dans la main de l'Espace,
Egarés dans l'Infini Temps de Grâce,
Où diverses turpitudes savent bien nous mettre à genoux..
Cependant, tu vins, Fruit et Rejet du Chaos,
Tel issu de « La Ville dont le Prince est un Enfant »,
Soufflé de l'Ecclésiaste, Incandescence à la Montherlant,
Apaisant, et diffusant l'Emotion en quelques mots...
Tu vins, avec ton Cœur et ta Douceur,
Nous extirper de notre fange,
Caresse de l'Aile d'un Ange,
Nous sortir de notre erreur...
NOELLE ARNOULT, 18/07/2014



vendredi 24 août 2018

Initials BB - Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg - Variations sur Marilou

"TON BEAU CORPS FEMININ" 1 et 2...

EN VARIATIONS, A LA MANIERE DE GAINSBARRE ET DE  MARILOU...

"TON BEAU CORPS NU FEMININ"...


« TON BEAU CORPS NU FEMININ »

Ton beau corps nu féminin si abandonné...

Le jour où tu as regardé ce beau corps nu,
Une Vénus endormie, déesse à tes yeux,
Ma féminité abandonnée – t'émeus-tu,
Ce jour n'est qu'un sillon en ton lit miséreux ..

Pour toi, n'est pas si putride, étreignant mon ombre,
T'abandonnant en nos parfums toujours mêlés,
Que moi, loin, sans mémoire, regard de pénombre,
Cherchant et réclamant ton corps sans son psyché...

Où es-tu, en ta chaleur, en ton orgueil,
Homme honorant ma chair en son labour divin,
Tel que les semences de la terre s'effeuillent,
Tel à l'unisson de tes reins et mes seins au matin ?...

Ma couche, perclue de douleur en vacuité,
Cherche sa Myrrhe, Améthyste et son Orchidée,
Ressemble à magma d'Enfer de Dante alité,
Seul apte à se représenter fiévreux bucher...

Noëlle ARNOULT
Vendredi 24 Août 2018

22 h, Dijon.






TON BEAU CORPS NU FEMININ 2

« Ton beau corps nu féminin » si abandonné...

« Ton beau corps nu féminin » a marqué ce drap,
Haleine de fleurs voluptueuses réséda,
Que ma main d'homme, en ces nocturnes, caressa,
Quand ton soupir, à l'oreille, fut renégat...

Allongé sur le lit, en alanguissement,
Mon ardeur et mon extase t'ont habitée,
Les étoiles en mes yeux reniflaient tes onguents,
Tous mes atomes en cette couche, captivés.

En cette absence, ta présence pénétrante
Tisonnait, faisait jaillir le feu de mes veines,
Mon cœur s'emballant de cymbales palpitantes,
Où haletait la vie sans hallucinogène...

Aphrodite, Ishtar et Eve fondues en toi,
Et moi, tel le pauvre Adam devenu ton roi,
Je geignais en ton Prince, Apollon, Dieu, ta foi,
Tu te trouvais là, revenue, fondue en moi...

Noëlle ARNOULT
25 Août 2018,
1 h, Dijon.


https://youtu.be/0XRL6S7qrx8