samedi 10 septembre 2022

CLAIR DE LUNE SOUFFRETEUX

 

CLAIR DE LUNE SOUFFRETEUX...


O Seigneur, ton amour, ton amour ! Hosanna !

Donne-moi la vraie vie, envié humain amour !

Côtoyant des fous, cheminant par des gravats,

M’acclame lunaison, perdant raison, des sourds !


Sois terrible, Douleur ! Pourquoi ce grand Malheur !

Que tombent étoiles de leur voûte si gourmande,

Friandes, O Combien, d’humaines erreurs et leurres,

Sonnera tocsin des défunts, que je quémande !


Déraison règne en Reine, Traître traîne blanche

Litanie des vivants mortuaires, mortifères,

Dont neige tournoie en goût de sang, rouges branches,

M’avale, m’ensevelit sous mémoire austère…


On m’a pensé heureuse, dansant, tournoyant,

Tout en cendres, d’un cœur ouvert, tranché à vif,

Quand vous aimiez, je pleurais de sanglots d’amants,

Folie d’obstination obscure, obscène, griffe…


Le sourire de la mort planant sur mes soirs,

Solitude écrasante, à l’air resplendissant,

Coutumiers mensonges, musique sans espoir,

Drôle, insane solfège aux rets des pièges ardents…


Musique lancinante, funèbre sans doute,

Ne sais quand Elle viendra, de sa terrible faux,

Prendre sa Dîme, faire payer ma déroute,

Moi adorant l’Amour, Aphrodite au couteau !


Sublimes Anges, ne sauverez-vous mon sein ?

Quand verser ses eaux, traîner à terre son âme

D’un souffle souffreteux n’est rien qu’un peu mesquin,

Moquerie jetée aux pourceaux, Chemin des Dames !


Expier sur terre, froidure de sépulture...

Qui jettera ses fleurs, géraniums défraîchis,

Sur un nom effacé, monstrueuse nature,

De l’Homme pétri, abruti et sans ami ?


Une femme fille d’Eve, mais aussi Lilith,

Prostituée insoumise, née de Babylone,

La Grande, aux longs membres écartés, dansant ses rites,

S’abreuvant aux sources d’un Léthé qui ordonne…


Maîtres et esclaves à flamme brûlant en enclave,

Jeux du cirque où hachés menu, torturés nus,

Sanglot à glotte déployée, visage hâve,

Abattu, enfin, sans obédience, perdu…


Vivre, survivre dans nuages, âge nubile,

Tracer d’ailes libres, enfin de lumière exquise,

La fin et le début, ne plus souffrir, débile,

Se fondre en Extase philharmonique, Marquise…


Noëlle ARNOULT

Sonate au Clair de Lune,

Beethoven

Et Souffrances de la jeune Noëlle…


Tous droits réservés à l’auteur, ses éditeurs


Dijon,

11 Septembre 2022

4 h 25...


https://youtu.be/Bmwkx0tSvKc 

(Beethoven, Clair de Lune)








mardi 16 août 2022

BREVIAIRE

 









BRÉVIAIRE


La langueur de ces baisers mortels me pénètre

Un fleuve Léthé, ses opacités, ses tourments,

Remous cachés, son insuffisance outrecuidante …

Quand le fleuve se retire, lit sans paraître,

Git l’absentéisme d’un amour décadent,

Quand ton baiser se retire, mer descendante…


Où est l’amour, d’un prêche en désert, sans Jésus !

Sans un jeune homme aux cheveux longs comme à foison

D’un cœur qui serait si pur, si fort et empli de nous !

Empli de trésor gisant des manques abattus,

Nous ceignant de lumineux bras de déraison

De si fervente ardeur terrassant tout courroux…


Sans ta jeunesse, je meurs, insouciance aimée !

Sans ta poitrine palpitante offerte à moi !

A moi seule, unique femme, exaltée sur l’Arche !

Autel de folie de notre soleil d’Aurore exalté !

Que ne veux tu faire, voulant être mon roi ?

Rien, nul gouffre, puits, ne nuira à ta démarche !


Bien au contraire, tireras très haut le seau !

Pour m’inonder de Merveilles et d’encens, benjoins !

Me oindras le corps d’hymens si resplendissants…

Je l’ai vu, pas vous ! L’Éphèbe tenant l’Anneau !

Il embrassait, enserrait, annulaires joints !

De Nudité si douce, diamant des amants…


Je me meurs à le toucher, d’âme chavirée !

Il se tient là, il me tient là, même ténue !

Il boit à mon visage renversé, Baiser !

Silence quand l’amour ne se fait plus rêver !

Qu’il agite des ailes silencieuses, sues !

Qu’il lit en vous Bréviaire, missel suranné…


Noëlle ARNOULT

Tous droits réservés,

Dijon, 1 h 30

17 Août 2022




Et bien, par hasard, connaissiez-vous Le Bréviaire d’amour ?


Villeneuvette

Publié le 26/04/2012 à 00:00

https://www.midilibre.fr/2012/04/26/le-message-du-breviaire-d-amour,491988.php

Une œuvre immense de 36 500 vers en occitan écrite au Moyen Age, qui chante l'amour, qui chante la liberté de la femme, c'est le Bréviaire d'amour, d'un troubadour de Béziers, Matfre Ermengau, écrit à la fin du XIIe siècle. On a pu découvrir ce magnifique ouvrage le week-end dernier, lors d'une exposition présentée dans la salle voûtée par le Cercle philosophique Jules-Verne, l'association Los amics del bréviari d'amor, l'Alizarine et le Mouvement rural de l'Hérault, qui a donné lieu a une conférence publique donnée par le directeur du Cirdoc, Philippe Hammel.

Devant une assistance attentive, Philippe Hammel a décrypté l'enluminure d'ouverture du Bréviaire d'amour, consacrée à la musique, l'image, la poésie, avec les portées d'une chanson de troubadour composée par Matfre Ermengau sur le thème, droit de nature commande, qui donne le ton du contenu.

"Au fil des pages, on découvre quelque chose de très important, a souligné Philippe Hammel, pour la première fois dans l'histoire, on constate un mélange des connaissances laïques et des acquis religieux. Matfre Ermengau organise tout l'univers avec la notion d'amour, ciment du monde. Son ouvrage sent le souffre car il évoque des sujets qui fâchent. Il chante la liberté de la femme dans le choix de son partenaire, il chante même l'adultère. Il dit comment gouverner l'amour des dames. Il dit encore que l'homme séduit et que la dame choisit, alors que la coutume était aux mariages arrangés. A l'époque on finissait sur un bûcher pour beaucoup moins que cela et l'auteur a été bien téméraire d'entreprendre une telle œuvre. Pourtant il est mort dans son lit, de sa belle mort !"

Selon Philippe Hammel, Matfre Ermengau avait un message à nous transmettre qui reste à découvrir dans le Bréviaire d'amour. "C'est un défi à notre intelligence, dit-il, et je rêve que de jeunes chercheurs trouvent la clé du message contenu dans cet ouvrage".

C'est aussi le vœu espéré de l'association Los Amics del breviari d'amor, présidée par Laurent Vassalo, vice-président du Mouvement rural de l'Hérault, dont le but essentiel est de promouvoir la recherche universitaire, ainsi que les valeurs de l'humanité et de l'Occitanie. Cette association soutient aussi la traduction en français du Breviari d'amor, qui devrait sortir en 2013 sous les prestigieuses signatures de Peter T. Ricketts, professeur à l'université de Birmingham et d'Henri Barthès, président de la société archéologique de Béziers.

Il existe à ce jour douze copies du Bréviari d'amor dans le monde. Le Cirdoc en possède un précieux exemplaire, acquit pour la somme de 4 850 , que l'on a eu le privilège de pouvoir admirer lors de cette passionnante conférence à Villeneuvette. Car il fallait à tout prix que cette œuvre majeure revienne à Béziers.



dimanche 14 août 2022

DANSE DES NAINES

 


DANSE DES NAINES


Naines blanches devenues Naines noires en fer

Toujours douées d’explosion d’ardeurs interminables,

Que cacheront-elles lors de la Nuit d’Enfer

Où l’univers sera compressé et minable ?…


La Danse là-haut, valsée de trillions d’années,

Sur nos têtes, divers cosmiques champs de blé

Tressaillent en farandoles toutes gondolées,

Ce n’est rien, ces serpents sur vos faces dansés !


La grande Explosion aura lieu ! Soyons damnés !

D’un immense rayon de lumière ou lunaire,

Sinon d’intense irradiation magnétique nés,

Peut-être ainsi devrons nous atteindre la mer…


L’Océan de Dieu, Énergie toute première,

Vous ignoriez, vous verrez ! Novas et cascades,

Jaillissement des profondeurs, Néant prière !

Éclaboussant de magnificence toute Aubade…


Croisant la terre ferrugineuse d’un Pluton,

Devenu pour l’occasion nouveau Mignon,

Étiqueté comme en Cour de grâce de Sion,

Prince régnant, lui, conspué, jeté du balcon !


Adriatique, Ténèbres soudaines sondées,

Des millions de vestiges enfouis en l’univers,

Interstellaire voyage, voici harnachée !

Il s’agit d’imaginer, rêver à l’envers !


O Jour ! Où Naines danseront avec Géants !

Gigantomachie terrifiante, prodigieuse !

Vaisseaux du Monde ensevelis se relevant,

D’un bond, rencontrant les Trois Parques, les Fileuses !…


Fin ou début d’un Espace-Temps, Explosion,

Évaporation ou renouvelée Genèse,

Désintégration de protons, Feu d’un Néron,

En Folie, Scission, Passion, sublime Anamnèse…


Noëlle ARNOULT

*Tous droits réservés Noëlle Arnoult

et ses éditeurs,

Dijon, 2 h 25,

15 Août 2022










Naines blanches, vues au Télescope Hubble, NASA 2006






dimanche 24 juillet 2022

LA DAME AUX CAMELIAS 2 - CAMELIAS ROUGES

 LA DAME AUX CAMELIAS 2

CAMELIAS ROUGES
Jeune Lorette, épinglée de camélia rouge,
Je tournoie, me noie dans les yeux de mes amants,
Ah vous ne savez point qu’ivresse si jalouse,
M’étourdit, m’affaiblit, mourir m’éprend…
Mille mondains m’évanouissent de leurs serments,
Oppressée par ma phtisie, joues rubis d’amour,
J’embrasse l’un, je baise l’autre, d’un œil biaisant,
Le plus jeune, beau, caressant autre velours…
Quel silence, Armand, mon cœur gèle en pâmoison !
Te quitter, quand je porte haut ma floraison !
Jamais ! … Au bord d’un abîme, affiche passion,
Sombrée, noire déraison, j’envie le poison !
Baisers roulent sur vos têtes, fleuve infernal,
Je ne peux pécher que par pêche si hasardeuse !
Qui m’en portera ombrage, de bacchanale,
Virevoltante, ne suis que fleur sans faucheuse !
Elle me guette, m’espionne en mes respirations,
Essoufflée, ahanante, qu’importe à Éros,
A genoux, couchée, serai en adoration,
Camélia buissonne, frissonne en Himéros…
Que m’importe Varville, laisse-moi, soupir !
Rien de toi ne s’offre à doux rêves langoureux.
Permets-moi d’aimer, courtisane sans faillir,
S’il existe l’amour, que je ploie d’amoureux !
… D’où surgit ce sombre outrage, tel odieux chantage ?
Ta sœur, se marier, et vous, de moi, se gaussant ?
Pourquoi jetez-vous regard d’infamie, sans âge,
Noblesse d’opprobre, de mépris me couvrant !
Me voulez morte ?...Sans retard, bientôt, m’aurez !
Camélias blancs à dorures tissées, brodées,
Belle encore suis-je, bien que morte et morte-née,
Jetée en ravine, fanée en deuil...Riez !
Noëlle Arnoult
Tous droits réservés,
Pour « La Dame aux Camélias » (Illustration page suivante du livre paru en 1885)
d’Alexandre Dumas.
Dijon, 2 h 30,
Dimanche 24 Juillet 2022

Pour toute commande de mes ouvrages, veuillez me contacter :
noellearnoult27@gmail.com - Merci !


dimanche 10 juillet 2022

MNEMOSYNE, LAMELLES D'OR ET SUCCUBES, CHEVAL D'EXTASE ET CHEVALIERE...

 








MNEMOSYNE, LAMELLES D'OR ET SUCCUBES



Où vont mes soupirs, où s'acheminent mes rêves ?

Je ne les vois pas, je ne les connais jamais,

Capturés par Mnémosyne, me laissant sans trève,

Seule, comme ravie, par Succube et ses rets…



Je geins, cherchant le sommeil qui me fuit sans cesse,

Je ne veux pas de vos Lamelles, même d'Or,

Ni que Source de Lethé me mène à Hadès :

Je préfère vivre sans m'assoupir encore !



Je ne vois pas mon amoureux, ne le sens pas,

Tant mon sommeil s'avère sombre, sans nul songe,

Je ne vis qu'éveillée, survis la nuit sans toi,

Déshabillant noir oracle de ses mensonges.



La lune pâle frapperait-elle de ses cothurnes,

A ma porte, à ma fenêtre aux persiennes closes,

Poséidon, en flots, rirait-il de Neptune,

Que mon âme ne verrait ces merveilles écloses…



Cette nuit-même, un unique rêve revint :

Bordant une enfant grelottant en son divan,

Peut-être moi en sommeil de petit matin,

Evoquant un livre invisible et somnolant…



Noëlle ARNOULT

9/10 Juin 2017, Dijon, 3 h et 9 H.

Tous droits réservés,

Noelle Arnoult et ses éditeurs





ORPHEE ET MNEMOSYNE


ORPHISME MNEMOSYNE la mémoire

PLUS UN POEME :

"MNEMOSYNE, LAMELLES D'OR ET SUCCUBES".


La tradition orphico-pythagoricienne, dès la fin du ve siècle av. J.-C., a laissé des "Lamelles d'or" où se montre l'espérance d'être délivré grâce à l'initiation, la nécessité pour l'âme de subir un examen à l'arrivée dans l'au-delà, la primauté de la déesse Mnémosyne (qui rappelle l'origine céleste de l'âme et donne le souvenir des existences antérieures), le besoin de se libérer de la soif de vivre corporellement, la distinction entre deux sources dans l'au-delà (la source de Mnémosyne, qui donne le souvenir aux initiés, à droite, la source de Léthé, qui donne l'oubli aux non-initiés, à gauche). Les lamelles évoquent le voyage et l'épreuve de l'âme post mortem.


« Tu trouveras à gauche de la demeure d'Hadès [l'Invisible, dieu des morts] une source [Léthé : Oubli],

et près d'elle, se dressant, un cyprès blanc :

de cette source ne t'approche surtout pas.

Tu trouveras une seconde source, l'eau froide qui coule

du lac de Mnémosyne [Mémoire] ; devant elle se tiennent des gardes.

Dis : 'Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé ;

ma race est céleste, et cela vous le savez aussi…'

Et, de ce moment, avec les autres héros, tu seras souveraine »






CHEVAL D’EXTASE ET CHEVALIÈRE...


C’était moi, fière Chevalière tenant ferme

Les rênes de mon Bucéphale ou de Pégase,

Incarnation de nos mémoires d’Outre-Tombe…


Je ne vois point le preux chevalier de noblesse,

Celui dont j’ai tant rêvé, en strates d’extase,

Qui me prenait, m’emmenait, fier, ardent, aimant !


Sise au bord de ce gouffre, d’un regard fébrile,

Je respire violemment, mon cheval me toise,

Il sait que je sais que la première fut Elle…


Ma mère, Ma Chevalière ! Et je la recherche !

Scrutant l’abîme, yeux de mon hôte, narquoise,

Dédaigne un sombre flanc d’un coteau hors d’atteinte.


Ou galope-t-elle, faut-il que je vole étoiles ?

D’un Néant ou d’un Eden, je me veux l’Emphase,

Je veux t’arracher, sur mon cheval, t’emmener…


Car pas seulement Orphée descend aux Enfers,

Et d’un Styx, abolit tout pouvoir, sèche, arase,

Et pas seulement une Dulcinée l’attend !


Le souffle frémissant de ma blanche monture

Parce qu’il faut, O Ma Croisée, que l’on se croise,

Me transporte en Alléluia de bonne grâce,


Je veux entendre avec toi chants archangéliques,

Osmotiques, t’écouter en tes lumineuses phrases,

Me conter le Dire de ce Livre de Vie…


Le Néant ne m’effraie pas, pas plus Plénitude,

J’observe, comme Bucéphale qui s’embrase,

L’Espace insondable, au bord de ce précipice…


Si les Tables de la Loi sont là, apposées,

Me trouverait-on bien comme il faut et courtoise,

Ou bien peu, me baptisant Chevalière errante…


Ce que je veux !...Te ramener de Terre Sainte,

T’exiler d’ambroisie de parfumées framboises,

Que tu goûtes un peu trop, il me semble...D’un amer.


Après nous avoir donné ta gésine, rends-toi,

Entre en reddition, viens retrouver nos ardoises,

Où tu écrivis tant pour nous, d’amour, de foi…


Noëlle ARNOULT

Dimanche 11 Juillet 2021,

5 h, Dijon

Tous droits réservés Noelle Arnoult et ses éditeurs

AMOUREUSES ANTIQUITES - OU COURT-IL ?

 OU COURT-IL ?

(Amoureuses antiquités)
Où git, où court, où se trouve mon bien-aimé ?
A-t-il escaladé l'Echelle de Jacob ?
… En mes rêveries, nul visage familier,
Qu'il soit opulent ou miséreux comme Job !

Celui qui aim(e) comme l'enfant, la mère ou Dieu,
Aux ailes palpitant sous de clairs vêtements,
A l'âme intime et secrète, aux yeux furieux,
D'un tracé, d'un geste et d'une pensée...Aimant !

J'ignorerai toujours si tu te nommais Pâtre
Ou Roi de Jérusalem, noble Ange de Sion...
Portais-tu le bronze comme Grec, ou l'albâtre ?
Professais-tu Mélancolie ou Dérision ?

… Serais-tu chevelu d'ébène ou dénudé,
Comme un bonze reflétant le soleil levant ?
… Serais-tu Angelot, la bouche en cœur, envié ?
Ou bien, hirsute, hippie ou berger chantonnant !

Saisirais-tu luth, clavecin ou bien guitare,
Si tu existais vraiment, de loin ou de près,
Pour m'enchanter de psychédélique cithare,
De ton œil malicieux et transparent, exprès ?...

Tu ne m'as envoyé que de faibles marins,
S'ennuyant au départ du Port, perdant le Nord,
Fuyant les baisers mais embrassant fort leurs mains,
Se camouflant dans l'abîme, craignant le sort...

N'ai pas connu ton visage, seulement l'ombre,
Les sabots du destin résonnant à ma porte,
Une gorge d'airain à la figure sombre,
Juge et partisane, perplexe comme morte...

Fauchant les blés, l'ivraie comme coquelicots,
Expirant au vent comme saisissant la lune,
S'allongeant sous bise, se gaussant avec brio,
Se voilant à découvert, s'exposant en dune !

Es-tu insondable, même au son de la cloche ?
As-tu cédé au chant des sirènes... sombré ?
As-tu emporté tes clefs sous la dure roche ?
Repris la mer, Ulysse de l'Antiquité ?

Clairvoyant d'une vérité aux mille lettres,
T'es-tu évanoui, des dieux, recherchant l'appui ?
Espères-tu l'absolution de nos ancêtres ?
Es-tu né avant ou après moi ?...las !...Enfui.





Noëlle ARNOULT
Dijon, 17 Janvier 2017
Légendes de Gdansk | Pologne Immortelle
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L'amour trahi de la RUSALKA (Illustration)

mardi 28 juin 2022

CHARMANTES DAMES, EN VALSE MUSETTE !

 Rue Musette à Dijon, ce Samedi 25 Juin 2022 :




Dans les rues de Dijon, ce samedi, des dames si gentilles avec moi, vraiment adorables. Elles voulurent se photographier avec moi, qui passais, rue Musette ... !

Voici ce qu'elles m'écrivent :

Bonsoir, Noëlle avec un peu de retard je vous envoie cette jolie photo qui a été un petit instant magique ! Surtout lorsque l'on rencontre une personne aussi sympathique que vous ,je vous souhaite une belle soirée au plaisir de vous revoir Amicalement 🌺