lundi 15 janvier 2018

SERIEZ-VOUS TENTES EN PROFONDEURS DE FLOTS ?!?

PROFONDEURS MARITIMES entre Sirènes et Poséïdon...
Et les Proies de la Mer...
(3 Poèmes qui furent publiés dans "Passion, Ombre et Lumière", un de mes Recueils poétiques, publié en 2015, chez Claire Lorrain Editions.)

 * Pour toute demande de recueil, n'hésitez pas à me contacter par mail :
noellearnoult27@gmail.com




LA SIRENE

Gare au Navigateur égaré,
La Sirène a tout pouvoir sur la mer,
Car Poséidon, son Amant, lui a commandé
De charmer et d'ensorceler l'homme fier...
Ce dernier pense en réchapper... hélas, de ses appâts,
Elle joue, ainsi que sur Terre, toute femme !
Cependant, sur les flots, son pouvoir va bien au-delà...
Sa chevelure étrange l'enveloppe de flammes !
Son regard moiré, souvent absent, reflétant embruns,
S'avère transparent, coloré d'algues, limons verdâtres...
Apparaissent rarement un visage disgracieux, sybillin,
Et, lors du ressac mugissant, des bras d'albâtre.
Cependant, plus que toute Eve, usant de charmes,
Son cri transperçant et cristallin,
Son chant de guerre et de victoire, tel alarme,
Paralyse le cerveau le plus prévenu, le plus malin...
Digne fille de Calliope et de Terpsichore,
Entonne des Prophéties dignes du Royaume d'Hadès !
Ulysse, vrai héros, a su seul résister, très fort,
A la blancheur de Leucosie, et à Aglaopé, coiffée de tresses....
Sans qu'on l'ait dévisagée, elle prend possession,
Enveloppe de troublant malaise et réduit à merci,
Ainsi qu'une arachnide fait de sa toile vraie Prison,
Enchantement définitif et morbide, Sort maudit...
Poséidon attend allongé dans les bas-fonds comme Pacha,
Vautré sur sa couche de diamants, aux volutes d'or ciselées
Rutilante de milliers de bijoux, de pièces ornementées,
S'amuse à compter osselets de marins passés de vie à trépas...
Environné de Femmes-Poissons, Le Roi des Mers, père et amant,
Songe, tout à la magie de sourdes et incantatoires mélopées,
Que les Princesses-Sorcières, ricanantes, remontent avec allant,
Comme de terribles filets éternels, dressés à l'encontre des Egarés....
NOELLE ARNOULT
Jeudi 21 Février 2013
12 h


POSEIDON
Poséidon
Loué soit ton nom !...
Armé de ton Trident,
Tu chevauches les vagues
A l'assaut des océans,
A l'envie, tu divagues...
La Mer en furie,
Un tremblement de Terre,
Plus que tout, te ravit...
Il te semble diriger les Enfers...
Proche du dieu Hadès,
Le Feu du sol
Renforce ta force maîtresse,
Là où tu combats Eole...
Combat titanesque,
Car le souffle du Vent
T 'affole, ubuesque ;
Toi qui te croit si puissant...
Lions et Eléphants de Mer
Sont tes fidèles compagnons,
Discourant de la Force, de l'Amer ;
Vous êtes du même bastion...
Toi qui fus dévoré par Cronos,
Une ruse de Zeus te ressuscita !
Tu ne pus disputer Corinthe à Hélios,
Mais reçus Palais d'Or, Char ardent de Joie...
Néanmoins, tu ne pus, contre les Titans, lutter
Divinités primordiales géantes,
Ta vengeance fut de, toute rivière, assécher,
Contre les Fils du Ciel étoilé et de Gaïa, béante...
L'affrontement final : cette gigantomachie !
Poséidon affrontant Polybotes, le ridiculisant, avec Cos,
Ile dont il lui expédia un reliquat, l'ayant occis...
Cette fusion donnant une nouvelle terre, Nysiros... !
… Voici le Destin du fascinant Poseidon,
Maître des Mers et de ses fonds...
NOELLE ARNOULT
23 Janvier 2013


A la manière Baudelairienne, Le Spleen de la Mer ou plutôt du Bateau
capturé par les Flots.... J'imagine : « PROIE DE LA MER »
PROIE DE LA MER
Le Bateau dérive très loin des côtes ciselées,
Empli d'embruns et de remords posthumes exacerbés,
Éclaboussé de soleil et de forces obscures,
Les épices répandues dans la cale comme des fruits surs...
Sur les planches désagrégées, plus aucune trace de vie,
Hormis quelques poissons nauséabonds, à l'agonie.
Le Grand Mât embrasse les vagues de son angoisse maladive,
Blafard et baigné d'algues curieuses qui, d'une joie hâtive,
Attendent leur proie en affleurant la surface de l'eau...
En cet endroit étrange et silencieux où se cachent tous les maux,
l’Énigmatique Flot a capturé, des marins, la brève existence ;
Nul ne sait s'ils nous appellent ou vont revenir, en pitance,
Pour nos âmes trop lourdes et prisonnières de l'airain,
Là où la douleur sourde et monte en nos fragiles reins...
Le Soleil couchant éclaire la coque du navire des pêcheurs imprudents,
Sous les cris stridents des blanches et fines mouettes au bec gourmand,
Regrettant « Les Travailleurs de la Mer » et leurs immenses filets,
Remontant à la surface, sans cesse, de petits vertébrés fades et laids...
La Tempête soudaine se mêle aux flux déchaînés,
Qui entraînent le frêle esquif vers le cimetière des carcasses échouées...
NOELLE ARNOULT
2 Janvier 2014
Châtillon Sur Seine
1 h matin

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